Thursday, June 11, 2009

Les Jonangpa, d’aimables hérésiarques…


Quand l’ordre religieux des Guélougpa était au pouvoir, le peuple et les autres écoles religieuses du Tibet subissaient sa dictature. Le dalaï-lama est le chef de l’ordre Guéloug…

L’école des Jonangpa fut persécutée et ses monastères annexés. Cette école était accusée de perpétuer l’enseignement des maîtres Ch’an du bouddhisme chinois.

La photo illustre la réconciliation des Guélougpa et des Jonangpa. Le responsable du monastère Jonang, Takten Phuntsok Choeling, situé à Simla Sanjauli en Inde, Jetsan Khelkha Rinpoché et le dalaï-lama font semblant d’oublier la persécution qui remonte au 17ème siècle. A l’époque, les Jonangpa étaient considérés comme des hérétiques.

Le 14ème dalaï-lama s’efforce de raccommoder les accrocs fait à la tolérance prêchée par le Bouddha. Mais la reconnaissance de la tradition des Jonangpa et celle des Bönpo (1) lui permet surtout d’affirmer son leadership sur toutes les communautés en exil.

Quand une secte tibétaine est suspecte de sympathie pro-chinoise, le dalaï-lama devient un impitoyable persécuteur. Le lauréat du prix Nobel de la paix entend éradiquer le mouvement des adeptes du culte de Shougden.
http://bouddhanar-1.blogspot.com/2008/06/des-tibtains-opposs-au-dala-lama.html


***

(1) L’argent du pontife tantrique a financé les projets d’agrandissement du monastère du pape du Bön, le 33ème Abbé de Menri. Les Bönpo en exil ont fait allégeance au dalaï-lama alors que les Bönpo du Tibet ne veulent pas du retour de la dictature des Guélougpa.
http://bouddhanar-2.blogspot.com/2008/06/le-schisme-il-y-quelques-annes-la.html


Sunday, February 08, 2009

Les coulisses du Vajrayana

Deux e.mails de Marc Bosche

Convaincu d’un "péril lamaïste", il est impossible de garder plus longtemps pour moi l'intime conviction de Marc Bosche à propos des pratiques du bouddhisme tantrique.


(Photo : Marc Bosche au monasère Dagpo Kundrel Ling en Auvergne)



Cher Félix,

Je réponds à votre email, je suis allé sur la page où conduit le lien
http://bouddhanar-7.blogspot.com/2007/03/trois-semaines-et-demi.html et j'ai découvert votre expérience de la vie monastique au contact direct d'un lama pas très partageur. Si c'est lui sur la photo en haut à droite de cette page de blog ci-dessus, je me suis dit malgré moi comme première réflexion (avant de vous avoir lu et juste après avoir ouvert cette page du blog) : "il a le même sourire que Le Pen." Sans autre commentaire.

Plus sérieusement je suis allé aujourd'hui relire plus avant vos nombreux blogs actualisés, les notes de lectures de livres en marge, etc. et j'en aime bien le foisonnement et la richesse de contenu. Cette profusion illustrée est intéressante et agréable : elle permet de se faire une idée par la juxtaposition des sources, un peu comme le dessin d'une mosaïque apparaît par la multitude de petites pièces posées côte à côte.

C'est votre blog 1 (kalachakra) qui m'a le plus interpellé, il y a des éléments qui correspondent sans doute à ma modeste expérience, mais peut-être pourrais-je vous en dire plus lorsque j'aurai laissé mûrir cela un peu plus. Mais plutôt que de vous faire languir, voici les deux extraits qui ont eu de la résonnance en moi :

1) "en des lamaseries écartées, [certains] pratiqueraient un vampirisme de grand style : ils attireraient par magie des voyageurs égarés et les convaincraient de se laisser mourir rituellement afin d'acquérir du mérite ou un " bon karma ", valable en une autre vie ! En réalité, les " moines " viseraient à leur prendre leur vitalité par osmose, au cours d'une agonie savamment allongée." Alexandra David-Neel

