Sunday, October 28, 2007
L’Orient luciférien et la spiritualité moderne
" Tous ces mouvements : Rose-Croix moderne, Golden Dawn, Société du Vril allemande (qui nous amèneront au groupe Thulé où nous trouverons Haushoffer, Hess, Hitler) avaient plus ou moins partie liée avec la Société Théosophique, puissante et bien organisée. La théosophie ajoutait à la magie néo-païenne un appareil oriental et une terminologie hindoue. Ou plutôt, elle ouvrait à un certain Orient luciférien les routes de l’Occident. C’est sous le nom de théosophisme que l’on a fini par décrire le vaste mouvement de renaissance du magique qui a bouleversé beaucoup d’intelligences du début du siècle.
Dans son étude " Le Théosophisme, histoire d’une pseudo-religion ", publiée en 1921, le philosophe René Guénon se montre prophète. Il voit monter les périls derrière la théosophie et les groupes initiatiques néo-païens plus ou moins en rapport avec la secte de Mme Blavatsky.
Il écrit :
" Les faux messies que nous avons vus jusqu’ici n’ont fait que des prodiges d’une qualité fort inférieure, et ceux qui les ont suivis n’étaient probablement pas bien difficiles à séduire. Mais qui sait ce que nous réserve l’avenir ? Si l’on réfléchit que ces faux messies n’ont jamais été que des instruments plus ou moins inconscients entre les mains de ceux qui les ont suscités, et si l’on se reporte en particulier à la série des tentatives faites successivement par les théosophistes, on est amené à penser que ce ne sont là que des essais, des expériences en quelque sorte, qui se renouvelleront sous des formes diverses jusqu’à ce que la réussite soit obtenue, et qui, en attendant, ont toujours pour résultat de jeter un certain trouble dans les esprits. Nous ne croyons pas, d’ailleurs que les théosophistes, non plus que les occultistes et les spirites, soient de force à réussir pleinement par eux-mêmes une telle entreprise. Mais n’y aurait-il pas, derrière tous ces mouvements, quelque chose d’autrement redoutable, que leurs chefs ne connaissent peut-être pas, et dont ils ne sont pourtant à leur tour que les simples instruments ? "
C’est aussi l’époque où un extraordinaire personnage, Rudolph Steiner, développe en Suisse une société de recherches qui repose sur l’idée que l’univers tout entier est contenu dans l’esprit humain et que cet esprit est capable d’une activité sans commune mesure avec ce que nous en dit la psychologie officielle. De fait, certaines découvertes steineriennes, en biologie (les engrais qui ne détruisent pas le sol), en médecine (utilisation des métaux modifiant le métabolisme) et surtout en pédagogie (de nombreuses écoles steineriennes fonctionnent aujourd’hui en Europe) ont notablement enrichi l’humanité. Rudolph Steiner pensait qu’il y a une forme noire et une forme blanche de la recherche " magique ". Il estimait que le théosophisme et les diverses sociétés néo-païennes venaient du grand monde souterrain du Mal et annonçaient un âge démoniaque. Il se hâtait d’établir, au sein de son propre enseignement, une doctrine morale engageant les " initiés " à n’user que de forces bénéfiques. Il voulait créer une société de bienveillants.
Nous ne nous posons pas la question de savoir si Steiner avait tort ou raison, s’il possédait ou non la vérité. Ce qui nous frappe, c’est que les premières équipes nazies semblent avoir considéré Steiner comme l’ennemi numéro un. Les hommes de main du début dispersent par la violence les réunions des steineriens, menacent de mort les disciples, les obligent à fuir l’Allemagne et, en 1924, en Suisse, à Dornach, mettent le feu au centre édifié par Steiner. Les archives flambent, Steiner n’est plus en mesure de travailler, il meurt de chagrin un an plus tard. "
Le matin des magiciens
Steiner et Krishnamurti se séparèrent de la société théosophique. En retrouvant leur liberté et en échappant aux influences débilitantes d’une spiritualité ambiguë, les deux philosophes contribuèrent au progrès humain.
Les amateurs d’exercices spirituels devraient savoir que les méthodes de nombreux mouvements mystiques sont en réalité des programmes de conditionnement mental. De nos jours, une idéologie totalitaire se dissimule derrière la plupart des organisations qui se réclament de la spiritualité universelle. Il y a une collusion entre ces organisations et les puissances de l’argent.
Quand les nazis déclarèrent la guerre totale, ils firent disparaître de nombreux adhérents des sociétés initiatiques mineures. Ces sociétés constituaient des viviers dans lesquels les organisations véritablement secrètes cooptaient les éléments les plus aptes à servir la cause totalitaire. Les autres adeptes furent neutralisés ou éliminés. La persécution des théosophes, des rosicruciens, des francs-maçons sincères débuta au moment où l'Allemagne se laissa emporter par la folie guerrière de la dictature. Les sociétés hiérarchisées fonctionnent sur la guerre et la pauvreté.
