Sunday, January 31, 2010

Kalachakra, initiation ou contre-initiation de masse ?


Le texte sacré (tantra) du bouddhisme tibétain appelé « Tantra du Kalachakra » ainsi que le mythe de Shambhala faisant partie de celui-ci sont à l’origine d’une importante initiation ouverte à tous. « Kalachakra » (sanskrit) signifie la « roue du temps » et est aussi le nom du dieu du temps tibétain le plus puissant. Le « Tantra du Kalachakra est considéré comme étant le plus récent des textes révélés (10ème siècle) et est considéré par les lamas comme étant l’apogée de tous les systèmes bouddhistes.

Le rituel de l’initiation de Kalachakra dit :

« Mon enfant, approche-toi,
Je t’enseignerai, dans leur totalité,
Les rites et les pratiques du Grand véhicule.
Tu es le vaisseau de la Grande voie. »

Le candidat à l’initiation doit entrer comme un enfant dans le mandala de Kalachakra. Mais sait-il que l’initiation le rend réceptif à un égrégore (énergie psychique collective) qui le transformera en « soldat de Shambhala » afin de combattre, en tant que fantassin ou officier, dans de terribles batailles et écraser « les ennemis de la doctrine » ( Kalachakra I. 128-142) ?

Depuis plus de trente ans, des centaines de milliers de personnes ont reçu L'initiation de Kalachakra en croyant participer à la promotion de la paix et de la tolérance entre tous les hommes. Elles ne soupçonnent pas qu’elles sont en quelque sorte enrôlées dans une terrible guerre contre les musulmans. En effet, « Le Tantra du Kalachakra jure une guerre totale entre le monde islamique et le monde non-islamique lors de laquelle les disciples de Mohamed seront présentés comme les ennemis principaux des bouddhistes. Dans le texte original, la Mecque est décrite comme la résidence de « l’idole puissant et impitoyable des barbares », « l’incarnation du démon » (Shri Kalachakra I. 154). Ainsi d’après l’adversaire principal du prochain roi du Shambhala, Rudra Chakrin “tourneur courroucé de la roue”, nous apprenons qu’ils sont également nommés mleccha ce qui signifie “barbares” mais également “habitants de la Mecque”. Un autre commentaire du Kalachakra appelle Rudra Chakrin le “meurtrier des Mlecchas ». (Trimondi)

Les Mlecchas-musulmans sont désignés comme les ennemis des bouddhistes, de Shambhala et aussi des prétendues nations civilisées qui prétextent la guerre contre le terrorisme islamique pour imposer leur domination mondiale.

La promotion grand public du kalachakra participe-t-elle à l’hégémonisme anglo-saxon ? Les services que le Dalaï-lama rend à l’empire anglo-américain sont indiscutables et ont été reconnus le 17 octobre 2007 quand le « prince de l’église » tibétaine a reçu la médaille d’or du Congrès des mains de l’immonde George Bush.

« Normalement, l’initiation de Kalachakra n’est pas donnée en public ». (La « Lettre de la canine de mangouste », citée par les auteurs du livre "Une Grande Imposture". )
« Selon certaines sources, les initiations de kalachakra étaient principalement données autrefois par ceux qui détenaient le rôle de Panchèn Lama, et cela en raison d’un lien particulier, le Panchèn Lama étant une manifestation du dieu-roi de Shambhala. Peu à peu, le quatorzième Dalaï-lama s’est octroyé ce rôle, jusqu’à ce que finalement aujourd’hui, aucun autre lama n’ait la possibilité de donner l’initiation de Kalachakra en public. Pour le Dalaï-lama, accorder l’initiation de Kalachakra est la meilleure méthode pour faire de l’argent, pour contrôler les gens par le biais de la dévotion spirituelle et pour propager sa réputation. De cette manière, il peut utiliser la foi religieuse des gens pour accomplir ses objectifs politiques. »

Le livre « Une Grande Imposture », édité par la Western Shugden Society, s’inspire de sources bouddhistes tibétaines pour dénoncer la dérive de l’institution des Dalaï-lamas depuis le 17ème siècle.

Le livre « Une Grande Imposture » est publié par la Western Shugden Society (WSS) www.westernshugdensociety.org

Pour se procurer le livre :


Tuesday, December 29, 2009

Offrandes rituelles des dalaï-lamas, III.

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Offrande du cœur d’un enfant né d’une union incestueuse.