2) "le monde subtil est immense, son étendue et sa pénétration sont d'ordre cosmique ; des êtres venus de lointains univers interviennent sur notre terre car la plasticité de la substance subtile est totale. Des formes extrêmement puissantes, libres, étranges, mouvantes vont et viennent dans cet univers très proche du nôtre mais où les lois du temps et de l'espace sont différentes. [...] elles sont souvent d'une beauté indicible, mais la gloire et la splendeur n'implique pas nécessairement la valeur morale ; songez aux sectes étranges qui surgissent un peu partout à travers le monde, créées par des illuminés, sadiques ou masochistes, qui provoques une asthénie pathologique chez leurs disciples et, par hypnose, permettent les contacts avec les plans subtiles où règnent ces forces asuriques ténébreuses. "Jean Marquès-Rivère, " LETTRES DE BENARES ".

J'ai ôté de ces extraits (cela apparaît lorsqu'il y a des crochets [...] ) les brefs passages et les notations avec lesquels je n'étais pas vraiment en phase, pour ne garder que ce qui a fait écho en moi à des choses que j'ai eu l'impression de subir, côté victime, pendant ma retraite en solitaire de deux ans. Je n'ai pas pu le raconter, je n'ai pas les mots pour l'écrire, et personne de rationnel de toute façon ne pourrait y croire. Merci de garder cet email pour vous, seulement pour vous, je pense peut-être pouvoir écrire un jour sur cela, grâce en particulier aux réflexions issues des citations et textes de vos blogs, mais ce n'est pas encore pour aujourd'hui.

Tout cela pour vous dire que je pense plutôt à des phénomènes un peu comme ceux évoqués ci-dessus - dans les citations 1) et 2) - plutôt qu'à une idée de "Satan" ou de "prince des ténèbres" évoquées par des auteurs dans votre blog. Cela fait un peu trop granguignol, et surtout cela donne de l'eau au moulin de tous ces adorateurs de divinités courroucées, en semblant leur dire qu'ils auraient ainsi raison, que leurs objet de culte seraient valides, réels, etc.Ma sensibilité se tourne plus vers une vision "poly" ou "multi", une multitude de forces, d'activités et d'êtres dans des champs complexes et vastes, des rapports de forces complexes un peu comme la colonisation, la domination et la soumission d'individus et de collectivités à d'autres individus et collectivités, plutôt que vers la vision d'une sorte de force unique ou même plutôt que l'opposition dualiste. Je n'affirme ni n'exclue rien cependant. J'ai même pu pendant une partie de ma retraite solitaire avoir l'impression de subir la prédation d'activités subtiles que je peux qualifier comme évoquant une impression évidente et somme toute unifiée de Mal, même si je me refuse à personnifier cela de peur de simplifier ou de caricaturer ce qui est sans doute plus sophistiqué et complexe.

Je ne sais donc toujours pas ce qui s'est passé et ce qui se passe aujourd'hui en filigrane de ces mondes du tantrisme bouddhique, mais ce que je commence mieux - grâce à vos écrits - à sentir c'est que ce n'est pas du tout le bouddhisme rassurant et paisible qui vous était promis à vous comme à moi lorsque nous avons mis une robe de moine...

Il y a anguille sous roche...

Amical souvenir,
Marc (le 3 Avril 2007)



Cher Félix,

Vous voilà ainsi cité sur l'annuaire du bouddhisme, et en premier en plus ! Comme quoi les mêmes questions traversent aussi les communautés de bouddhistes même s'ils n'apportent pas encore de réponse ferme à leurs propres réticences...

Je vois que nous partageons des réflexions parallèles sur les arrières plans psychiques du tantrisme bouddhique. J'ai comme vous le savez décidé de tourner la page : tant que je n'ai ni des mots, ni des faits pour spécifier ces phénomènes il ne me sera pas possible d'écrire vraiment dessus. Donc je ne pense pas qu'il y ait à venir un livre de ma part à ces sujets, faute de visible et de tangible à offrir aux lecteurs, dans ce monde de l'intangible et de l'invisible. Je me contente d'essayer de cultiver de vagues notions, de comprendre un peu mieux l'incompréhensible, peut-être quelques paragraphes en sortiront-ils, et je lirai vos blogs pour mieux comprendre.