Sunday, July 01, 2007
LA MORT VIOLETTE de G. Meyrink
Gustav Meyrink (1868-1932) n’est pas un romancier ordinaire. Ce maître des mystères pragois était un initié d’authentiques écoles de sagesse. Prague était depuis des siècles la ville fascinante des kabbalistes, des alchimistes et des initiés. L’œuvre de Meyrink recèle de nombreux enseignements ésotériques.La mort violette, nouvelle publiée pour la première fois en 1922 à Leipzig, est probablement une mise en garde de Meyrink contre certaines confréries tantriques du Tibet.
Dans la mort violette, Lord Hannibal Roger Thornton, l’aventurier Anglais imaginé par gustav Meyrink, a une piètre opinion des Tibétains :
Dans une région himalayenne coupée du monde, un clan de magiciens, coiffés de chapeaux rouges, vénèrent un être diabolique et cruel en forme de paon. (Pour les bouddhistes Tibétains, le paon symbolise l’immunité aux poisons. Les plumes de cet oiseau sont omniprésentes dans les rituels tantriques.)
Sir Roger découvre à ses dépens le pouvoir du mantra des magiciens adorateurs du paon infernal. A cause de l’aventurier Anglais et de la presse, les voyelles mortifères se répandent en détruisant une grande partie de l’humanité.
Pour échapper à " la mort violette ", les humains sont obligés de se priver du sens de l’audition. Seuls les sourds survivent au fléau.
" J'affirme et je peux démontrer que les rites du Bouddhisme Tibétain sont négativement magiques, et que les répétitions lancinantes d'invocations ont un but précis, et dirai-je, une fonction scientifique. Ce que j'ai découvert a été corroboré par quelques clairvoyants, fort rares au demeurant. L'organisation du Lamaïsme est centralisée et hiérarchisée afin de répondre à des normes de magie collective. Les techniques de méditation et de visualisation n'ont pas pour but de libérer l'esprit mais d'émettre des flots d'énergie qui sont soigneusement canalisés et diffusés sur la Terre. "
Lire la suite : Les Contes de Fée du Tibet de Undercover
Lire la nouvelle de Gustav Meyrink, LA MORT VIOLETTE.
Thursday, April 12, 2007
Même si la nuit a été bien noire…

Par Flavie Duquesne
Avant Propos
C'est le blog 1 (Kalachakra) de Bouddh@nar : http://bouddhanar-1.blogspot.com/ , qui m'a d’abord interpellée. J’y ai trouvé des éléments qui correspondent sans doute à ma modeste expérience. Peut-être pourrais-je en dire davantage lorsque j'aurai laissé mûrir cela un peu plus. Mais, plutôt que de vous faire languir, voici les deux extraits qui ont eu de la résonance en moi :
Je n'ai pas pu encore la raconter, je n'avais pas les mots pour l'écrire, et personne de rationnel de toute façon n’aurait pu y croire.
C’est aussi des rapports de forces complexes qu’il m’a semblé percevoir à demi, un peu comme dans la colonisation, la domination et la soumission des individus de nos collectivités visibles, à d'autres " individus " et collectivités, invisibles. Cela m’était devenu perceptible momentanément par le biais de l’ouverture spirituelle dans le silence.
Si j’ai perçu une sorte de force unique c’était, je le répète, sans doute la résultante de forces plus complexes, y compris d'oppositions dualistes dont je ne percevais que l’effet final en moi.
Je n'affirme ni n'exclue rien, cependant. J'ai même pu pendant une partie de ma retraite avoir l'impression de subir la prédation d'activités subtiles que je peux qualifier comme évoquant une impression évidente et somme toute unifiée de Mal, même si je me refuse à personnifier cela de peur de simplifier ou de caricaturer ce qui est sans doute plus sophistiqué et complexe.
Je me contente d'essayer de cultiver de vagues notions, de comprendre un peu mieux l'incompréhensible. Peut-être quelques autres paragraphes en sortiront-ils, un peu plus tard. Et je lirai aussi les nouveaux textes et témoignages dans les différents blogs de Bouddh@nar pour mieux comprendre.
1er écho)
Mandala Matrix
Il est en effet apparu au début, un peu comme un décor, une toile peinte : les yidams, les mandalas et les formules des mantras apparaissant un peu en trompe l'oeil comme aux avants scènes.
Puis c'est - derrière - un autre monde qui s'est invité, comme s'il était une réalité plus active et efficiente, se " servant " de ces images traditionnelles et figées du bouddhisme himalayen.
Ce monde, qui s’est avéré au final prédateur et exploitif, n'avait rien d'antique, de vieux ou de traditionnel.
Il m'est apparu comme ultra moderne selon nos critères, un monde de technologies sophistiquées venues de " mondes " parallèles aux nôtres. Il était doté de sciences appliquées psycho somatiques subtiles agissant "par osmose". Elles servaient en particulier à prélever nos énergies subtiles, les échantillonnant par qualités.
Ces activités subtiles étaient dotées de " feed back " (capacités de rétroaction), de coordination et d'auto contrôle cybernétique, etc.