Le 14ème Dalaï-lama a déclaré :

« J’étais assez jeune quand je reçus dans leur totalité les enseignements des visions secrètes du cinquième Dalaï-Lama. Je n’y fis pas très attention à l’époque, mais je me souviens avoir eu d’assez bons rêves ; il en ressort donc que nous avons un lien particulier. Plus tard, à Lhassa, je découvris les oeuvres du cinquième Dalaï-Lama, qui avaient été préservées principalement, je crois, par les Dalaï-Lamas suivants. Parmi elles se trouvent les enseignements très secrets, qui existent sous forme de manuscrits illustrés... Plus tard, en Inde, je me procurai ces écrits et passai plusieurs mois en retraite, faisant les pratiques des Kagyé, de Hayagriva, d’Avalokiteshvara, et d’autres encore. Pour ma part, je considère que j’ai beaucoup de chance : depuis le cinquième Dalaï-Lama, grâce aux aspirations et aux prières, je m’inscris dans la longue lignée de ceux qui portent le nom de Détenteur du Lotus. Et il semble bien qu’il y ait un lien tout à fait particulier avec le cinquième Dalaï-Lama. »


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Ofrrandes rituelles des dalaï-lamas, II.

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Tête humaine fraîchement coupée.

Les prétendus experts du bouddhisme tantrique s’extasient devant les rites de sorcellerie sanglante du 5ème Dalaï-lama :
« Nous avons ici, dit un illuminé occidental, des représentations remarquables de certains aspects des voies tantriques et des voies du corps de gloire. »


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Les offrandes rituelles des dalaï-lamas, I.

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Wednesday, September 02, 2009

Magôg, Gôg et les gogols du Word Wide Web*

Les extrapolations des exégètes modernes de la prophétie de Gôg et Magôg font allusion à un affrontement entre peuples au proche et moyen orient. Les interprétations des paroles d’Ezéchiel sont utilisées par l’empire anglo-américain pour en découdre avec les états rebelles, dissimulant ainsi que la véritable agression se produit dans l’invisible.

La grande muraille qui protégeait l’humanité s’est effondrée. Nous sommes agressés par les hordes de Gôg et Magôg (Yâjûj et Mâjûj des textes musulmans, Koka et Vikoka de la tradition hindoue).

« Au sens exotérique, écrit Henry Corbin, Gôg et Mâgôg, Corân 18 : 93 (1), désignent aux confins du monde connu certaines peuplades d’Asie centrale contre lesquelles Alexandre aurait élevé une muraille ou une digue. Esotériquement il s’agit d’autre chose : nous sommes ici à la limite où s’achève le malakût du monde végétal et où commence le malakût du règne animal, c’est-à-dire de tout ce qui possède le pneuma vital constitué d’une vapeur sui generis. Nous sommes donc là encore au niveau d’un malakût inférieur, où restent captives au degré de l’âme animale les âmes infrahumaines, les âmes sataniques, celles des démons à face humaine, inaptes à s’élever vers les cieux supérieurs du Malakût. » (2)

De nos jours, il est rare de trouver des personnes qui échappent aux agressions des entités du malakût inférieur. Des humains ont fait allégeance à ces entités et leur rendent même un culte. Ces collabos sont les monstres qui dominent la politique, l’armée, l’économie et la religion. Quant au peuple, il sombre, sans s’en rendre compte, dans un esclavage de plus en plus ignominieux. Une guerre est déclarée contre l’âme humaine, et des démons ont pris d’assaut notre être depuis l’intérieur.

Séduit par les mirages du consumérisme et de l’argent roi, le peuple se complaît dans un hédonisme cérébral sans véritable joie ni amour. Une technologie noire débilitante joue un rôle important dans le contrôle de l’esprit humain. Selon des exégètes plus avisés que les pasteurs anglo-saxons, les entités qui constituent les hordes de Gôg et Magôg, sont liées au monde infernal, au feu souterrain et aux métaux. Autrefois, il existait une métallurgie sacrée qui permettait de transformer les influences métalliques et d’en faire des supports spirituels. En revanche, l’usage profane des métaux serait particulièrement maléfique. Ainsi, les composants électroniques des ordinateurs, qui contiennent de nombreux métaux, participeraient à l’aliénation de l’homme.

La nature toute entière, écrit Pierre Rimbas (3), attend et espère qu’enfin l’homme comprenne et rejette les chaînes qui enserrent sa conscience. Partout où une lumière apparaît, il y a une ombre. Et la force qui se tient derrière l’informatique, c’est cette ombre, une force qui nivelle la conscience, fait disparaître la mémoire, nous transforme en des automates, des robots sans âme. Le cœur de l’ordinateur, la « puce » informatique, est un cristal de quartz, du silicium fondu avec des métaux et des terres rares comme le germanium. Cela s’appelle du silicium « dopé ». Le silicium dopé est gravé très finement pour qu’un réseau de fils conducteurs très fin recouvre toute sa surface. Autour de la puce il y a un réseau de fils en or massif. Le plus grand consommateur d’or au monde, c’est l’industrie informatique. Le cristal de quartz dopé est maintenu en vibration à une vitesse incroyable, plus de trois milliards de vibrations par seconde pour les ordinateurs les plus récents. » […]

Normalement, la glande pinéale renferme de petits cristaux de quartz composant une représentation miniature de tout l'univers, de tout le cosmos. C’est un cosmos en réduction que nous portons en nous même. C’est par ces cristaux de quartz que notre conscience évolue, effectue des prises de conscience.

