Thursday, July 17, 2025

La société tibétaine sous le règne du Dalaï-lama




Un texte d'Alexandra David-Néel (la Dame Lama), écrit en 1950*, atteste que les Tibétains étaient victimes d'un régime politique pratiquant le servage et l'esclave. Ce régime était dirigé par l'actuel Dalaï-lama qui, au lieu d'une condamnation pour les souffrances infligées à son peuple, est honoré par l'Occident : prix Nobel de la paix, médaille d'or du Congrès américain, médaille de la liberté...

*) Tenzin Gyatso, l'actuel Dalaï-lama, a été intronisé chef temporel et spirituel du Tibet le 17 novembre 1950.


La société tibétaine sous le règne du Dalaï-lama


par Alexandra David-Néel



La vie politique et ses intrigues n’affectent au Tibet qu’un nombre très minime d’individus et ne s’étendent guère au-delà des provinces centrales. Les zones sévères et froides du Ngari comme celles privilégiées de la nature des pays de Po, de Lho et du Kongbou, y sont toujours restées à peu près étrangères.

Là règnent sur des populations plus ou moins primitives et clairsemées, des chefs locaux dont les plus importants s’attribuent fièrement le titre de gyalpo (roi).

En tête de leurs « sujets » viennent des richards du terroir : des tchougpos propriétaires de terres généralement acquises sans droit précis par un de leurs ascendants. Le produit de ces terres cultivées par des métayers dont la condition est, souvent, analogue à celle des serfs, et celui d’un bétail assez important constituent le fond des revenus d’un tchougpo. Il en est de même pour le chef qui y ajoute le fruit de certains impôts qu’il lève à son gré sur ses administrés et celui des amendes qu’il inflige lorsqu’il agit en qualité de juge arbitrant des querelles ou punissant des méfaits.

Une sorte d’esclavage assez bénin subsiste encore en maintes parties du Tibet. Attachés à une famille particulière, les esclaves y fournissent une grande partie de la domesticité. Cet esclavage n’est toutefois pas légal. Il repose sur la coutume mais, au Tibet, coutume vaut pratiquement loi.

Cependant, la plus forte partie du revenu des chefs et des tchougpos provient du commerce. Tout le monde trafique au Tibet : riches et moins riches, les pauvres eux mêmes, hommes, femmes et enfants. Nul Tibétain qui n’ait quelque chose à vendre ou à troquer : drap précieux ou commun, laine, chevaux et mules, chaudrons, beurre, fromage, bouse des troupeaux servant de combustible, du haut en bas de l’échelle sociale l’on vend, l’on échange avec âpreté et l’on peut voir des miséreux tirant de sous leurs guenilles de vieux os ramassés dans la poussière et les proposant à d’autres pauvres hères qui les pileront et se serviront de leur poudre pour assaisonner leur maigre pitance. [...]

Se méprenant sur mon identité (Alexandra David-Néel était déguisée en tibétaine) les paysans parlèrent librement devant moi, ne me cachant rien de leur détresse. Impôts et corvées pesaient sur eux d’un poids qui les écrasait.

Les corvées qui les arrachaient souvent aux travaux des champs aux époques où ceux-ci étaient les plus urgents ne différaient d’ailleurs en rien de celles auxquelles étaient soumis tous les paysans du Tibet. Partout, les travaux à effectuer pour le gouvernement : routes ou bâtiments à construire ou à réparer, incombaient aux villageois qui ne recevaient de ce fait ni salaire ni nourriture. En dehors du travail forcé requis pour le gouvernement, les paysans devaient aussi transporter gratuitement les bagages et les marchandises des voyageurs munis de titres de réquisition à cet effet et leur fournir, outre des bêtes de somme, du fourrage et du grain pour leurs montures et celles de leurs serviteurs.

Quant aux impôts à payer en nature, les gens de Tashi Tsé affirmaient que la terre peu fertile de leur pays ne produisait pas chaque année assez de grain pour qu’ils puissent s’acquitter de ce qui leur était réclamé. Cependant, il fallait aussi manger… D’où emprunts et dettes.

Ils énuméraient encore d’autres manières de les dépouiller, qui contribuaient à remplir la caisse du Gouverneur résidant dans un petit dzong (château) perché sur un monticule au bord de la rivière. – L’on peut dire, à la décharge de ce dernier, que lui-même avait dû payer cher sa nomination au poste qu’il occupait. Du haut en bas de l’échelle hiérarchique, la même corruption s’étalait.

Quitter le pays pour chercher de meilleures terres ou des chefs moins exigeants n’était point permis à ces paysans qui, comme tous leurs pareils, n’étaient que des serfs. Quelques-uns avaient tenté de fuir, de s’établir dans les provinces voisines. Découverts, ils avaient été arrachés à leur nouveau foyer et ramenés à Tashi Tsé pour y être bâtonnés et condamnés à une forte amende.

Ceux qui avaient songé à les imiter ne l’osaient pas, trop effrayés par le châtiment infligé aux familles des fugitifs. Celles-ci ayant été tenues pour responsables, car elles auraient dû, leur reprochait-on, empêcher leurs parents de s’échapper, frères, oncles, cousins avaient été fustigés et contraints de payer des amendes.

Ainsi, ces malheureux demeuraient dans leurs pauvres demeures, toute énergie détruite en eux, s’appauvrissant chaque année davantage, n’espérant aucune délivrance dans cette vie.

Certains regardaient du côté de la Chine. « Nous n’étions pas si mal traités quand les Chinois étaient les maîtres », me disaient-ils. « Reviendront-ils ?… Peut-être… Mais quand ? Nous pouvons être morts avant ce temps… »

Ils sont revenus bien plus puissants qu’ils ne l’étaient auparavant. Pas un coup de feu n’a été tiré contre eux pendant leur marche à travers les campagnes et les bourgades tibétaines et, souvent, ils ont été accueillis avec joie. Les étrangers qui s’apitoyaient sur le sort des populations victimes d’une odieuse agression étaient bien mal informés.