Mais pour ne pas clore totalement le sujet à ce point, à titre privé et confidentiel de correspondance avec vous, juste une chose, comme çà, en passant : je pensais rencontrer un monde psychique et spirituel, antique, ancien et hiératique pendant ma retraite spirituelle. Il est en effet apparu au début, un peu comme un décor, une toile peinte : les yidams, les mandalas et les formules des mantras apparaissant un peu en trompe l'œil comme aux avants-scènes, puis c'est - derrière - un autre monde qui s'est invité, comme s'il était une réalité plus active et efficiente, se servant de ces images traditionnelles et figées du bouddhisme himalayen. Ce monde, que nous avons parfois qualifié de prédateur, ou d'exploitif n'avait rien d'antique, de vieux ou de traditionnel. Il m'est apparu comme ultra moderne selon nos critères, un monde de technologies sophistiquées venues de mondes parallèles au nôtres et doté de sciences appliquées bio-psycho-somatiques subtiles agissant en effet "par osmose", prélevant nos énergies subtiles, les échantillonnant par qualités, dotées de feed back, de coordination inter-individuelle et d'auto contrôle cybernétique etc.

Bref, il m'a semblé que ce monde psychique n'est pas peuplé de vieux "démons" ou de vieilles "dakinis" rouges mais par des activités de technologies, inconcevables encore pour nous, qui prélèvent notre vitalité subtile, nos énergies de conscience et de vie de manière rationnelle et organisée, ne nous renvoyant que des leurres yoguiques et des images tantriques toutes faites pour mieux brouiller les pistes, pour mieux se cacher derrière. Bref, le monde tantrique serait habité par une réalité technologique subtile, une bio-science exploitive venue d'autres mondes, d'autres dimensions de l'expérience consciente et collective, dont nous n'avons encore aucune idée.

Nous ne serions ainsi pas seulement le "bétail des dieux", comme l'écrit Daniélou, bétail trait pour le lait de notre vitalité humaine et de nos énergies subtiles, mais dans une sorte d'élevage industriel, dont les clôtures barbelées nous sont invisibles, relié à des dimensions peuplés de collectivités invisibles, par leurs activités autonomes qui s'installeraient progressivement dans nos canaux et plexus subtils lors de l'adhésion au tantrisme et de l'ouverture dévotionnelle.

Comme vous le voyez, je ne peux pas publier cela en l'état actuel des choses, personne ne pourra y croire un seul instant, impossible de le prouver ou d'en apporter la moindre présomption de preuve. De plus je ne suis pas sûr des limites, ni des enjeux réels de ces phénomènes s'ils existent, ni qu'ils soient strictement limités au monde tantrique. Nous n'avons que 5 ou 6 sens, nous ne percevons que 3 ou 4 dimensions. Si d'autres dimensions existent en plus, et en parallèle, d'autres sens nous seraient nécessaires pour percevoir ces bandes de fréquence de réalité qui sortent des capacités de notre "tuner" cognitif. Si d'autres mondes conscients disposent de ces sens dans ces dimensions supplémentaires, ils nous perçoivent et peuvent nous rencontrer sans que la réciproque soit vrai, comme s'ils nous voyaient à travers un miroir sans tain et que nous ne pouvions les voir. Certains de ces mondes, de ces êtres, ou de leurs collectivités nous sont sans doute familiers sans que nous puissions connaître leur vrai visage. Certains sont sans doute amicaux, agissant comme de bienveillants jardiniers dans notre monde primitif d'hommes, nous gardant des obstacles invisibles ou de ces prédateurs. Mais il ne serait pas impossible que dans le vaste cosmos, et surgies d'autres dimensions, des mondes moins généreux s'intéressent à notre force de vie, de conscience, à notre potentiel humain collectif et individuel, juste pour le prélever, comme nous le faisons ici pour du lait, du pétrole, du gaz ou de l'éthanol. Un gisement à exploiter, en somme. Et les mandalas du tantrisme ne seraient que des machines à traire, les mantras : des foreuses et les yidams : des entonnoirs pour aspirer, réunir et prendre à notre monde humain, par osmose, le meilleur de lui-même, sans que nous n'en vissions rien.