Mais la puce (vous l’avez déjà compris !), c’est une imitation de la glande pinéale, une construction magique destinée par les forces de l’ombre à contrôler totalement la pinéale, et donc notre conscience. Vous avez certainement déjà remarqué comme l’on devient stupide face à un ordinateur, combien on perd la mémoire. Et bien, c’est une application de la magie noire de la puce informatique : la prise de contrôle totale de la conscience. Les forces derrière l’informatique ont dit « non » à la nouvelle conscience, parce qu’elles savent que le développement de cette nouvelle conscience signifierait leur disparition.

Le plus incroyable, c’est que cette action de l’informatique sur la pinéale est bien connue du monde médical. On a prouvé par des études cliniques que la sécrétion de la mélatonine par la pinéale est complètement changée après quelques heures de travail sur ordinateur. Les enfants qui passent plus de 20 heures par semaine sur Internet ont un rythme de sécrétion de mélatonine totalement pathologique et anormal. Mais, comme le lobby de l’informatique est incomparablement plus fort que celui des rares scientifiques étudiant la sécrétion de la glande pinéale, ces études ne sont pas du tout diffusées et restent dans les tiroirs. (4)

Une nouvelle conscience conduirait infailliblement à refuser l’ordre social tel qu’il est, car cet ordre social n’est ni plus ni moins qu’une imposture généralisée. Les forces noires nous ont achetés avec l’illusion de l’informatique et du confort moderne, comme les indiens ont été achetés par les colons européens au prix de quelques verroteries. Les territoires qui devaient nous revenir nous ont été spoliés. La vraie connaissance intérieure, qui conduit à la connaissance de la nature et des Dieux ; elle est remplacée par la barre d’outil du moteur de recherche « Google »… En Europe, nous n’avons même plus de « réserve de chasse » comme les amérindiens. Tout devra se plier à la loi informatique, et au besoin on ira jusqu’à nous implanter des puces électroniques dans le cerveau pour vérifier si l’on pense conformément à l’ordre établi. Et à ceux qui persisteront dans une pensée « hérétique », on leur réservera le même sort qu’aux Cathares du 13ème siècle : l’emmurement ou le bûcher. Comme nous vivons une époque moderne, ce sera un emprisonnement psychique ! Nous continuerons à être productifs… mais avec un cerveau réduit à l’état de zombie.



(*) Les trois « W » de Word Wide Web, ont une signification particulièrement édifiante. En effet, la kabbale attribue une valeur numérique a chaque lettre. Le « w », nommé « waw » en hébreu, a pour valeur numérique le chiffre 6. Ainsi, dès sa création, le réseau informatique a reçu de ses concepteurs la marque de la bête, le nombre 666. Les lucifériens du Pentagone nous prendraient-ils pour des gogols ? En réalité, ils nous méprisent. Leur dédain n’a d’égal que celui du dindon qui a fait son nid au palais de l’Elysée.

(1) « O Dhoulqarneïn ! Gog et Magog sont des semeurs de corruption sur terre. Acceptes-tu, contre tribut, de construire un barrage entre nous et eux ? ». Corân, sourate 18, versets 93 et 94.

(2) Henry Corbin, « En islam iranien », éditions Gallimard.

(3) Pierre Rimbas, « De l’animal totem à la bête informatique », Undercover
.

(4) Le philosophe français René Descartes désigna la glande pinéale comme le « siège » de l'âme. Cette glande serait affectée par des champs électromagnétiques.
« Les caractéristiques en intensité et en durée, des champs électromagnétiques semblent avoir une importance dans la suppression de la production de mélatonine. » (Burch JB, Reif JS, Noonan CW, Ichinose T, Bachand AM, Koleber TL, Yost MG.Department of Environmental and Radiological Health Sciences, Colorado State University, Fort Collins, CO 80523, USA.)
http://www.medecine-autrement.com/site/categoriesMA/200501/01cancer/4melatonine.shtml

Thursday, June 11, 2009

Les Jonangpa, d’aimables hérésiarques…


Quand l’ordre religieux des Guélougpa était au pouvoir, le peuple et les autres écoles religieuses du Tibet subissaient sa dictature. Le dalaï-lama est le chef de l’ordre Guéloug…

L’école des Jonangpa fut persécutée et ses monastères annexés. Cette école était accusée de perpétuer l’enseignement des maîtres Ch’an du bouddhisme chinois.