De quelle façon la Chine répondra-t-elle à l’espoir que le prolétariat et les métayers serfs du Tibet ont placé en elle… Il reste à le voir.

Le ciel bleu, la glorieuse lumière, le soleil étincelant du Tibet sont générateurs d’optimisme ; la paysannerie tibétaine n’est pas encline à nourrir longuement des soucis ; elle attend avec tranquillité les changements que pourra lui apporter le renouvellement de ses très anciens liens avec la Chine ; une Chine différente de celle que ses pères ont connue et plus d’une fois combattue, mais qui, pour le moment, ne paraît pas lui déplaire. »

Alexandra David-Néel, « Le vieux Tibet face à la Chine nouvelle ».


Wednesday, February 05, 2025

Un moine du Ladakh, marcheur et philosophe



Tenzin, moine bouddhiste du Ladakh, entame son périple de 3 000 km à pied jusqu'à son monastère en Inde. Entre routes dangereuses, villages isolés et montagnes, il incarne la philosophie bouddhiste en prônant la simplicité et en acceptant les épreuves comme une question de karma. Au fil de ses rencontres, nous explorons la spiritualité, le respect des traditions et la critique d'une modernité qui selon lui, nous éloigne de l'essentiel.


(10 minutes)


Tuesday, January 28, 2025

Le bouddhisme tibétain comme religion conquérante


"Les clercs bouddhistes élaborent des stratégies visant à influencer les instances occidentales de gouvernement."


Le moine bouddhiste Matthieu Ricard représentant du lamaïsme auprès des puissants du Forum économique mondial de Davos.


Lionel Obadia, et, à sa suite, Cécile Campergue, ainsi que Thierry Mathé, entendent traiter le bouddhisme comme une "religion missionnaire". Ce courant s’appuie en partie sur les analyses, essentiellement américaines, d’histoire culturelle, notamment celles de Donald Lopez – qui le premier développa l’idée d’un "colonialisme spirituel" du Dalaï Lama, fondé sur la reprise et la diffusion de discours orientalistes et scientifiques –, Peter Bishop, Georges Dreyfus, Thierry Dodin et Heinz Räther et Martin Baumann.

Dans "Bouddhisme et Occident" (1999), L. Obadia revient sur la généalogie des représentations occidentales du bouddhisme et décrit les différents milieux sociaux qui ont contribué à leur vulgarisation (cercles d’érudits orientalistes et de voyageurs, philologues, sociétés occultes…). Il étudie ensuite les techniques de "propagande" et d'"évangélisation" des promoteurs occidentaux du bouddhisme, dans le cadre d’une sociologie d’inspiration wébérienne qui affirme la dimension "universaliste" et "missionnaire" du bouddhisme. Son ouvrage ne décrit pas davantage les dispositifs d’affiliation qui permettent, dans ces centres, de fabriquer de nouveaux "convertis".

Dans un second ouvrage, "Le bouddhisme en Occident" (2007), le propos de L. Obadia prend une toute autre ampleur, en ce qu’il entend aborder la diffusion et l’implantation en Occident de tous les courants bouddhiques. Reprenant les analyses d’histoire culturelle déjà développées dans son précédent livre, il s’interroge à présent sur les différentes modalités d’adhésion au bouddhisme en Occident, en distinguant notamment, comme l’avait fait avant lui l’historien des religions Martin Baumann, le bouddhisme des immigrés asiatiques de celui de "convertis" indigènes. Il s’interroge sur les transformations subies par les traditions importées : s’agit-il d’un "bouddhisme occidental", d’un "bouddhisme à l’occidentale", d’un "bouddhisme mondial" ou d’un "bouddhisme moderne" ? Ainsi le souci d’établir des typologies se substitue-t-il à celui d’une ethnographie des pratiques qui ne préjuge pas de leur nature. 

R. Liogier, pour sa part, a publié un second ouvrage, "Le bouddhisme mondialisé", en 2003, dans lequel il reprend les analyses de D. Lopez en termes de "fascination" et considère le bouddhisme d’Occident, à la manière de F. Lenoir, comme une "troisième voie", située entre les idéologies communistes et capitalistes, qui seraient aujourd’hui discréditées. Mais, comme L. Obadia, il développe l’idée selon laquelle les "clercs bouddhistes" élaborent des stratégies visant à influencer les instances occidentales de gouvernement. Leur objectif serait d’institutionnaliser cette "troisième voie", qu’il nomme "individuo-globalisme" et qui serait en passe de remplacer les religions institutionnalisées. 

La thèse de Cécile Campergue entend montrer en quoi consiste, à l’aide d’une enquête empirique réalisée pendant plusieurs années dans les centres bouddhiques tibétains de France, le "missionarisme" des lamas tibétains. Elle répertorie et décrit les différents centres présents sur le territoire national, revient sur les parcours des lamas qui les ont fondés, décrit les moyens employés pour diffuser une représentation idéalisée du bouddhisme tibétain (médias, institutions, personnalités intellectuelles, politiques ou du monde du spectacle, modes de financement et gestion économique des centres) et s’interroge sur les relations des maîtres avec leurs étudiants, soulignant plusieurs contradictions entre les discours et les pratiques (relations de dévotion et d’obéissance, statut ambigu des femmes…). 

Marion Dapsance.


Friday, December 27, 2024

Révélations d'un lama dissident

 


Le lama tibétain Kelsang Gyatso (1931-2022) était un enseignant important parmi les guélougpa restés fidèles à des pratiques proscrites par le dalaï-lama.