Il m'a semblé que ce monde psychique du tantra bouddhiste n'est pas seulement peuplé de vieux "démons" ou de vieilles "dakinis" rouges, mais mu par des activités de technologies, inconcevables encore pour nous, qui prélèvent notre vitalité subtile, nos énergies de conscience et de vie de manière rationnelle et organisée. Ces activités ne nous renvoient des leurres yoguiques et des images tantriques toutes faites que pour mieux brouiller les pistes, comme pour mieux se cacher derrière.
Le monde tantrique serait habité par une réalité technologique subtile, une bio science exploitive venue d'autres mondes, d'autres dimensions imperceptibles de l'expérience consciente et collective, dont nous n'avons encore aucune idée.
Nous ne serions ainsi pas seulement le "bétail des dieux", comme l'écrit le voyageur tantrika Daniélou. Nous ne serions pas seulement le bétail humain trait pour le lait de notre vitalité et de nos énergies subtiles. Nous serions aujourd’hui dans une sorte d'élevage industriel imperceptible, dont les clôtures barbelées nous sont invisibles, reliés à des dimensions peuplées de collectivités inaccessibles. Leurs activités autonomes s'installeraient progressivement et perceptiblement dans les canaux et plexus subtils à l’intérieur du corps, en particulier lors de l'adhésion au tantra et de l'ouverture dévotionnelle.
De plus je ne suis pas sûr des limites, ni des enjeux réels de ces phénomènes s'ils existent, ni qu'ils soient strictement limités au monde tantrique.
En particulier l’éveil spontané de la kundalini s’apparente aussi à ces phénomènes en terme de symptômes perçus. Il est donc bien difficile chez un tantrika de différencier les activités subtiles qui ressortissent de l’ouverture à sa lignée de lamas, et ce qui est dû à l’activation autonome et universelle de la kundalini en lui.
Ceci étant dit, nous n'avons que 5 ou 6 sens, nous ne percevons que 3 ou 4 dimensions.
Si d'autres dimensions existent en plus, et en parallèle, d'autres sens nous seraient nécessaires pour percevoir ces bandes de fréquence de réalité qui sortent des capacités de notre "tuner" cognitif.
Si d'autres mondes conscients disposent de ces sens dans ces dimensions supplémentaires, ils nous perçoivent et peuvent nous rencontrer sans que la réciproque soit vraie, comme s'ils nous voyaient à travers un miroir sans tain, et que nous ne pouvions les voir.
Certains de ces mondes, de ces " êtres " conscients, ou de leurs collectivités nous sont sans doute familiers sans que nous puissions jamais connaître leur vrai visage.
Ceux-là sont sans doute amicaux, agissant comme de bienveillants jardiniers dans notre monde primitif d'hommes, nous gardant des obstacles invisibles ou de ces prédateurs.
Mais il ne serait pas impossible que dans le vaste cosmos, et surgies d'autres dimensions, des mondes moins généreux s'intéressent à notre force de vie, de conscience, à notre potentiel humain collectif et individuel, juste pour le prélever, comme nous le faisons ici pour du lait, du miel, du pétrole, du gaz ou du bioéthanol…
Un gisement à exploiter, en somme ? Et les mandalas du tantra ne seraient-ils alors que des " machines à traire ", les mantras : des " foreuses " et les yidams : des " entonnoirs " pour aspirer, échantillonner, réunir les flux ainsi prélevés, et prendre à notre monde humain, par osmose, le meilleur de lui-même, sans que nous n'en vissions rien ? C’est sans doute plus complexe, comme nous allons le voir maintenant. Il y a aussi une forme d’échange qui prend place dans ce processus, qui n’est donc pas à sens unique.
2ème écho)
BioTech & psychoTech
Etonnamment j’avais en quelque sorte été informée de vive voix de cette possible réalité juste au commencement de ma retraite spirituelle.
Le lama, une femme, m’avait accompagnée. Elle m’avait permis de m’y préparer. Elle était d’habitude assez économe de ses mots. Et j’avais été très étonnée lorsqu’elle m’avait demandé, en substance, et juste avant le commencement de ma période contemplative :
- " Aimeriez-vous avoir un microprocesseur implanté sous la peau ? "
C’était, il faut le préciser, la période où on avait annoncé, je crois, aux informations que cette perspective était envisagée dans le futur pour diverses applications médicales ou sécuritaires.
Un peu interloquée de cette curiosité scientifique et technologique, très inattendue chez ce lama assez classique d’ordinaire dans ses thèmes d’enseignement public, j’avais marqué un imperceptible temps, à cause de l’étonnement.
Puis j’avais répondu spontanément et brièvement quelque chose comme :
- " Non, quelle horreur, çà me déplairait… "
Et le lama, avec un imperceptible sourire, de m’expliquer posément, et doucement, comme pour m’en convaincre, qu’elle pensait que ce serait très bien pour elle, voire pour d’autres, d’avoir un microprocesseur implanté sous la peau. Ce serait très pratique, etc.
Je me souviens très bien de cette conversation, car si la question m’avait interloquée, la réponse m’avait encore surprise davantage.