La photo illustre la réconciliation des Guélougpa et des Jonangpa. Le responsable du monastère Jonang, Takten Phuntsok Choeling, situé à Simla Sanjauli en Inde, Jetsan Khelkha Rinpoché et le dalaï-lama font semblant d’oublier la persécution qui remonte au 17ème siècle. A l’époque, les Jonangpa étaient considérés comme des hérétiques.

Le 14ème dalaï-lama s’efforce de raccommoder les accrocs fait à la tolérance prêchée par le Bouddha. Mais la reconnaissance de la tradition des Jonangpa et celle des Bönpo (1) lui permet surtout d’affirmer son leadership sur toutes les communautés en exil.

Quand une secte tibétaine est suspecte de sympathie pro-chinoise, le dalaï-lama devient un impitoyable persécuteur. Le lauréat du prix Nobel de la paix entend éradiquer le mouvement des adeptes du culte de Shougden.
http://bouddhanar-1.blogspot.com/2008/06/des-tibtains-opposs-au-dala-lama.html


***

(1) L’argent du pontife tantrique a financé les projets d’agrandissement du monastère du pape du Bön, le 33ème Abbé de Menri. Les Bönpo en exil ont fait allégeance au dalaï-lama alors que les Bönpo du Tibet ne veulent pas du retour de la dictature des Guélougpa.
http://bouddhanar-2.blogspot.com/2008/06/le-schisme-il-y-quelques-annes-la.html


Sunday, February 08, 2009

Les coulisses du Vajrayana

Deux e.mails de Marc Bosche

Convaincu d’un "péril lamaïste", il est impossible de garder plus longtemps pour moi l'intime conviction de Marc Bosche à propos des pratiques du bouddhisme tantrique.


(Photo : Marc Bosche au monasère Dagpo Kundrel Ling en Auvergne)



Cher Félix,

Je réponds à votre email, je suis allé sur la page où conduit le lien
http://bouddhanar-7.blogspot.com/2007/03/trois-semaines-et-demi.html et j'ai découvert votre expérience de la vie monastique au contact direct d'un lama pas très partageur. Si c'est lui sur la photo en haut à droite de cette page de blog ci-dessus, je me suis dit malgré moi comme première réflexion (avant de vous avoir lu et juste après avoir ouvert cette page du blog) : "il a le même sourire que Le Pen." Sans autre commentaire.

Plus sérieusement je suis allé aujourd'hui relire plus avant vos nombreux blogs actualisés, les notes de lectures de livres en marge, etc. et j'en aime bien le foisonnement et la richesse de contenu. Cette profusion illustrée est intéressante et agréable : elle permet de se faire une idée par la juxtaposition des sources, un peu comme le dessin d'une mosaïque apparaît par la multitude de petites pièces posées côte à côte.

C'est votre blog 1 (kalachakra) qui m'a le plus interpellé, il y a des éléments qui correspondent sans doute à ma modeste expérience, mais peut-être pourrais-je vous en dire plus lorsque j'aurai laissé mûrir cela un peu plus. Mais plutôt que de vous faire languir, voici les deux extraits qui ont eu de la résonnance en moi :

1) "en des lamaseries écartées, [certains] pratiqueraient un vampirisme de grand style : ils attireraient par magie des voyageurs égarés et les convaincraient de se laisser mourir rituellement afin d'acquérir du mérite ou un " bon karma ", valable en une autre vie ! En réalité, les " moines " viseraient à leur prendre leur vitalité par osmose, au cours d'une agonie savamment allongée." Alexandra David-Neel

2) "le monde subtil est immense, son étendue et sa pénétration sont d'ordre cosmique ; des êtres venus de lointains univers interviennent sur notre terre car la plasticité de la substance subtile est totale. Des formes extrêmement puissantes, libres, étranges, mouvantes vont et viennent dans cet univers très proche du nôtre mais où les lois du temps et de l'espace sont différentes. [...] elles sont souvent d'une beauté indicible, mais la gloire et la splendeur n'implique pas nécessairement la valeur morale ; songez aux sectes étranges qui surgissent un peu partout à travers le monde, créées par des illuminés, sadiques ou masochistes, qui provoques une asthénie pathologique chez leurs disciples et, par hypnose, permettent les contacts avec les plans subtiles où règnent ces forces asuriques ténébreuses. "Jean Marquès-Rivère, " LETTRES DE BENARES ".