La méditation

En matière de méditation Kelsang Gyatso faisait autorité. Selon ce lama, parce que la méditation n’est pas dénuée de risques, les méditants doivent se protéger et revêtir une armure psychique. « De même que les guerriers utilisent des armures pour se protéger pendant les batailles, ainsi les méditants ont besoin d’une armure pour se défendre contres les obstacles et les entraves. » (Kelsang Gyatso « Guide du Pays des Dakinis »).

Les obstacles

Tout ce qui fait obstruction à l'accomplissement de la libération est nommé Mara (démon). « Il existe, selon le lama Kelsang Gyatso, quatre principaux types de démons : le démon des perturbations mentales, le démon des agrégats contaminés, le démon de la mort incontrôlée, et les démons Dévapoutra. Seuls les derniers sont des êtres sensibles proprement dits. […] Un bouddha est appelé un « conquérant » parce qu'il, ou elle, a vaincu les quatre types de démons.

Ishvara, prince de ce monde

Le bouddhisme considère que nous vivons dans le monde du désir (Kâmaloka). Toujours d'après Kelsang Gyatso, l'être le plus puissant de ce monde est Ishvara courroucé, un démon Dévapoutra.


Ishvara courroucé « demeure dans Le Pays qui Contrôle les Émanations, l'état d'existence le plus élevé à l'intérieur du règne du désir. Ishvara a des pouvoirs miraculeux limités qui le rendent plus puissant que les autres êtres du règne du désir. Si nous faisons confiance à Ishvara, nous pouvons recevoir certains bienfaits temporaires au cours de cette vie, par exemple, plus de richesse et de biens, mais Ishvara courroucé est l'ennemi de ceux qui cherchent la libération, il interfère avec leur progrès spirituel. » ( Kelsang Gyatso)




Dans des centres de spiritualité, des personnes avides de richesse, de gloire, de pouvoir adorent secrètement Ishvara dont le culte évoque celui de Satan. De nos jours, le satanisme et les crimes pédophiles qui lui sont imputés se répandent.

Wednesday, December 25, 2024

Instructeurs tibétains & hitlérisme


"Tempête sur l'Asie" (en russe : Potomok Tchingis-Khana, littéralement "Le Descendant de Gengis Khan") est un film soviétique réalisé par Vsevolod Poudovkine, sorti en Russie en novembre 1929.


Rudolf Steiner "avait commis l'imprudence d'expliquer sans détour, en des conférences qu'il avait données en 1917 et 1918, que des sociétés secrètes visaient à l'anéantissement et à la ruine de l'Occident."

Quelques mois après la remise du prix Nobel de la paix au Dalaï-lama, Robert Ambelain, grand maître mondial de la franc-maçonnerie de Memphis-Misraïm et fondateur d'un groupement martiniste, révéla que les instructeurs des nazis étaient des lamas tibétains.

Selon Robert Ambelain, "derrière la mystique de l'île de Thulé, derrière un pangermanisme raciste de combat, derrière les vieux dieux des Germains, il y avait autre chose : il y avait des sectes tibétaines et leur magie.

Dans un ouvrage consacré à la magie à Paris, et sous un pseudonyme, Maurice Magre a évoqué l'action de lamas venus du Tibet pour agir politiquement en Europe par la magie tantrique. Or avant la guerre 1939-1940 il avait fort bien connu Otto Rahn, jeune intellectuel allemand venu en Ariège pour y étudier le catharisme, officiellement du moins. […] Membre des S.A. à cette époque, il gravira tous les échelons de la S.S. Dans l'entourage immédiat de Himmler. C'est très certainement au cours de conversations banales que Rahn fut amené à parler à Maurice Magre de ces lamas tibétains venus à Berlin, et Magre n'y vit que du feu !

D'ailleurs, d'avril 1938 à août 1939, soit pendant seize mois, une mission nationale-socialiste avait séjourné au Tibet sous la direction du docteur Ernst Shafer et y avait réalisé un film. Il est bien évident que ce film n'était qu'une motivation officielle pour les Européens occidentaux, car le motif était tout autre.

En effet cette mission avait été organisée par l'Ahnenerbe, soit « l'héritage des ancêtres », chargée de travaux ultra-secrets, et intégrée à la S.S. générale en mars 1938 par Himmler lui-même. Elle y dépendait de Karl (ou Nat) Wolf, supérieur d'Otto Rahn, et membre de l'état-major personnel de Himmler. Les membres de cet état-major portaient tous à la manche gauche de leur veste la bande de bras significative de cet office : noire bordée d'argent.

Après cela, on pourra toujours nous affirmer que cette mission au Tibet était d'ordre purement "ziendivigue" ... Car son retour coïncida, en août 1939, avec l'invasion de la Pologne et le début de la Seconde Guerre mondiale.

On observera que l'Allemagne nazie, si éprise de rechercher ses racines aryennes en Asie, avait négligé d'envoyer de telles missions en Inde, où l'Intelligence Service anglais aurait facilement dépisté les véritables motifs d'une telle arrivée. [...]

Marquès-Rivière, qui fut en France le chef du service chargé des sociétés secrètes françaises (il quitta Paris en août 1944 avec une escorte de miliciens et fut condamné à mort par contumace), avait inséré un passage en son livre "Vers Bénarès la ville sainte" (Paris, 1930, Éd. V. Attinger), passage où il est question de la société secrète asiatique le Taureau Rouge, groupant des musulmans de l'Inde et des bouddhistes tibétains. Objectif de cette secte mixte: la guerre sainte contre les Anglais. En perquisitionnant à la Libération en son domicile du Quai-aux-Fleurs à Paris, la police découvrit un occultum (oratoire laboratoire des occultistes) dont le symbolisme de magie noire ne laissait aucun doute sur les orientations de Marquès-Rivière, d'autant qu'il avait publié un rituel tantrique de cette nuance aux Éditions Véga : le "Yantra Chintâmani". Car Marquès-Rivière avait été en Inde muni de certaines recommandations, et il y avait rencontré des personnages à même de le documenter, après s'être fait "reconnaître" bien entendu.