La science fiction, même si je n'en suis pas un amateur, de Matrix à Star Wars a depuis longtemps l'intuition de ces phénomènes. Sont-ils ainsi, tels que les artistes et les réalisateurs nous les décrivent ? Sont-ils aussi au cœur du tantrisme bouddhique ?

Et pouvons-nous aussi compter sur des mondes, des guides bienveillants, des pédagogues subtils, venus eux aussi d'autres dimensions contiguës à notre univers physique, pour nous éviter les pièges invisibles ?

Car des monastères, centres du dharma et mandalas tantriques pourraient être de simples pièges colorées et parfumés, un rinpoché vivant gigotant, lui-même prisonnier en otage dans une petite cage au milieu, comme le petit poisson accroché au bout de l'hameçon. Musiques, alcool, sucreries, sexe tantrique n'étant que d'autres appâts pour mieux attirer les foules naïves, et après exploiter ceux qui auraient mordu à l'hameçon, jusqu'à en faire des automates placides et sans âme, pilotés par des activités subtiles régissant leurs désirs et au prétexte de les satisfaire, en prélevant le meilleur de leur esprit, de leur conscience et de leur énergie vitale subtile. Des tantrikas en somme.
Dites-moi si je vais trop loin…

Amical souvenir,
Marc (le 5 Avril 2007)


En quelques phrases Marc exprime simplement et clairement son intuition du danger qui guette de nombreux retraitants et méditants. Quelques jours plus tard, il communiquera à Bouddhanar une nouvelle intitulée "Même si la nuit a été bien noire… Sept échos du tantra sont revenus à mon oreille" sous le pseudonyme de Flavie Duquesne.

Dans ce texte, le monde du bouddhisme tantrique livre sa terrible raison d’être : " Ce monde, qui s’est avéré au final prédateur et exploitif, n'avait rien d'antique, de vieux ou de traditionnel.Il m'est apparu comme ultra moderne selon nos critères, un monde de technologies sophistiquées venues de " mondes " parallèles aux nôtres. Il était doté de sciences appliquées psycho somatiques subtiles agissant "par osmose". Elles servaient en particulier à prélever nos énergies subtiles, les échantillonnant par qualités.Ces activités subtiles étaient dotées de " feed back " (capacités de rétroaction), de coordination et d'auto contrôle cybernétique, etc. " LIRE LA SUITE http://bouddhanar-1.blogspot.com/2007/04/mme-si-la-nuit-t-bien-noire.html


Marc Bosche animait le site "Bouddhismes.info" qui n’existe plus aujourd'hui. Toutefois, ses principaux articles sont réunis à l’adresse suivante :
http://articlesmarcbosche.googlepages.com/home


Dans son dernier ebook, "Intelligent Design, au cœur des champs de superconscience", Marc Bosche revient sur le thème de l’humanité bétail de maîtres invisibles :

" Pourquoi des mondes invisibles déposeraient-ils en nous des activités subtiles ? "
Bien sûr l’hypothèse d’une sorte d’exploitation à grande échelle de nos ressources intérieures est intéressante.
Nous pourrions en effet, pour certains de ces mondes, être nourriture, gisement ou énergie.
Les activités déposées en nous par ces univers intérieurs serviraient à prélever nos énergies vitales, comme du lait trait chaque jour des vaches sans leur demander leur avis.
La vitalité adolescente et la propension démographique de l’humanité seraient ainsi utilisées pour disposer depuis d’autres plans, à nous imperceptibles, d’un vaste élevage industriel aux dimensions de la Terre.
L’uniformité et le conditionnement global d’une civilisation terrassant les différences permettraient à nos éleveurs de pratiquer un mode simple et intensif de stabulation libre, nous réduisant à des cheptels captifs et indifférenciés, un gisement exploité sans nuance parce que devenu homogène en ayant perdu ses distinctions, ses anciennes frontières et ses clivages.
Les virus et les maladies pandémiques pourraient même être vues comme un autre mode de prédation particulièrement rapide. Non contents de se satisfaire de prélèvement quotidien, d’autres maîtres invisibles sacrifieraient une partie du troupeau pour un rendement plus élevé et un résultat expéditif.
Les vaches peuvent être élevées pour leur lait, pour leur progéniture ou pour leur chair comestible.
Ainsi, selon l’appétit de nos éleveurs industriels, serions-nous " consommés " de diverses manières plus ou moins radicales, dramatiques et spectaculaires."