J'ai ôté de ces extraits (cela apparaît lorsqu'il y a des crochets [...] ) les brefs passages et les notations avec lesquels je n'étais pas vraiment en phase, pour ne garder que ce qui a fait écho en moi à des choses que j'ai eu l'impression de subir, côté victime, pendant ma retraite en solitaire de deux ans. Je n'ai pas pu le raconter, je n'ai pas les mots pour l'écrire, et personne de rationnel de toute façon ne pourrait y croire. Merci de garder cet email pour vous, seulement pour vous, je pense peut-être pouvoir écrire un jour sur cela, grâce en particulier aux réflexions issues des citations et textes de vos blogs, mais ce n'est pas encore pour aujourd'hui.

Tout cela pour vous dire que je pense plutôt à des phénomènes un peu comme ceux évoqués ci-dessus - dans les citations 1) et 2) - plutôt qu'à une idée de "Satan" ou de "prince des ténèbres" évoquées par des auteurs dans votre blog. Cela fait un peu trop granguignol, et surtout cela donne de l'eau au moulin de tous ces adorateurs de divinités courroucées, en semblant leur dire qu'ils auraient ainsi raison, que leurs objet de culte seraient valides, réels, etc.Ma sensibilité se tourne plus vers une vision "poly" ou "multi", une multitude de forces, d'activités et d'êtres dans des champs complexes et vastes, des rapports de forces complexes un peu comme la colonisation, la domination et la soumission d'individus et de collectivités à d'autres individus et collectivités, plutôt que vers la vision d'une sorte de force unique ou même plutôt que l'opposition dualiste. Je n'affirme ni n'exclue rien cependant. J'ai même pu pendant une partie de ma retraite solitaire avoir l'impression de subir la prédation d'activités subtiles que je peux qualifier comme évoquant une impression évidente et somme toute unifiée de Mal, même si je me refuse à personnifier cela de peur de simplifier ou de caricaturer ce qui est sans doute plus sophistiqué et complexe.

Je ne sais donc toujours pas ce qui s'est passé et ce qui se passe aujourd'hui en filigrane de ces mondes du tantrisme bouddhique, mais ce que je commence mieux - grâce à vos écrits - à sentir c'est que ce n'est pas du tout le bouddhisme rassurant et paisible qui vous était promis à vous comme à moi lorsque nous avons mis une robe de moine...

Il y a anguille sous roche...

Amical souvenir,
Marc (le 3 Avril 2007)



Cher Félix,

Vous voilà ainsi cité sur l'annuaire du bouddhisme, et en premier en plus ! Comme quoi les mêmes questions traversent aussi les communautés de bouddhistes même s'ils n'apportent pas encore de réponse ferme à leurs propres réticences...

Je vois que nous partageons des réflexions parallèles sur les arrières plans psychiques du tantrisme bouddhique. J'ai comme vous le savez décidé de tourner la page : tant que je n'ai ni des mots, ni des faits pour spécifier ces phénomènes il ne me sera pas possible d'écrire vraiment dessus. Donc je ne pense pas qu'il y ait à venir un livre de ma part à ces sujets, faute de visible et de tangible à offrir aux lecteurs, dans ce monde de l'intangible et de l'invisible. Je me contente d'essayer de cultiver de vagues notions, de comprendre un peu mieux l'incompréhensible, peut-être quelques paragraphes en sortiront-ils, et je lirai vos blogs pour mieux comprendre.

Mais pour ne pas clore totalement le sujet à ce point, à titre privé et confidentiel de correspondance avec vous, juste une chose, comme çà, en passant : je pensais rencontrer un monde psychique et spirituel, antique, ancien et hiératique pendant ma retraite spirituelle. Il est en effet apparu au début, un peu comme un décor, une toile peinte : les yidams, les mandalas et les formules des mantras apparaissant un peu en trompe l'œil comme aux avants-scènes, puis c'est - derrière - un autre monde qui s'est invité, comme s'il était une réalité plus active et efficiente, se servant de ces images traditionnelles et figées du bouddhisme himalayen. Ce monde, que nous avons parfois qualifié de prédateur, ou d'exploitif n'avait rien d'antique, de vieux ou de traditionnel. Il m'est apparu comme ultra moderne selon nos critères, un monde de technologies sophistiquées venues de mondes parallèles au nôtres et doté de sciences appliquées bio-psycho-somatiques subtiles agissant en effet "par osmose", prélevant nos énergies subtiles, les échantillonnant par qualités, dotées de feed back, de coordination inter-individuelle et d'auto contrôle cybernétique etc.