D'autre part, en son livre sur la légende du Gesar de Ling, Alexandra David-Neel nous apporte quelques renseignements sur les "cités souterraines" de l'Agartha et de Shambalah, qui infestèrent certains cerveaux nazis. Ici nous citons Alexandra David-Neel :

"Shambalah a-t-il jamais été le nom d'une ville ou d'une contrée ? C'est possible, mais il n'en existe aucune preuve. [ ... ] Ceux qui - bien moins nombreux que certains étrangers paraissent le croire - parlent, au Tibet, de l'hypothétique Shambalah, la tiennent pour une île située quelque part au nord ... [ ... ]Trois sorciers Bon-nag à qui j'ai eu l'occasion de rendre service au cours d'un voyage et qui campèrent quelques semaines près de mes tentes, me dirent que leurs coreligionnaires se transmettent oralement d'anciennes traditions concernant une terre de la quiétude, située dans le Nord. Peut-être pourrait-on rechercher l'origine de Shambalah dans le folklore des Bön autochtones du Tibet. D'autre part l'origine de la croyance à Shambalah au Tibet peut s'expliquer très simplement. Les hindous parlaient jadis d'une "terre de l'éternelle béatitude" qu'ils nommaient Outtara Kourou: "le pays septentrional des Kourous"."

Là encore nous retrouvons l'influence des traditions asiatiques et surtout tibétaines dans la mythologie particulière créée chez les nazis par la Thulé et ses doctrinaires, concernant une mystérieuse Hyperborée. [...]

Marco Polo, poursuit Ambelain, en son célèbre récit Le Livre de Marco Polo, nous dit avoir rencontré au Népal des tantriques venus du Tibet et du Cachemire, gens plus versés selon lui dans les arcanes de la magie que qui que ce soit en tout autre pays. Il les présente comme s'abstenant de toute ablution, sales à tous égards, attribuant leur puissance magique (qu'il constate avec franchise) à leur sainteté et à leurs mortifications multiples. Ils se livrent parfois à une anthropophagie rituelle, en rôtissant les cadavres de criminels exécutés et en les consommant, afin de s'attribuer psychiquement leurs "vertus" et leurs "mérites" particuliers. Ce rite se nomme la mahamansa, soit "la grande viande" ou viande sacrée. Il s'agit ici, comme on le voit par cette communion eucharistique particulière, d'une véritable initiation à rebours, orientée vers le Mal à l'état pur.

Vers 747 de notre ère arriva au Tibet un certain Padmasambhava, tantrique indien originaire d'Udayana. Peu à peu sous son influence et celle des deux épouses du roi du Tibet, celui-ci se convertit au bouddhisme, mais la cour et le peuple demeurèrent fidèles aux Bönpos. Une persécution obligea les prêtres du Bön à fuir et à dissimuler leurs livres sacrés et leurs objets rituels, pour attendre, selon leurs dires : "le temps où l'action de la doctrine Bön, doctrine de la croix cramponnée, opérerait la libération de l'humanité !", la croix cramponnée étant évidemment leur svastika sénestrogyre.

Avant de quitter leur existence au grand jour et entrer dans la clandestinité, les prêtres bönpos fulminèrent une malédiction générale contre le roi, sa cour et les auxiliaires de Padmasambhava. Tous moururent rapidement deux semaines plus tard. Alors devant ce deuil général Padmasambhava quitta le Tibet. Et ici la question se pose : qu'était donc la doctrine de la croix cramponnée, ce svastika tournant sur sa gauche selon l'orientation chère aux Bönpos ? Et que faut-il entendre par "la libération de l'humanité" ?

Si nous nous en référons aux bas-reliefs érotiques et pornographiques de certains temples tantriques de l'Inde shivaïte des Xe-XIIe siècles, tel celui de Kajurao près d'Agra, où se matérialisent dans la pierre les modes d'accouplement les plus divers et les plus osés que l'on puisse imaginer dans une vaste orgie collective, il s'agit alors d'une banale libération de toute morale, tant religieuse que sociale.

Mais si on va au-delà de ses conséquences dans une universalité qui n'est pas limité dans le temps, on peut fatalement envisager une extinction totale de la collectivité humaine, extinction consécutive à divers facteurs de cette véritable pathologie sexuelle. Et ce serait là cette "libération" ultime de l'humanité, le karma collectif étant finalement devenu tel qu'il aboutit à une destruction totale de celle-ci, et, de ce fait même, à la suppression de toute renaissance, individuelle ou collective. Application de l'adage tantrique bien connu qui veut que "les actes qui plongent l'ignorant pour longtemps dans les Enfers, peuvent permettre à celui qui sait d'accéder à la libération ultime". Sous-entendu : son anéantissement total.

On observera qu'à notre époque la libération sexuelle suivit la mise en application de la contraception vulgarisée et de la loi légitimant l'avortement thérapeutique. Cette même "libération" fut suivie d'une remontée considérable des M.S.T. (maladies sexuellement transmissibles) et celle-ci fut amplifiée par l'apparition d'une autre M.S.T. jusque-là inconnue : le sida. L'effet suit la cause comme l'ombre suit le promeneur, nous dit la vieille sagesse bouddhique …

Un jour, un moine lamaïste du grand monastère de Pékin déclara à Alexandra David-Neel : "Gesar reviendra avec son armée pour exterminer ceux qui s'opposent au règne de la Justice. Il surgira soudainement en toute sa force prodigieuse, et terrifiera les hommes au cœur mauvais qui s'adonnent à une activité malfaisante. Ses innombrables cavaliers le suivront avec la rapidité de l'éclair, la terre tremblera, martelée par les sabots de leurs chevaux, et le bruit de cette galopade résonnera par-delà les nuages. Nous avons dormi longtemps tandis qu'il se reposait, lui, l'invincible, et nous nous réveillerons pour son retour. .. Il entraînera les millions d'hommes d'Asie aujourd'hui assoupis à la conquête du monde, et partout où son armée purificatrice sera passée il ne restera rien, pas même un brin d'herbe ..."