Tout l’essentiel avait été dit en quelques mots par la moniale. Et c’est donc pendant, et surtout après ma retraite, que j’ai repensé à ses propos. J’ai songé à ce qu’ils sous-entendaient probablement de la compréhension par le lama de l’emprise d’une sorte de biotechnologie subtile, miniaturisée, agissant depuis l’intérieur du corps et de ses canaux subtils. Le lama semblait savoir que ce n’était pas un monde ancien qui agissait pendant une telle retraite. C’était un monde inconnu certes, mais venant plutôt du futur biocybernétique que du passé mythologique…
Songeons que cette éventualité, même étonnante, n’est pas si absurde.
Qui aurait pu croire, il y a cent ans que l’Internet, le mobile 3G1/2, le WiFi, le WiMax, le système GPS, les puces RFID de localisation à fréquence radio, la télé multicanaux numérique, les écrans tactiles, les supercalculateurs électroniques, la chirurgie à distance assistée par satellite, les nettoyeurs à ultrasons, les nano pompes existeraient un jour, c'est-à-dire aujourd’hui ?
Alors est-il si farfelu d’imaginer que, dans d’autres dimensions, d’autres consciences que celles de nos frères et soeurs humains utilisent aussi des interfaces de communication et d’activité avancées, tout aussi facilement que nous utilisons déjà les webcams, la visiophonie ou les emails ?
Avec l’Internet nous pouvons ne jamais rencontrer nos correspondants, et n’avons que l’interface et l’outil numérique pour nous relier.
Pourtant nous communiquons. Nous nous voyons en images. Nous échangeons, parfois à des milliers de kilomètres de distance les uns des autres. Nous ne savons pas où habite tel correspondant Internet, ni parfois quel est son vrai nom, ni son vrai visage. Mais nous savons qu’il existe.
Est-il si extravagant d’imaginer que ce que nous appelions hier des divinités, des dieux, des entités spirituelles, des démons ou des asuras, pourraient être des collectivités et des consciences parallèles à notre univers physique, voire entremêlées (" intermeshed ") avec lui sur d’autres bandes de fréquence de la réalité ?
Elles seraient dotées de moyens de communication et d’activité subtiles, comme nous le sommes déjà des nouvelles technologies de l’information, de la communication et de la nanotechnologie.
La différence est que ces moyens seraient plus avancés, plus évolués. Ils agiraient aussi par des activités à distance dans notre vie psychosomatique, par exemple à la confluence de notre biologie et de notre psychologie, au niveau des souffles et des énergies subtiles. Ils nous resteraient imperceptibles en général, sauf par certains de leurs effets.
Nous ne rencontrerions jamais ou presque le visage réel de ces mondes et des consciences qui les habitent, faute de récepteurs sensoriels adaptés à leurs dimensions. Car la vue, le toucher, l’ouie, l’odorat, le goût sont inadaptés. Ce sont des sens incomplets, voire rudimentaires, et même la pensée est inadaptée, elle aussi, pour percevoir et comprendre ces dimensions.
Nous serions juste exposée à leurs activités à distance. Nous en recevrions dans le meilleur des cas quelques images adaptées à notre compréhension. Ces mondes déposeraient en nous et au cours de nos expériences spirituelles, des images, des compréhensions partielles, des allusions, des indices comme autant de contes pour enfants, afin que nous puissions grandir et commencer un peu à comprendre.
C’est en cela aussi qu’il y aurait échange entre ces mondes parallèles et nous. Si nous prêtons ou donnons sans le savoir le meilleur de nos énergies aux activités imperceptibles qui les prélèvent, nous recevons parfois comme des intuitions imaginatives que, depuis ces univers parallèles, des consciences bienveillantes déposent en nous par le jeu d’activités bio cybernétiques adaptées à notre situation et à notre constitution psychosomatique.
Mais tout comme sur Internet on trouve le meilleur comme le pire - des meilleures recettes de cuisines aux plus abjects sites violents - il est plausible aussi que ces activités subtiles soient tout aussi contrastées, et leurs raisons d’être aussi.
Ces activités nous restent en général imperceptibles ou presque, et bien entendu leurs " ingénieurs " et leurs " usagers " depuis d’autres champs de réalité nous restent d’autant plus énigmatiques.
Alors si nous ne voyons rien, croyons-nous le plus souvent qu’il n’y a rien de caché derrière le voile de l’apparence matérielle. Et peut-être cela nous rassure-t-il et nous rend-il la vie plus simple.
Et pouvons-nous aussi compter sur des mondes, des guides bienveillants, des pédagogues subtils, venus eux aussi d'autres dimensions contiguës à notre univers physique, pour nous éviter les pièges invisibles ?
3ème écho)
Et les shadoks pompaient…
Un joli rinpoché gigote et sourit sur son siège surélevé. Il est vêtu de brocards, de soieries. Mais il est lui-même prisonnier, et – depuis son enfance - l’otage aimable d’un de ces mondes invisibles moins aimables. Il est dans sa petite cage tout aussi invisible. Elle est installée bien au milieu du dispositif, comme le petit poisson d’appât est accroché à l'hameçon au bout de la ligne.
Musiques, alcool, sucreries, sexe tantrique (ganacakra) seraient d'autres appâts pour mieux attirer les foules naïves aux tsoks, aux rituels, aux initiations et après exploiter celles et ceux qui auraient vraiment mordu à l'hameçon.