Bref, il m'a semblé que ce monde psychique n'est pas peuplé de vieux "démons" ou de vieilles "dakinis" rouges mais par des activités de technologies, inconcevables encore pour nous, qui prélèvent notre vitalité subtile, nos énergies de conscience et de vie de manière rationnelle et organisée, ne nous renvoyant que des leurres yoguiques et des images tantriques toutes faites pour mieux brouiller les pistes, pour mieux se cacher derrière. Bref, le monde tantrique serait habité par une réalité technologique subtile, une bio-science exploitive venue d'autres mondes, d'autres dimensions de l'expérience consciente et collective, dont nous n'avons encore aucune idée.

Nous ne serions ainsi pas seulement le "bétail des dieux", comme l'écrit Daniélou, bétail trait pour le lait de notre vitalité humaine et de nos énergies subtiles, mais dans une sorte d'élevage industriel, dont les clôtures barbelées nous sont invisibles, relié à des dimensions peuplés de collectivités invisibles, par leurs activités autonomes qui s'installeraient progressivement dans nos canaux et plexus subtils lors de l'adhésion au tantrisme et de l'ouverture dévotionnelle.

Comme vous le voyez, je ne peux pas publier cela en l'état actuel des choses, personne ne pourra y croire un seul instant, impossible de le prouver ou d'en apporter la moindre présomption de preuve. De plus je ne suis pas sûr des limites, ni des enjeux réels de ces phénomènes s'ils existent, ni qu'ils soient strictement limités au monde tantrique. Nous n'avons que 5 ou 6 sens, nous ne percevons que 3 ou 4 dimensions. Si d'autres dimensions existent en plus, et en parallèle, d'autres sens nous seraient nécessaires pour percevoir ces bandes de fréquence de réalité qui sortent des capacités de notre "tuner" cognitif. Si d'autres mondes conscients disposent de ces sens dans ces dimensions supplémentaires, ils nous perçoivent et peuvent nous rencontrer sans que la réciproque soit vrai, comme s'ils nous voyaient à travers un miroir sans tain et que nous ne pouvions les voir. Certains de ces mondes, de ces êtres, ou de leurs collectivités nous sont sans doute familiers sans que nous puissions connaître leur vrai visage. Certains sont sans doute amicaux, agissant comme de bienveillants jardiniers dans notre monde primitif d'hommes, nous gardant des obstacles invisibles ou de ces prédateurs. Mais il ne serait pas impossible que dans le vaste cosmos, et surgies d'autres dimensions, des mondes moins généreux s'intéressent à notre force de vie, de conscience, à notre potentiel humain collectif et individuel, juste pour le prélever, comme nous le faisons ici pour du lait, du pétrole, du gaz ou de l'éthanol. Un gisement à exploiter, en somme. Et les mandalas du tantrisme ne seraient que des machines à traire, les mantras : des foreuses et les yidams : des entonnoirs pour aspirer, réunir et prendre à notre monde humain, par osmose, le meilleur de lui-même, sans que nous n'en vissions rien.

La science fiction, même si je n'en suis pas un amateur, de Matrix à Star Wars a depuis longtemps l'intuition de ces phénomènes. Sont-ils ainsi, tels que les artistes et les réalisateurs nous les décrivent ? Sont-ils aussi au cœur du tantrisme bouddhique ?

Et pouvons-nous aussi compter sur des mondes, des guides bienveillants, des pédagogues subtils, venus eux aussi d'autres dimensions contiguës à notre univers physique, pour nous éviter les pièges invisibles ?

Car des monastères, centres du dharma et mandalas tantriques pourraient être de simples pièges colorées et parfumés, un rinpoché vivant gigotant, lui-même prisonnier en otage dans une petite cage au milieu, comme le petit poisson accroché au bout de l'hameçon. Musiques, alcool, sucreries, sexe tantrique n'étant que d'autres appâts pour mieux attirer les foules naïves, et après exploiter ceux qui auraient mordu à l'hameçon, jusqu'à en faire des automates placides et sans âme, pilotés par des activités subtiles régissant leurs désirs et au prétexte de les satisfaire, en prélevant le meilleur de leur esprit, de leur conscience et de leur énergie vitale subtile. Des tantrikas en somme.
Dites-moi si je vais trop loin…

Amical souvenir,
Marc (le 5 Avril 2007)


En quelques phrases Marc exprime simplement et clairement son intuition du danger qui guette de nombreux retraitants et méditants. Quelques jours plus tard, il communiquera à Bouddhanar une nouvelle intitulée "Même si la nuit a été bien noire… Sept échos du tantra sont revenus à mon oreille" sous le pseudonyme de Flavie Duquesne.