Or à l'époque où Alexandra David-Neel rédigeait le manuscrit de son livre sur le Gesar de Ling, soit vers 1928-1929, un film paraissait sur les écrans européens, film allemand (1) si mes souvenirs sont exacts. Le titre était "Tempête sur l'Asie". Il décrivait la vie d'un jeune Mongol descendant de Gengis Khan, mais ignorant cette filiation. Un jour sa vie de prolétaire exploité par les Européens installés en Asie se trouvait brutalement modifiée par la révélation de ses origines. Et le film se terminait par une magistrale chevauchée des cavaliers mongols, déferlant sur l'Occident dans le vent soulevant une tempête de sable. D'où le titre du film : "Tempête sur l'Asie". Aujourd'hui, devant la permanence de cette tradition d'un messie asiatique devant balayer l'Occident et réformer le monde, je songe à une des phrases du poème épique né sur les hauts plateaux du "pays des neiges" et formulant le pourquoi de cette chevauchée : "Pour que la montagne ne soit pas plus haute que la vallée, et pour que la vallée ne soit pas plus basse que la montagne ..." Et en songeant aux Khmers rouges du Cambodge, cet évangile du nivellement nous fait froid dans le dos!

Car si Hitler et l'Allemagne hitlérienne avaient triomphé, si le débarquement avait été un échec dans les jours qui suivirent le 6 juin 1944, s'il n'y avait pas eu l'argument définitif du 6 août 1945 sur Hiroshima et du 9 août 1945 sur Nagasaki, si la Russie soviétique avait été anéantie militairement, qui sait si les alliés asiatiques de l'Allemagne nazie, renversant leur alliance, n'auraient pas brandi la lance aux trois queues, de cheval et repris la chevauchée de Tamerlan vers ce "pays des Etrangers",évoqué, avec quelle rancune, par le bouddhiste de Pékin…

Vous en doutez ? Mais souvenez-vous cependant du pacte Rome-Berlin-Tokyo, signé le 27 septembre 1940 entre l'Allemagne, l'Italie et le Japon, complété en 1941 le 11 décembre et impliquant que les cosignataires s'engageaient à ne jamais signer de paix séparée. En ce pacte dit tripartite l'organisation de l'Europe était confiée à l'Allemagne et à l'Italie, et celle de l'Asie au Japon. Mais supposons que l'Allemagne et l'Italie aient été vaincues, mais pas le Japon, les Alliés ne possédant pas la bombe atomique. Or un Japon, ayant vaincu la Chine et devenu le maître en Asie, possède alors la capacité d'entraîner facilement une armée de plusieurs dizaines de millions d'hommes, sur un monde occidental usé par cette Seconde Guerre mondiale, et donc hors d'état de résister à une telle avalanche…

Et cependant, il y a encore à notre époque un certain nombre de dévots de "Notre-Dame-de-la-Larme-à-l'Œil" qui, oublieux des atrocités japonaises, se culpabilisent en songeant à Hiroshima ! Alors que les Bonnets noirs tibétains auraient vu se réaliser cette espérance formulée au VIIIe siècle par leurs chamans : le triomphe de ce que représente la doctrine de la croix cramponnée, le svastika sénestrogyre.[...]

Nous croyons utile de rappeler que Rudolf Steiner, le fondateur du système anthroposophiste, eut à subir une persécution intense de la part des hitlériens à Berlin (le 25 décembre 1929 ils avaient incendié son Goetheanum). Aussi pour éviter d'être assassiné par les S.A., se réfugia-t-il à Dornach en Suisse. Il avait commis l'imprudence d'expliquer sans détour, en des conférences qu'il avait données en 1917 et 1918, que des sociétés secrètes visaient à l'anéantissement et à la ruine de l'Occident. Voir pour cela Zeitgeschichtliche Betrachtungen (Observations sur l'Histoire, tomes 1 et 2), de cet auteur. Cela recoupe ce que nous révélait sans le vouloir Marquès-Rivière, quant à cette alliance du lamaïsme tibétain et de l'islamisme hindou. »

Robert Ambelain, "Les arcanes noirs de l'hitlérisme".


1) Tempête sur l'Asie (en russe : Potomok Tchingis-Khana, littéralement "Le Descendant de Gengis Khan") est un film soviétique réalisé par Vsevolod Poudovkine, sorti en Russie en novembre 1929.

L'histoire occulte et sanglante du pangermanisme :
1848-1945 (PDF gratuit ICI).

En 1946, au tribunal de Nuremberg, des rires secouent l’assistance. La Cour vient d’évoquer les rapports des chefs nazis avec l’astrologie, la magie et le tantrisme tibétain ou indien. Sitôt abordée, la question est étouffée.

Robert Ambelain a cru utile de la reprendre. Il démontre la montée progressive, sur plus d’un siècle, d’un pangermanisme plongeant ses racines dans un paganisme germano-scandinave que l’on croyait disparu. Il met au jour la vie cachée d’Hitler : ses véritables origines, ses instructeurs occultes, son rôle avoué de médium délirant. Un rôle reconnu par certains de ses fidèles, qui n’hésitaient pas à qualifier leur grand homme d’«être démoniaque»…

Robert Ambelain révèle que l’analyse de la croix gammée sénestrogyre à la lumière des nombres congruents donne le chiffre 666, qui est celui de la Bête de l’Apocalypse ; cette analyse désigne aussi Hitler comme "l’homme du mal" annoncé par saint Paul.