LIRE l’intégralité du texte :
http://superconscience.blogspot.com/

Thursday, November 20, 2008

Les hordes de Koka et Vikoka

Le Dalaï-lama combat les adeptes de Shougden. Ce mouvement ne cache pas son rapprochement avec la Chine alors que le Dalaï-lama aimerait que l’on oublie ses relations avec la CIA. L’acharnement du prix Nobel de la paix contre les sectateurs de Shougden permet d’entrevoir l’autre visage du spiritualisme contemporain.

L’engouement des occidentaux pour les pratiques lamaïstes est probablement le fruit d’une opération de manipulation de grande envergure orchestrée par de mystérieuses officines. Des influences subtiles, particulièrement délétères, participent à cette opération et jouent un rôle dans la corruption de la véritable spiritualité. Ces forces sont presque toujours occultées par les hiérarques religieux actuels, or elles représentent un obstacle majeur pour les candidats à la libération.

Le Guéshé Kelsang Gyatso, fondateur de la Nouvelle Tradition Kadampa et adepte du culte de Shougden, est l’un des rares lamas qui n’hésitent pas à révéler l’existence d’influences extrêmement négatives. Une telle divulgation se heurte au bouddhisme frelaté en vogue. Ce bouddhisme, intégré à la mouvance du Nouvel Age, préconise un art du bonheur futile. Des imbéciles heureux se laissent tromper par les faux maîtres du spiritualisme moderne et aspirent à se fondre benoîtement dans une conscience cosmique floue, c’est en réalité une dissolution sans retour. D’imprudentes méditations et les tromperies de gourous peuvent aboutir à une désintégration totale de l’être conscient.

Des forces subtiles négatives s’infiltrent dans notre monde par les fissures de la "Grande Muraille" qui nous protégeait contre les forces maléfiques du domaine subtil inférieur. Ces sont les hordes des démons koka et Vikoka selon le " Kalki Purana ", un texte de l’hindouisme.

" Dans la tradition islamique, écrit le sheikh Abdel Wahid Yahia (alias René Guénon), ces " fissures " sont celles par lesquelles pénétreront, aux approches de la fin du cycle, les hordes dévastatrices de Gog et Magog, qui font d’ailleurs des efforts incessants pour envahir notre monde […] "

La société de consommation et son spiritualisme de bazar sont noyautés par les influences subtiles inférieures. La plupart des responsables religieux et politiques sont des auxiliaires conscients de ces forces. " Quant aux autres auxiliaires, précise René Guénon en 1945, c’est à dire tous ceux qui agissent de bonne foi et qui, ignorant la véritable nature de ces forces, ne jouent en somme qu’un simple rôle de dupes, ce qui ne les empêche pas d’être souvent d’autant plus actifs qu’ils sont plus sincères et plus aveuglés, ils sont déjà presque innombrables et peuvent se ranger en de multiples catégories, depuis les naïfs adhérents des organisations " néo-spiritualistes " de tout genre jusqu’aux philosophes " intuitionnistes ", en passant par les savants " métapsychistes " et les psychologues des plus récentes écoles. " " Le règne de la quantité et les signes des temps " éditions Gallimard, 1945.

Depuis 1945, la situation s’est considérablement aggravée. La récente crise financière permet à Attali et à ses pairs d’œuvrer à l’avènement d’un gouvernement mondial. Il s’agira d’une redoutable parodie de l’autorité spirituelle et du pouvoir temporel.

Friday, October 17, 2008

Archontes & maras Dévapoutra

Les religions établies persécutent souvent les authentiques écoles spirituelles. Les institutions religieuses, comparses des puissants, ne convergent pas vers un Absolu libérateur. Au contraire, elles propagent des doctrines qui emprisonnent les esprits dans la sphère astrale, domaine des émotions et monde de l’au-delà. Les religions et leur succédané le spiritualisme moderne sont des impostures édifiées pour égarer les candidats à la Libération dans le labyrinthe subtil d’entités parasites.