Dans ce texte, le monde du bouddhisme tantrique livre sa terrible raison d’être : " Ce monde, qui s’est avéré au final prédateur et exploitif, n'avait rien d'antique, de vieux ou de traditionnel.Il m'est apparu comme ultra moderne selon nos critères, un monde de technologies sophistiquées venues de " mondes " parallèles aux nôtres. Il était doté de sciences appliquées psycho somatiques subtiles agissant "par osmose". Elles servaient en particulier à prélever nos énergies subtiles, les échantillonnant par qualités.Ces activités subtiles étaient dotées de " feed back " (capacités de rétroaction), de coordination et d'auto contrôle cybernétique, etc. " LIRE LA SUITE http://bouddhanar-1.blogspot.com/2007/04/mme-si-la-nuit-t-bien-noire.html


Marc Bosche animait le site "Bouddhismes.info" qui n’existe plus aujourd'hui. Toutefois, ses principaux articles sont réunis à l’adresse suivante :
http://articlesmarcbosche.googlepages.com/home


Dans son dernier ebook, "Intelligent Design, au cœur des champs de superconscience", Marc Bosche revient sur le thème de l’humanité bétail de maîtres invisibles :

" Pourquoi des mondes invisibles déposeraient-ils en nous des activités subtiles ? "
Bien sûr l’hypothèse d’une sorte d’exploitation à grande échelle de nos ressources intérieures est intéressante.
Nous pourrions en effet, pour certains de ces mondes, être nourriture, gisement ou énergie.
Les activités déposées en nous par ces univers intérieurs serviraient à prélever nos énergies vitales, comme du lait trait chaque jour des vaches sans leur demander leur avis.
La vitalité adolescente et la propension démographique de l’humanité seraient ainsi utilisées pour disposer depuis d’autres plans, à nous imperceptibles, d’un vaste élevage industriel aux dimensions de la Terre.
L’uniformité et le conditionnement global d’une civilisation terrassant les différences permettraient à nos éleveurs de pratiquer un mode simple et intensif de stabulation libre, nous réduisant à des cheptels captifs et indifférenciés, un gisement exploité sans nuance parce que devenu homogène en ayant perdu ses distinctions, ses anciennes frontières et ses clivages.
Les virus et les maladies pandémiques pourraient même être vues comme un autre mode de prédation particulièrement rapide. Non contents de se satisfaire de prélèvement quotidien, d’autres maîtres invisibles sacrifieraient une partie du troupeau pour un rendement plus élevé et un résultat expéditif.
Les vaches peuvent être élevées pour leur lait, pour leur progéniture ou pour leur chair comestible.
Ainsi, selon l’appétit de nos éleveurs industriels, serions-nous " consommés " de diverses manières plus ou moins radicales, dramatiques et spectaculaires."

LIRE l’intégralité du texte :
http://superconscience.blogspot.com/

Thursday, November 20, 2008

Les hordes de Koka et Vikoka

Le Dalaï-lama combat les adeptes de Shougden. Ce mouvement ne cache pas son rapprochement avec la Chine alors que le Dalaï-lama aimerait que l’on oublie ses relations avec la CIA. L’acharnement du prix Nobel de la paix contre les sectateurs de Shougden permet d’entrevoir l’autre visage du spiritualisme contemporain.

L’engouement des occidentaux pour les pratiques lamaïstes est probablement le fruit d’une opération de manipulation de grande envergure orchestrée par de mystérieuses officines. Des influences subtiles, particulièrement délétères, participent à cette opération et jouent un rôle dans la corruption de la véritable spiritualité. Ces forces sont presque toujours occultées par les hiérarques religieux actuels, or elles représentent un obstacle majeur pour les candidats à la libération.

Le Guéshé Kelsang Gyatso, fondateur de la Nouvelle Tradition Kadampa et adepte du culte de Shougden, est l’un des rares lamas qui n’hésitent pas à révéler l’existence d’influences extrêmement négatives. Une telle divulgation se heurte au bouddhisme frelaté en vogue. Ce bouddhisme, intégré à la mouvance du Nouvel Age, préconise un art du bonheur futile. Des imbéciles heureux se laissent tromper par les faux maîtres du spiritualisme moderne et aspirent à se fondre benoîtement dans une conscience cosmique floue, c’est en réalité une dissolution sans retour. D’imprudentes méditations et les tromperies de gourous peuvent aboutir à une désintégration totale de l’être conscient.

Des forces subtiles négatives s’infiltrent dans notre monde par les fissures de la "Grande Muraille" qui nous protégeait contre les forces maléfiques du domaine subtil inférieur. Ces sont les hordes des démons koka et Vikoka selon le " Kalki Purana ", un texte de l’hindouisme.