Enfin, l’auteur aborde la question des appuis financiers et industriels dont Hitler bénéficie à la naissance du national-socialisme, prodigués par ceux qui voyaient dans ce mouvement un rempart contre le bolchevisme.

Un ouvrage où les révélations abondent !


Monday, December 16, 2024

Bouddhisme "occidental" : énorme tromperie spirituelle


Bernard Faure, professeur d’histoire des religions
Université de Stanford, Californie, écrit :

« Les divinités courroucées du bouddhisme tibétain et mongol relèvent d’une violence symbolique dont on peut se demander si elle constitue le retour du refoulé, un exutoire à la violence réelle, ou au contraire son reflet, voire sa cause profonde.

Il faut bien avouer qu’au cours de son histoire mouvementée, le bouddhisme a bien souvent été du côté du manche. Car avec ses pouvoirs occultes, sa magie noire, il dispose d’armes surhumaines capables de détruire les démons. Qui sont les démons ? [...] Dans chaque camp, des prêtres tantriques ourdissent des sorts.

Bien sûr il faut choisir le camp de l’opprimé. Mais à long terme toute cette béatification aura des effets négatifs, quand on s’apercevra que le bouddhisme d'Hollywood est un mythe. »



POUR EN FINIR AVEC LES MENSONGES

AU SUJET D'UNE PSEUDO ECOLE DE "SAGESSE",

AUTHENTIQUE VOIE DE PERDITION SPIRITUELLE


Le bouddhisme bénéficie en Occident, fallacieusement, d’une aura de respect et de déférence, ceci participant de son image de non-violence, de sagesse et de sainteté, image qui est pourtant bien loin de correspondre à la réalité des faits. L’histoire démontre ainsi que le bouddhisme, loin d’avoir été la douce et bienfaisante école diffusant les préceptes du Bouddha (l’Eveillé), fut une entreprise qui ne dérogea pas à la règle commune de toutes les institutions religieuses mondaines, et épousa, avec un enthousiasme certain qui se traduira par des exactions sanguinaires, les thèmes les plus éculés de l’agressivité guerrière et belliqueuse, et, sous prétexte d’une ouverture « non-dualiste » à l’ensemble de la réalité phénoménale, se livra avec délectation au jeu pervers des déviations sexuelles outrées issues des reliquats des anciens cultes issus directement des tendances déviées du chamanisme.

Le bouddhisme tibétain est assez représentatif de cette attitude, ses différentes tendances ayant toujours exercé un pouvoir s’imposant comme une théocratie relativement oppressive et contraignante pendant des siècles. En effet, le Tibet fut soumis à un régime exclusif de servage exercé par les propriétaires terriens nobles, fonctionnaires et moines " bouddhistes ", servage souvent très oppressif : « Dans le Tibet, les prêtres détiennent la toute puissance, il s'agit d'une théocratie authentique où les pouvoirs absolus sont entre les mains d'un dieu réincarné. Les lamas ne sont plus seulement les juges, les instituteurs et les médecins, ils sont encore les plus riches propriétaires fonciers, les chefs politiques; outre les revenus qu'ils retirent des fermiers, ils exigent cadeaux et monnaies pour toute visite rituelle, toute bénédiction, toute cérémonie, la simonie est une loi rigoureusement appliquée.... » (R. Loup, Martyr au Tibet, Fribourg, 1950) .

De son côté, dans « Visa pour le Tibet » Alan Winnington parlera du lamaïsme comme d'une « religion mécanique » considérant le travail des classes laborieuses comme dû par simple obligation naturelle à l'égard des moines qui n'hésitèrent nullement à s'allier aux nobles pour les exploiter d'une manière scandaleuse. Son constat sur l'état de pauvreté indigente de la majorité des laïcs est frappant. Les châtiments corporels étaient d'une barbarie primaire, sachant que, du début du dix-septième siècle jusqu’au sein du dix-huitième siècle, les écoles rivales (Nyingmapa, Sakyapa, Kagyupa, Guélugpa) se livrèrent à des affrontements armés et à des exécutions sommaires d’une rare férocité, ce qui n’est pas sans quelques rapports avec l’univers spirituel du panthéon bouddhique, fleurissant de divinités plus terrifiantes et courroucées que franchement paisibles, images destinées à frapper l'imaginaire des fidèles, courbant l’échine devant une religion médiévale chargée d’un paganisme idolâtre exaltant les éléments naturels et les forces intermédiaires (esprits, puissances, etc), usant et abusant de la sorcellerie, ployant devant des superstitions ridicules, et surtout sollicités dans l'observance des préceptes en raison de leur « bienveillance matérielle », sonnante et trébuchante (au sens propre et figuré) à l'égard des religieux.

Il apparaît ainsi, que loin d’avoir été le royaume idéal consacré à « l’Eveil » selon les caduques images d’Epinal, le Tibet vécu dans l’oppression obscurantiste d’une religion théocratique se distinguant par un cléricalisme infiniment supérieur aux pires égarements du christianisme ; n’oublions-pas que dès le treizième siècle l'Empereur Kublai Khan créa le premier Grand Lama qui devait présider tous les autres lamas à l'instar d'un pape qui préside ses évêques. Plusieurs siècles plus tard, l'Empereur de Chine envoya une armée au Tibet pour soutenir le Grand Lama, un homme ambitieux de 25 ans, qui s'était alors donné le titre de Dalaï (Océan) lama, dirigeant l’ensemble du pays (ce n’est d’ailleurs pas une mince ironie de l’histoire que de constater que le premier Dalaï-lama fut installé par une armée chinoise…).