Peu à peu ils se seraient laissés piloter par des activités subtiles régissant leurs désirs au prétexte de les satisfaire. Elles continueraient de prélever le meilleur de leur esprit, de leur conscience et de leur énergie vitale subtile. Ce seraient des yoguis malgré eux, en somme.
De manière virale, ces yoguis transformés par leur pratique, indulgents avec elle, prélèveraient l’énergie subtile chez leurs relations, proches, conjoints, enfants.
Ce prélèvement se ferait par le truchement des soi-disant souhaits altruistes, prières au lama, pratiques de " lodjong ", visualisations de divinités et récitations dédicacées de mantras, etc.
La puissance de prélèvement et de prédation de ces pratiques réside dans le fait que celui qui les accomplit se persuade qu’il fait le bien de celui à qui il les " offre ". Alors il en fait trop, mettant beaucoup de passion et de désir dans ses pratiques. Ces dernières deviennent comme des énergies, des outils, voire des armes pénétrantes dans la délicate constitution des personnes qui en sont les inconscientes victimes.
En réalité le tantrika ne fait trop souvent que violer l’intimité subtile, sans l’autorisation ou la compréhension de la victime. Il pénètre abusivement sa constitution délicate au prétexte d’aider l’autre, accède à ses meilleurs mérites et se mêle à sa belle énergie, voire l’échange avec lui en prenant la part du lion, fort de sa certitude de " faire le bien ". Tout cela en croyant très fort qu’il dispose de la " bénédiction du lama ", du " bouddha ", du " dharma " et je ne sais qui encore…
Si les adeptes du tantra arrivent à convertir des proches, peuvent-ils favoriser l’implantation des activités subtiles autonomes du tantra dans le continuum psychosomatique de ces personnes, activités qui les videront à leur insu plus avant de leurs énergies stables de vie.
Ce serait la fonction de certaines communautés d’adeptes du tantra de constituer des portes d’entrée pour ces activités subtiles, afin de les diffuser de manière descendante et radiante, du haut vers le bas de la hiérarchie lamaïste, et du centre vers sa périphérie.
Ce serait le désir, la promesse tantrique, la passion pour les expériences yoguiques qui seraient utilisés pour pénétrer la constitution subtile des adeptes, de leurs relations, et y maintenir les activités subtiles.
Avec des adeptes désinhibés, les activités subtiles pourraient ainsi agir de proche en proche sur les autres pour prélever l’énergie de leurs relations sociales. Les victimes seraient donc disciples, amis, voisins, collègues, parents, visiteurs, nouveaux bouddhistes fraîchement convertis. Elles seraient totalement inconscientes de ce qu’elles subiraient.
C’est la force de la passion, sa consistance, sa fermeté augmentées par la pratique et l’imagerie des yidams, en particulier semi courroucés ou courroucés, qui serait utilisée par des yoguis dévoyés, pour percer plus efficacement les défenses et protections naturelles dont chacun dispose au quotidien.
Un tantrika sans scrupule, passionné et aguerri, pourrait ainsi accéder aux ressources psychosomatiques plus douces et délicates de ses victimes, surtout si celles-ci sont dans un processus d’ouverture au tantra ou de dévotion à ses représentants.
C’est la confiance, la douceur, la gentillesse, la naïveté et la disponibilité qui exposeraient les victimes à être prélevées, abusées, exploitées et vidées de leur énergie subtile et de ses précieuses ressources pourtant les plus stables, avant d’être abandonnées lorsqu’elles ne seraient devenues inutiles et sans ressort.
Il est donc naturel que les femmes soient plus exposées à être des victimes potentielles, ainsi que les enfants, les adolescents, les personnes vulnérables, intuitives, artistiques, fragiles, au psychisme sensible voire même perturbé.
La jeunesse et son rayonnement, sa vitalité et son énergie seraient visés en priorité. Ces qualités correspondent à des ressources subtiles, suffisamment stables pour accompagner pendant des années la personne, et existant entre l’état de matière et celui d’énergie, ou pour dire mieux un peu matière un peu énergie.
Elles sont stockées sous une forme qui peut sembler " fluide ", avec une certaine " viscosité ", selon la tradition du tantra, dans les tiglés. Ce sont des grains et gouttes de vitalité situés en maillage serré, à certains points de convergence des tsas ou canaux subtils. Ces grains s’assemblent ainsi en grappe dans des plexus situés dans les chakras majeurs et mineurs, en particulier le long de l’axe médian du corps. Mais ils sont aussi disséminés dans le corps physique. Certains tiglés sont bien plus grands, quasi sphériques et isolés. Ils ont sans doute des fonctions spécifiques.
L’ouverture confiante et naïve des victimes faciliterait le sinistre travail des prédateurs. Ces derniers serviraient donc aussi de canal pour le retour des énergies volées vers ces mondes parallèles.