" Dans la tradition islamique, écrit le sheikh Abdel Wahid Yahia (alias René Guénon), ces " fissures " sont celles par lesquelles pénétreront, aux approches de la fin du cycle, les hordes dévastatrices de Gog et Magog, qui font d’ailleurs des efforts incessants pour envahir notre monde […] "

La société de consommation et son spiritualisme de bazar sont noyautés par les influences subtiles inférieures. La plupart des responsables religieux et politiques sont des auxiliaires conscients de ces forces. " Quant aux autres auxiliaires, précise René Guénon en 1945, c’est à dire tous ceux qui agissent de bonne foi et qui, ignorant la véritable nature de ces forces, ne jouent en somme qu’un simple rôle de dupes, ce qui ne les empêche pas d’être souvent d’autant plus actifs qu’ils sont plus sincères et plus aveuglés, ils sont déjà presque innombrables et peuvent se ranger en de multiples catégories, depuis les naïfs adhérents des organisations " néo-spiritualistes " de tout genre jusqu’aux philosophes " intuitionnistes ", en passant par les savants " métapsychistes " et les psychologues des plus récentes écoles. " " Le règne de la quantité et les signes des temps " éditions Gallimard, 1945.

Depuis 1945, la situation s’est considérablement aggravée. La récente crise financière permet à Attali et à ses pairs d’œuvrer à l’avènement d’un gouvernement mondial. Il s’agira d’une redoutable parodie de l’autorité spirituelle et du pouvoir temporel.

Friday, October 17, 2008

Archontes & maras Dévapoutra

Les religions établies persécutent souvent les authentiques écoles spirituelles. Les institutions religieuses, comparses des puissants, ne convergent pas vers un Absolu libérateur. Au contraire, elles propagent des doctrines qui emprisonnent les esprits dans la sphère astrale, domaine des émotions et monde de l’au-delà. Les religions et leur succédané le spiritualisme moderne sont des impostures édifiées pour égarer les candidats à la Libération dans le labyrinthe subtil d’entités parasites.

De séduisants "ogres" métaphysiques, nommés "Archontes" et "Eons" par les gnostiques, sont avides de l’énergie spirituelle du cheptel des croyants. Ils se livrent à la prédation des consciences et ont clôturé notre monde pour empêcher que les âmes s’échappent à l’instar du Bouddha. La voie tracée par ce rebelle fut rapidement occultée, même le Théravada, l’ancienne tradition bouddhiste, comporte des chausse-trappes. Dans le Mahayana, le ciel suprême Déwatchen, but des adeptes de la psalmodie du mantra de la "Terre Pure", n’a aucun rapport avec la véritable libération.

Le phénomène de prédation des Archontes est une anomalie dans notre système solaire et sur la Terre. C’est un circuit fermé, un cycle de la naissance, de la mort et de la renaissance (samsâra), qui permet d’extraire de nos âmes une énergie subtile. Cette énergie est à l’origine de la puissance des hiérarchies rétrogrades de l’au-delà.

Les Archontes des gnostiques évoquent les maras Dévapoutra du bouddhisme. Le lama tibétain Kelsang Gyatso, persécuté par le dalaï-lama, écrit :

"Le plus commun d'entre eux est l'Ishvara Noir. Ce dieu réside dans le pays appelé "Pays qui Contrôle les Emanations ", qui est l'état d'existence le plus élevé à l'intérieur du règne du désir. Ce dieu a des pouvoirs miraculeux limités contaminés qui le rendent beaucoup plus puissant que les autres êtres du règne du désir. Si nous faisons confiance à Ishvara, nous pouvons recevoir certains bienfaits temporaires dans cette vie, tels qu'une augmentation de notre richesse et de nos biens, mais l'Ishvara Noir est l'ennemi de ceux qui cherchent la libération et il interfère avec notre progrès spirituel. Pour cette raison, on l'appelle parfois, tout simplement, "Mara".

Quand Bouddha Shakyamouni fut sur le point de faire la démonstration de l'accomplissement de l'illumination finale sous l'arbre bodhi, ce fut Mara et son entourage qui essayèrent de le troubler. Mara fit apparaître des visions de belles femmes séduisantes pour susciter son attachement désirant, et il fit tomber une pluie d'armes pour inciter sa colère. Mais aucun de ces stratagèmes ne réussit. Bouddha Shakyamouni triompha de ces interférences par la force de sa concentration méditative sur l'amour." (Guéshé Kelsang, "Le Cœur de la sagesse". Editions Tharpa.)


Pour en savoir plus :
Jan Van Rijckenborgh, "Les Mystères gnostiques de la Pistis Sophia".
"Envoyé spécial" consacre un reportage au Dalaï-lama et montre l’intolérance du prix Nobel de la Paix à l’égard des adeptes de Dorjé Shougden. Les journalistes traitent aussi du rôle de la CIA, du soutien des clubs des millionnaires américains… Dans ces clubs sélects on découvre un Matthieu Ricard Guilleret et mondain.
http://envoye-special.france2.fr/index-fr.php?page=reportage-bonus&id_article=953