De séduisants "ogres" métaphysiques, nommés "Archontes" et "Eons" par les gnostiques, sont avides de l’énergie spirituelle du cheptel des croyants. Ils se livrent à la prédation des consciences et ont clôturé notre monde pour empêcher que les âmes s’échappent à l’instar du Bouddha. La voie tracée par ce rebelle fut rapidement occultée, même le Théravada, l’ancienne tradition bouddhiste, comporte des chausse-trappes. Dans le Mahayana, le ciel suprême Déwatchen, but des adeptes de la psalmodie du mantra de la "Terre Pure", n’a aucun rapport avec la véritable libération.

Le phénomène de prédation des Archontes est une anomalie dans notre système solaire et sur la Terre. C’est un circuit fermé, un cycle de la naissance, de la mort et de la renaissance (samsâra), qui permet d’extraire de nos âmes une énergie subtile. Cette énergie est à l’origine de la puissance des hiérarchies rétrogrades de l’au-delà.

Les Archontes des gnostiques évoquent les maras Dévapoutra du bouddhisme. Le lama tibétain Kelsang Gyatso, persécuté par le dalaï-lama, écrit :

"Le plus commun d'entre eux est l'Ishvara Noir. Ce dieu réside dans le pays appelé "Pays qui Contrôle les Emanations ", qui est l'état d'existence le plus élevé à l'intérieur du règne du désir. Ce dieu a des pouvoirs miraculeux limités contaminés qui le rendent beaucoup plus puissant que les autres êtres du règne du désir. Si nous faisons confiance à Ishvara, nous pouvons recevoir certains bienfaits temporaires dans cette vie, tels qu'une augmentation de notre richesse et de nos biens, mais l'Ishvara Noir est l'ennemi de ceux qui cherchent la libération et il interfère avec notre progrès spirituel. Pour cette raison, on l'appelle parfois, tout simplement, "Mara".

Quand Bouddha Shakyamouni fut sur le point de faire la démonstration de l'accomplissement de l'illumination finale sous l'arbre bodhi, ce fut Mara et son entourage qui essayèrent de le troubler. Mara fit apparaître des visions de belles femmes séduisantes pour susciter son attachement désirant, et il fit tomber une pluie d'armes pour inciter sa colère. Mais aucun de ces stratagèmes ne réussit. Bouddha Shakyamouni triompha de ces interférences par la force de sa concentration méditative sur l'amour." (Guéshé Kelsang, "Le Cœur de la sagesse". Editions Tharpa.)


Pour en savoir plus :
Jan Van Rijckenborgh, "Les Mystères gnostiques de la Pistis Sophia".
"Envoyé spécial" consacre un reportage au Dalaï-lama et montre l’intolérance du prix Nobel de la Paix à l’égard des adeptes de Dorjé Shougden. Les journalistes traitent aussi du rôle de la CIA, du soutien des clubs des millionnaires américains… Dans ces clubs sélects on découvre un Matthieu Ricard Guilleret et mondain.
http://envoye-special.france2.fr/index-fr.php?page=reportage-bonus&id_article=953

Tuesday, June 03, 2008

Des Tibétains opposés au Dalaï-lama

Les adeptes tibétains du culte de Dorjé Shougden dénoncent une véritable persécution religieuse. Menaces, ostracisme, violences, ils sont victimes de l’intolérance des lamaïstes " orthodoxes " depuis que le Dalaï-lama a interdit leur culte.

Ce reportage montre un aspect méconnu de la personnalité de l’autocrate religieux, c’est un documentaire rare et édifiant.



Deuxième partie :



Troisième partie :




Les raisons qui ont poussé le dalaï-lama à interdire le culte de Shougden demeurent floues. Durant des siècles, les hiérarques guélougpa vouaient une grande vénération à cette déité protectrice. L’actuel dalaï-lama et ses maîtres ont pratiqué cette vieille liturgie. Puis, à la grande surprise des Tibétains, le 14ème dalaï-lama ordonna la proscription du culte. Il ne s’agit pas d’une vague mise à l’index, c’est une véritable persécution religieuse qui frappe les derniers fidèles de la croyance devenue " hérétique " du jour au lendemain.