Le fait de ne pouvoir jouir longuement du fruit de leur piratage subtil rendrait des yoguis encore plus frustrés, allant d’une prédation de victime à l’autre avec une avidité de plus en plus grande, maintenus secrètement dans un appétit de nouvelles sensations yoguiques, jamais totalement assouvies. Des serial predators en somme.
Ce flux d’énergie, lorsqu’on le considère dans son aspect collectif, remonterait donc de la base vers le haut du mandala, et de sa périphérie vers son centre. Il serait de plus en plus intense et concentré lorsqu’on atteindrait les étages supérieurs et centraux du mandala.
Je résume à nouveau :
Flux descendant. Le mandala diffuse des activités subtiles par l’intermédiaire des yoguis qu’il a transformés en vecteurs de son influence. Ces activités, par le biais des mantras, rituels, préliminaires, etc. pénètrent puis ouvrent la constitution subtile, tant des yoguis que de leurs victimes, et elles prélèvent le meilleur de leurs énergies psychosomatiques.
Flux remontant. Des yoguis avides de sensations yoguiques et des extases du tantra servent de canal retour pour l’énergie subtile. Ils ne font que la goûter fugitivement, pour ainsi dire " en streaming " sans pouvoir la charger et la conserver en eux, tant ils ont déjà été profondément transformés dans leur constitution subtile. L’énergie prélevée qui a été échantillonnée remonte ainsi rapidement par le centre du mandala et ses hiérarques, vers les mondes imperceptibles qui en sont les promoteurs.
Marc Bosche a pu décrire un mandala collectif du tantra en des termes assez proches comme une machine Z sur son site bouddhismes.info : http://bouddhismes.info/18.html . Je me suis librement inspirée ici de son texte afin de mieux étayer la présentation ci-dessus.
Je craignais vraiment de passer pour une cinglée de première classe avec mes histoires, en les racontant et de perdre le dernier crédit que j'avais encore chez mes amies !!!
Je n'ai que des images, des impressions, et désormais uniquement leurs souvenirs de ces années de retraite spirituelle.
Je n'ai donc que des suppositions désormais, mais elles n’ont pas été balayées d'un revers de plume en lisant les blogs de bouddh@nar : http://bouddhanar.blogspot.com/ , où j’ai trouvé des informations convergeant souvent avec mes propres expériences.
De plus une réalité peut avoir plusieurs facettes, selon le point de vue de l'observatrice : il peut y avoir une facette sociale, une facette psychologique, une psychique, une spirituelle, une psychiatrique, une énergétique, une scientifique, une technologique, etc. etc.
De plus chaque observateur peut avoir des évidences : deux scientifiques ne verront pas le même phénomène de la même manière, idem pour les autres points de vue.
Ce serait d'ailleurs intéressant de décrire une expérience spirituelle de diverses manières : comme un médium, un mystique, un ésotériste, un amateur de science fiction, un psychiatre, un bouddhiste, un chrétien, etc. etc.
Et puis nous voyons bien que chacun interprète aussi à sa manière, selon ses horizons, ses propres expériences.
Tout cela pour dire que le tantra bouddhiste peut être lu de diverses façons, qui ne s'excluent pas forcément, et peuvent même se compléter.
Par exemple un cône vu d'en haut est un cercle avec un point au centre, vu de côté c'est un simple triangle. Alors cercle ou triangle ? Ni l'un ni l'autre, car c'est l'un et l'autre, puisque c'est un cône.
Il faut pouvoir circuler autour pour mieux le percevoir, adopter divers points de vue, n'est ce pas ?
4ème écho)
No matter how dark the night has been
" Il existerait des groupuscules d'êtres humains pervers et dégénérés qui bafouent tous les principes moraux et ne reculent pas devant le crime sadique et rituel, selon la plus infâme magie noire. "
Je ne peux pas exclure cet argument, j'ose espérer qu'au sein du tantra bouddhiste, il s'agit de dérives individuelles plutôt que celles de groupes entiers. Même s'il semble que les rituels partagés aux visualisations étranges et inquiétantes soient pratiqués, j'espère que la plupart les vivent sans insister sur le côté obscur et dominateur, sans les instrumentaliser pour en faire des armes psychiques à destination.
J'espère que la plupart des adeptes sont au fond ni meilleurs ni pires que l'humain ordinaire, des gens convenables qui ne voudront pas faire de mal aux autres par leur pratique.Mais on ne peut pas exclure la présence d'individus moins bien motivés, ou dénués de scrupules. On ne peut donc pas exclure cette hypothèse pour cette raison qu'un individu violent et pervers peut, à la tête d'un groupe, infléchir le comportement de ses disciples, comme l’a décrit Marc Bosche sur le site bouddhismes.info : http://bouddhismes.info/2.html , http://bouddhismes.info/14.html .
Voici un petit texte que j'ai trouvé récemment dans une autre page de http://bouddhismes.info/ : http://bouddhismes.info/2.html et que je ne résiste pas au plaisir de copier ici, afin de témoigner cette communauté d'intérêt pour ces questions :
" Afin de mieux suggérer le sens de ce que nous écrivons ci-dessus, voici un autre éclairage, avec le sentiment qu'exprimait récemment le réalisateur du film Inland Empire au micro de France Inter pour la sortie de ce film dont le titre évoque aussi ce monde subjectif et intérieur. David Lynch répond à une question de Frédéric Bonneaud sur la présence du mal dans ses films (France Inter 07-02-2007) :
Question de Frédéric Bonneaud : " Il y a quelque chose dans vos films, toujours, qui est un peu étonnant c'est la présence du mal. Est-ce que vous pensez que le mal existe ?