Pour élever son autorité, le premier Dalaï-lama saisira les monastères qui n'appartenaient pas à sa secte, et détruisit même les écritures bouddhistes qui étaient en désaccord avec sa revendication à la divinité. Le Dalaï-lama qui lui succéda poursuivit une vie sybaritique, jouissant de la compagnie de maîtresses licencieuses excitées par les pratiques tantriques les plus « endiablées », faisant la fête et agissant d’une manière peu conforme à une divinité incarnée. Pour cela, ce que nous cachent les pieuses hagiographies des ignorants bouddhistes occidentaux, il fut éliminé par ses prêtres. D’ailleurs durant 170 ans, malgré leur statut reconnu de « dieux », cinq Dalaï-lama furent assassinés par leurs grands prêtres ou par d'autres courtisans !

De leur côté, loin d’être en reste vis-à-vis de leurs homologues tibétains, nombre des maîtres bouddhistes zen, ne se sont pas contentés d'être des complices muets du pouvoir impérialiste japonais pendant des siècles, mais sont devenus, particulièrement à compter de l’ère Meiji (XIXe) des idéologues ardents de la politique nationaliste, encourageant et légitimant la guerre et les exactions au nom, précisément, du bouddhisme.

Comme l'écrivit un enseignant zen américain, l'ouvrage de Brian Victoria, « Zen en guerre » (universitaire d'origine néo-zélandaise, devenu moine dans la tradition Zen, décrivant dans son livre avec précision l'implication des structures bouddhiques dans la politique expansionniste et militaire japonaise entre les années 1894-1945), abondamment documenté, fit l'effet « d'un missile à longue portée lancé depuis l'autre côté du monde qui touche en plein cœur les communautés zen occidentales ».

Ceux-là mêmes (pratiquants zenistes plutôt « alter-mondialistes » héritiers des valeurs de 68) qui croyaient, naïvement, le bouddhisme indemne des débordements du fanatisme religieux découvrent, avec frisson, que les écoles zen (Soto shû, Rinzaï shû, Nichiren shû, etc.), lorsqu'elles ne priaient pas pour la gloire de l'empereur et du Japon, préparaient leurs fidèles à la guerre totale. Ce livre courageux est à lire impérativement par tous ceux qui s'intéressent à l'histoire du bouddhisme extrême-oriental ainsi qu'à ses dérives. Bénédiction des drapeaux, croisade pour la défense de la civilisation, théories suspectes de la guerre juste, on croyait ces images et ces thèmes réservés à l'Occident ; or les « dits » maîtres de « l’illumination » ont démontré sur ce sujet un zèle incroyable dans l’exaltation de la guerre génocidaire (Mandchourie, Corée, etc.), du meurtre systématique, du terrorisme et de la violence sous couvert d’indifférente impassibilité.

La compassion bouddhiste, bien loin de protéger l'Asie de pareilles dérives, participa à la mise en œuvre d’une idéologie guerrière au service d'un pouvoir agressif et ultra-impérialiste. Les plus grands maîtres (Kôdô Sawaki, Yamada Reirin, Hitane Jôzan), jusqu’au célèbre D. T. Suzuki, ont légitimé l'alliance entre le sabre et le Zen. Collecte de fonds pour l'effort de guerre, cérémonies spéciales pour l'obtention de la victoire, création de centres d'instruction, activités de renseignement, endoctrinement des populations, cette collusion n'a pas cessé en 1945, elle s'est métamorphosée dans le fameux « Zen d'entreprise », du Japon en plein essor.

Le pouvoir impérial a réussi à fabriquer de toutes pièces, avec la complicité des maîtres de sagesse, une « âme du Japon éternel » inquiétante. L'Occident n'est donc pas seul, loin de là, à porter la lourde tâche d'une impérative interrogation sérieuse des origines et de la nature des déviances totalitaires du siècle venant de s'écouler.

Mais le plus grave est sans aucun doute l’énorme tromperie spirituelle que représente cette prétendue philosophie de sagesse qu’est le bouddhisme. Entouré d’un prestige tenant à la méconnaissance des occidentaux à l’égard de ses sources réelles, le bouddhisme est d’une nature bien différente des stupides clichés pour touristes fatigués et dépressifs en mal d’exotisme qui nous sont généreusement octroyés depuis des décennies par de nombreux canaux (livres, journaux, revues, télés, films, etc.), sans compter sur le soutien indirect, mais cependant fort actif et utile, des tenants de la « Tradition » à la mode guénono-schuonienne qui nous chantent sur un air usé jusqu’à la corde qui est devenu aujourd’hui risible, le lassant et mensonger refrain de « l’unité transcendante des religions ».

A ce titre, fort instructive est l’histoire de June Campbell qu’elle a racontée dans un livre émouvant paru en 1996 sous le titre Traveller in Space: Gender, Identity and Tibetan Buddhism [Voyageur de l’espace : sexe, identité et bouddhisme tibétain], June Campbell qui joua un rôle important auprès d’un maître extrêmement vénéré du bouddhisme tibétain puisqu’elle fut l'interprète du célèbre Kalou Rinpoché. Etant directement à son service, elle ne souffrait pas de la pression des échelons intermédiaires souvent très perceptible et dérangeante dans ces écoles, et était donc dans des conditions parfaites pour faire un « beau voyage spirituel » au service de ce très digne moine.

Cependant, il lui fallut, raconte-t-elle dans son livre, accepter les relations sexuelles que le maître exigea d'elle ( il était un « chaste » moine portant la robe et visiblement astreint à leurs voeux), puis les relations sexuelles avec l'un de ses proches, un parent à lui, c'est à dire sans doute une forme courante de la polyandrie répandue dans les cultures himalayennes. Enfin une deuxième maîtresse, beaucoup plus jeune évidemment et aux charmes « spirituels » supérieurs, fut introduite dans l’intimité des deux hommes et June dut accepter la nouvelle venue (qui mourut d'ailleurs prématurément sans doute en raison de quelques excessives "ascèses " sexuelles).