Il est impossible de trouver les causes réelles de cet étonnant revirement. Des spiritualistes assez intuitifs peuvent se douter de la vérité. Certains limiers de l’occulte subodorent le rôle de la hiérarchie contre-initiatique qui utilise le néo bouddhisme comme fer de lance du spiritualisme contemporain. L’élimination du culte de Shougden permet-il d’annihiler les derniers garde-fous de la stricte observance du lamaïsme ?

Wednesday, February 13, 2008

Le Dalaï-lama préfère les dollars des USA au marxisme

La lecture du livre d’Elisabeth Martens, " Histoire du Bouddhisme tibétain ", permet de soulager les étagères de nombreux ouvrages de propagande tibétaine. Durant des décennies, l’Occident s’apitoyait sur le sort d’un peuple de prétendus anachorètes et de saints lamas détenteurs de l’antique sagesse qui permet de vivre dans le bonheur, la justice et la compassion. Le fils du philosophe Jean-François Revel, Matthieu Ricard, moine notoire du bouddhisme tibétain, n’hésitait pas à comparer les lamas tibétains à Saint François, le pauvre d’Assise. Quelle scandaleuse duperie !

" Accumulant biens en espèces et en genre humain, écrit Elisabeth Martens, les lamas ont pillé le Tibet pendant un millénaire. Il ne restait rien au 95% de la population composée des serfs, domestiques, moines de basse catégorie, paysans semi-nomades, vagabonds et femmes. La pression des monastères et des seigneurs était énorme sur une population exsangue, affamée, mutilée et endettée parfois sur plusieurs générations à venir. " Le peuple tibétain était taxé sur presque tout. " Quand les gens ne pouvaient pas payer, les monastères leur prêtaient de l’argent à un taux d’intérêt de 20 à 50% ", précise Edward Conze.

Au milieu du 20ème siècle, jusqu’à l’arrivée des communistes à Lhassa, le peuple tibétain était impitoyablement exploité par une caste de prélats lamaïstes avides et cruels.

" Tout bien réfléchi, et le 14ème Dalaï-lama l’a bien compris, les réformes proposées par Mao sur base du système marxiste entraient de plein pied dans l’éthique bouddhiste. Plus tard, en 1996, le Dalaï-lama l’a lui-même confirmé : " De toutes les théories économiques modernes, le système économique marxiste est fondé sur des principes moraux, tandis que le capitalisme n’est fondé que sur le gain et la rentabilité. Le marxisme est basé sur la distribution de la richesse à une base égale et sur l’utilisation équitable des moyens de production. Il est concerné par le destin des travailleurs, qui sont la majorité, aussi bien que par le destin de ceux qui sont défavorisés et dans le besoin. De plus, le marxisme se soucie des victimes exploitées par une minorité. Pour ces raisons, le système m’interpelle et il me semble juste… Je me considère moi-même comme semi-bouddhiste, semi-marxiste ". En effet, un bouddhiste " droit dans ses bottes " ne saurait échapper à l’analyse marxiste, de même d’ailleurs qu’un chrétien intègre. Le 14ème, qui avait une bonne connaissance du marxisme, est impardonnable d’avoir vendu son âme et son peuple aux USA qui, dans la logique de marché et de rentabilité, ne défendent que le gain de quelques privilégiés. Semi-bouddhiste, semi-marxiste… ne serait-il pas plus correct de dire que, dans la ligne tracée par son prédécesseur, il a choisi la voie du " ni chou ni chèvre " ? Est-ce à ce genre de compromis que mène la Voie du Milieu ? Le Bouddha sent un froid glacial lui monter le long des omoplates ; de honte et de misère, il s’en retourne tristement à son Nirvana.