"Réponse de David Lynch (traduction française) :" Le mal, la négativité, on dit que ce n'est que des ténèbres. Et quand on dit " Et c'est quoi les ténèbres ? " on comprend que finalement ce n'est rien, c'est l'absence de quelque chose. Et même si la nuit a été bien noire, quand le soleil se lève de nouveau, naturellement les ténèbres disparaissent. Le soleil n'a pas d'effort à faire pour cela. Par sa nature même le soleil efface les ténèbres. Quelle lumière pourrait-elle effacer le mal et la négativité ?
"Version originale (en anglais) :" Evil and negativity, they say is just like darkness. And then, when you say : "what is darkness ?" you realize it's nothing ; it's the absence of something. No matter how dark the night has been, when the sun comes up, automatically, darkness disappears. The sun does not even need to try. Just by its nature it removes darkness. What light would remove evil and negativity ? "
5ème écho)
Tu le tiens par la barbichette
La vidéo des enfants d’un juge mise en ligne sur les blogs de Bouddh@nar (Samsara Vision) : http://bouddhanar-9.blogspot.com/2007/04/les-lites-et-la-magie-noire-les-enfants.html, à cet égard, a été un choc pour moi. Je n'arrive pas à concevoir que faire souffrir les autres puisse donner du plaisir, que faire le mal à autrui puisse faire du bien à celui qui fait souffrir l’autre. Mais apparemment on est au coeur du sujet. Si pour certains dans la société civile ce sadisme existe, comme cela semble avéré en voyant la vidéo indiquée ci-dessus, alors dans le tantra cela pourrait aussi exister. Car en prônant l'absence de morale et le dépassement des convenances, le tantra risque en effet d'inviter certains de ses adeptes dans les directions bizarres de la cruauté...
Est-ce marginal et est-ce lié à quelques personnes enclines à ces tendances regrettables ? Ou est-ce inscrit au contraire dans la trame même du rituel tantrique courroucé, et si c'est le cas dans lesquels ? Je n'en sais rien. Je ne connais ni le contenu en français des rituels des protecteurs, ni vraiment cet instinct de prédateur, qui m'est comme à beaucoup d’entre nous heureusement étranger. Alors, je ne vois pas aujourd'hui comment avancer sur ces points essentiels.
Les Européens, sympathisants plus ou moins de fraîche date, ne se rendent sans doute pas compte où ils mettent les pieds, et il est possible que bien des disciples ne peuvent non plus imaginer ces turpitudes. Quant à ceux qui y sont amenés petit à petit s'il y en a, à l'occasion d'une retraite en groupe ou de la fréquentation d'un droupkang par exemple, ils peuvent hélas être amenés petit à petit vers ces visualisations "free style" prédatrices, s'ils ont un étrange " lama " qui s'y adonne éventuellement.
Je suppose qu'en fait le disciple découvre à un moment donné que ces images de protecteurs armés jusqu'aux dents peuvent servir comme dans un jeu vidéo où l'on s'identifie à des héros musclés. Il leur suffit d'adopter le look décomplexant du protecteur pour que ce ne soit plus "eux" qui commettent les actes visualisés les plus choquants, mais le protecteur à travers eux.
La porte s'ouvre alors vers une sorte de dépossession de soi, au service d'instincts de satisfaction basés sur la libération des inhibitions. Et si un jour le passage à l'acte se faisait sur des victimes, ce serait peut-être le fait pour eux de s'y être accoutumés par la visualisation.
C'est sans doute l'atmosphère des lieux de culte qui est déterminante, un seul violent qui s'adonne à ces interprétations directes et aversives du tantra doit assez facilement entraîner d'autres disciples dans son sillage, ne serait-ce que parce qu'il joue peut-être avec eux, ou avec elles, la nuit à distance dans la solitude de leurs chambres monastiques à visualiser toutes sortes de passages à l'acte.
Les autres doivent un jour commencer à se défendre, et aussi hélas adopter ainsi l'armure du protecteur pour faire face à un voisin de chambre un peu trop intrusif.
Puis, peut-être, une fois qu'ils sont pris dans cette engrenage d'agression, où ils doivent défendre leur intégrité énergétique chaque nuit d'un visualisateur pervers et agressif, certains adoptent-ils ce style de vie spirituelle où on attaque les plus jeunes, où on fait des raids des nouvelles venues, où on sacrifie par visualisation des boucs émissaires, et où on règle ses compte avec ses ennemis de la vie quotidienne par combats interposés de protecteurs visualisés.
Par dessus peuvent s’inviter la puissance du rituel, des offrandes, des mantras, de la dévotion au maître, et de l'effet de groupe pour donner leur pleine capacité de nuire à ces phénomènes visualisés.