A l'issue de l'expérience, c'est à dire après la mort du vénérable Kalou, June mit près de quatorze années avant de pouvoir se résoudre à raconter son histoire. Et ce n'est pas un merveilleux voyage qu'elle raconte, mais l'histoire d'un douloureuse souffrance. Les deux hommes ayant exigé d'elle l'absolu secret sur ces relations qui auraient terni l'image du maître si elles étaient venues à la connaissance des disciples ; June se sentit, selon ses mots, « abused » (abusée, flouée, trompée), et mit longtemps pour se reconstruire.

Rappelons pour les moins avertis, que le fameux Kalou Rinpoché était sans doute le moine le plus réputé en Occident dans son école. Il était, et est reconnu comme un véritable « bodhisattva », beaucoup d’occidentaux « abusés », et non des moindres, s’étant mis à l’école de ce maître tantrique dispensant les fondements du Vajrayana. Le voyage de sa disciple fut cependant décevant, et on imagine sans peine ce que cela doit être que de suivre aveuglément des maîtres encore moins accomplis, de moindre exigence ou de moindre expérience.

A ce titre, fort instructive est l’histoire de June Campbell qu’elle a racontée dans un livre émouvant paru en 1996 sous le titre Traveller in Space: Gender, Identity and Tibetan Buddhism [Voyageur de l’espace : sexe, identité et bouddhisme tibétain], June Campbell qui joua un rôle important auprès d’un maître extrêmement vénéré du bouddhisme tibétain puisqu’elle fut l'interprète du célèbre Kalou Rinpoché. Etant directement à son service, elle ne souffrait pas de la pression des échelons intermédiaires souvent très perceptible et dérangeante dans ces écoles, et était donc dans des conditions parfaites pour faire un « beau voyage spirituel » au service de ce très digne moine.

Cependant, il lui fallut, raconte-t-elle dans son livre, accepter les relations sexuelles que le maître exigea d'elle ( il était un « chaste » moine portant la robe et visiblement astreint à leurs voeux), puis les relations sexuelles avec l'un de ses proches, un parent à lui, c'est à dire sans doute une forme courante de la polyandrie répandue dans les cultures himalayennes. Enfin une deuxième maîtresse, beaucoup plus jeune évidemment et aux charmes « spirituels » supérieurs, fut introduite dans l’intimité des deux hommes et June dut accepter la nouvelle venue (qui mourut d'ailleurs prématurément sans doute en raison de quelques excessives "ascèses " sexuelles).

A l'issue de l'expérience, c'est à dire après la mort du vénérable Kalou, June mit près de quatorze années avant de pouvoir se résoudre à raconter son histoire. Et ce n'est pas un merveilleux voyage qu'elle raconte, mais l'histoire d'un douloureuse souffrance. Les deux hommes ayant exigé d'elle l'absolu secret sur ces relations qui auraient terni l'image du maître si elles étaient venues à la connaissance des disciples ; June se sentit, selon ses mots, « abused » (abusée, flouée, trompée), et mit longtemps pour se reconstruire.
Rappelons pour les moins avertis, que le fameux Kalou Rinpoché était sans doute le moine le plus réputé en Occident dans son école. Il était, et est reconnu comme un véritable « bodhisattva », beaucoup d’occidentaux « abusés », et non des moindres, s’étant mis à l’école de ce maître tantrique dispensant les fondements du Vajrayana. Le voyage de sa disciple fut cependant décevant, et on imagine sans peine ce que cela doit être que de suivre aveuglément des maîtres encore moins accomplis, de moindre exigence ou de moindre expérience.

Le bouddhisme, qui sous couvert d’apprentissage d’innocentes techniques méditatives dont l’Occident aurait perdu la pratique selon les ridicules et absurdes thèses guénoniennes, alors même que l’on sait qu’il n’est jamais anodin de se livrer à des exercices qui véhiculent clairement des influences spirituelles bien définies et à l’évidence douteuses puisque sous-tendues par des principes contraires à l’enseignement des Ecritures, rien n’étant jamais « neutre » dans ces domaines contrairement à ce que l’on veut faire croire aux esprits crédules, le bouddhisme donc, dans ses différentes versions (Tibet, Japon, Chine, Corée), doit être de ce fait dénoncé pour ce qu’il est, c’est-à-dire un piège dangereux pour un chrétien, une voie sans issue à éviter, un itinéraire moralement périlleux pour une âme véritablement en quête de la Vérité, un cheminement incompatible avec les saintes lumières de la Révélation.

Zacharias, Les ignobles vérités du bouddhisme.

Tuesday, December 10, 2024

Qui a protégé Sogyal Rinpoché, un lama tibétain pédocriminel ?

 




Sogyal Rinpoché (1947-2019) était le gourou tyrannique et lubrique du centre bouddhiste Lerab Ling, situé dans l'Hérault à une heure de route de Montpellier.

En 2008, le lieu avait été inauguré en grande pompe en présence du dalaï-lama, mais aussi de l'élite républicaine de l'époque : Carla Bruni-Sarkozy, Rama Yade, Alain Juppé ou encore Bernard Kouchner... Tout ce beau monde connaissait probablement les étranges méthodes employées par le gourou tibétain pour que ses disciples accèdent à "l'éveil".


Les artisans et les ouvriers qui travaillaient à Lérab Ling n'ignoraient pas, eux, que les disciples des lamas tibétains "se tapaient des fillettes"... (Christian Combaz, vidéo à partir de 10:05)


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Huit de ses plus proches étudiants du lama tibétain Sogyal Rinpoché avaient dénoncé les "abus physiques, émotionnels et sexuels", ainsi que le mode de vie "extravagant" de leur gourou.

Un document confirme l’emprise tyrannique de cette éminente figure du bouddhisme qui agissait en toute impunité depuis plus de 25 ans...

https://www.marianne.net/societe/violences-abus-sexuels-le-scandale-qui-deshonore-le-bouddhisme