D’après ce tableau, on pourrait croire que tout allait dans le sens d’un changement social acceptable et accepté unanimement par les autorités et la population tibétaines. Pourtant le cœur de Sa Sainteté restait partagé entre réformes et conservatisme. Si le Dalaï-lama signa l’accord qui le liait à la République Populaire de Chine, c’est parce qu’il n’avait pas d’autre choix : les Japonais avaient été mis hors jeu, et les anglais avaient perdu leurs colonies asiatiques. Il restait les Américains qui voyaient dans le Dalaï-lama un allié potentiel pour asseoir la Guerre Froide en Extrême-Orient, mais leurs propositions n’étaient pas suffisamment concrètes pour le 14ème Dalaï-lama. Mis sous pression par les hauts dignitaires du Bouddhisme tibétain qui voyaient leurs terres, leurs biens, leurs privilèges et leur autorité menacés par la jeune République chinoise, le 14ème se sentait dans " l’obligation morale " de trouver la meilleure solution pour protéger les privilégiés du Tibet. Sympathiser momentanément avec la République Populaire de Chine était un moyen astucieux de pousser les Etats-Unis à trouver rapidement comment satisfaire les exigences du gratin tibétain. "

Elisabeth Martens, " Histoire du Bouddhisme tibétain, la Compassion des Puissants ", L’Harmattan.

Wednesday, January 23, 2008

Maîtres tibétains

L’idéal ascétique du Bouddha Siddhartha Gautama est malmené par les lamas d’affaires. Charity-business, commerce des initiations tantriques, vente de reliques, le bouddhisme tibétain est vénal, et c’est pourquoi son influence ne cesse de se développer dans notre société de consommation. Les produits spirituels exotiques attisent la curiosité, il est bien difficile de résister au marketing religieux.

Les gourous richissimes plastronnent pour la galerie comme leur chef de bataillon, le Dalaï-lama. Mais ces dignitaires religieux ne sont pas d’inoffensifs cabotins. Ils participent à une gigantesque imposture spirituelle. Selon certains observateurs, le programme d’asservissement des populations s’articule autour d’une nouvelle religion mondiale. En France, reniant le principe fondamental de notre démocratie, la séparation de l’Eglise et de l’Etat, Sarkozy veut remettre la religion au cœur de la vie. Ce n’est pas une lubie d’un président fantasque.

Le culte de " l’énergie " et " l’ouverture des chakras " sont répandus dans tous les courants du spiritualisme contemporain, ils n’épargnent pas les mouvements chrétiens. Dès le 19ème siècle, la Société théosophique a propagé l’ésotérisme oriental (kundalini, chakra, yoga…) et le messianisme du nouvel ordre mondial. Helena Blavatsky parlait fréquemment des maîtres tibétains. Elle prétendait avoir rencontré ces mystérieux maîtres de sagesse aux confins de l’Inde et de l’Himalaya. La fondatrice de la Société théosophique fut probablement un instrument entre les mains d’individus ou d’un groupement politico-occulte. Rudolph Steiner pensait que madame Blavatsky était manipulée par la mystérieuse fraternité des mahatmas, les maîtres tibétains liés à l’histoire de la Société théosophique.

Alice Bayley, un médium théosophe, annonça, sous la dictée du maître tibétain Djwhal Khul, l’instauration d'une nouvelle religion planétaire. Voici ce que le maître tibétain dit de lui-même :

Il suffit de vous dire que je suis un disciple tibétain d'un certain grade, ce qui signifie peu de chose pour, car tous sont des disciples et y compris le Christ Lui-même, et au-delà. Je vis dans un corps physique comme d'autres hommes, aux confins du Tibet. Du point de vue exotérique, je préside de temps a autre un groupe nombreux de lamas tibétains quand les autres occupations me le permettent. C'est pourquoi on a rapporté que je suis un moine de cette lamaserie particulière. Mes associés dans le travail de la Hiérarchie – et tous les vrais disciples sont associés à ce travail – me connaissent par un autre nom et une autre fonction. Alice Bailey sait qui je suis et me reconnaît par deux de mes noms.

Les livres écrits par Alice A. Bailey, en collaboration avec le Tibétain (Maître D.K), contiennent de nombreuses références à l'organisation maçonnique. De leur côté, des channels, en contact avec les hiérarchies de Shamballa, préparent le nouvel ordre mondial et la venue de Maitreya.