Un jour, imprégné de plus en plus de ces manières de voir la vie et les autres, le passage à l'acte devient possible voire évident...
Tel est le scénario plausible que l'on peut hélas imaginer dans ces milieux... ou du moins dans une petite partie de ces étranges milieux.Il me semble que tous les adeptes ne sont pas forcément à mettre dans le même sac, certaines et certains ont de vraies vocations spirituelles et monastiques et ne feraient pas de mal à une mouche, littéralement.
Sans aucun doute Frère Félix l’auteur de Bouddh@nar, est l'un de ceux-là lorsqu’il porte la robe au quotidien dans son monastère de Menri en Inde. Je pense que pour lui, ou pour ce jeune cuisinier innocent qui a été battu et séquestré et dont il parle avec une vraie compassion dans " regards croisés " sur bouddh@nar : http://bouddhanar-4.blogspot.com , pour des bonnes âmes bouddhistes bienveillantes et sans méchanceté, il faut toujours laisser la porte ouverte dans les textes qui sont publiés. Il faut éviter les généralisations et les amalgames, afin de ne pas les atteindre elles aussi, ces personnes innocentes, au détour d'une phrase.
Le plus souvent c'est une simple mise au point de style qui permet de le faire : au lieu d'écrire "les adeptes font ceci de violent ou d'agressif" on peut écrire "certains adeptes ne feraient-ils pas ceci de violent ou d'agressif ?" afin de ne pas condamner uniformément chacun dans une communauté.
Songeons que s'il y a ne serait-ce qu'une seule personne de bonne volonté dans ces groupes, nos écrits doivent intégrer la possibilité de ne pas la clouer avec une formule trop péremptoire, mais au contraire de reconnaître ses qualités, de préserver son intégrité morale et sa réputation sociale.
C'est ce que je pense un peu de la critique du tantra aujourd'hui : il faut pouvoir la nuancer et la relativiser. On a poussé la critique en la globalisant. J'ai perçu aussi cette radicalisation progressive de la pensée critique. Il reste des personnes intègres dans tous les milieux, et dans celui du tantra cela ne doit pas faire exception. Pour elles j'ai essayé dans le texte ci-dessus de ne pas porter le fer trop lourdement, et j'ai toujours essayé d'imaginer aussi le meilleur, la meilleure part d'elles-mêmes pour ne pas condamner d'emblée tout le monde par ces mots.
6ème écho)
Robes rouges et bottes de cuir
Grâce à Bouddh@nar nous avons toutes et tous bien avancé dans la compréhension et la prévention des pratiques hostiles, et de leur occultisme. Il a été montré sur ces pages web qu'elles sont souvent au coeur de l'exercice inconsidéré du pouvoir (politique ou autre) par divers exemples. Il a été avancé aussi que dans le tantra on est éventuellement dans ce schéma, avec en plus toutes sortes de rituels, de divinités et de techniques toutes prêtes (voire faites) pour appuyer ces pratiques aversives.
Ce monde là m'est totalement étanche et incompréhensible, j'y ai cependant été exposée, bien malgré moi, côté victime, au moment de ma retraite. Je crois même savoir d'où (comprendre : de quelle personne) sont venus au départ le fer, le tranchant et les difficultés invisibles, bien que les indices soient sans doute plus subjectifs qu'objectifs. Je ne m'attendais absolument pas à ces contenus hostiles au coeur même de l'expérience contemplative. J'étais à 100 lieux de l'imaginer, et même encore aujourd'hui je ne peux pas me mettre à la place de ceux qui font çà, les bras m'en tombent, cela m'est inimaginable.
Beaucoup de bouddhistes doivent être dans ce cas : c'est parce qu'on ne peut justement pas l'imaginer, imaginer l'ampleur des dérives, que ceux qui les ont adoptées, ces dérives, sont bien cachés derrière une façade éventuelle de respectabilité.
Ici (tantra courroucé et dévoyé) robes rouges, discours de compassion, monastère. Là (vidéo des enfants du juge) robes noires, hautes fonctions, administratives médiatiques ou politiques, discours de légalité et palais de justice à colonnades.
Dans les deux cas il faut que la façade soit jolie, qu'on ne puisse pas imaginer le pire, pour que de rares et éventuels experts secrets de la torture et de la barbarie, réelle ou visualisée, puissent se sentir les coudées franches et agir dans l'ombre. Ils ne communiquent que dans de petites confréries étanches où "tout le monde se tient par la barbichette" comme le dit le fils du juge dans la vidéo...
On touche ici à l'horreur. A cette part obscure et cruelle qui gît dans le cœur d'hommes et que certains êtres et certains dispositifs concourent hélas à réveiller... Avant ma retraite j'ignorais que cette part existait.
Aujourd'hui je sais qu'elle existe pour l'avoir endurée, pour avoir subi sans pouvoir rendre les coups, ni même un seul coup, car cela m'est impossible. Car je ne peux entrer, ni agir dans la haine. Car je ne veux blesser personne, pas même des monstres froids qui n'ont pas le moindre scrupule à harnacher sans inhibition Bernatchen ou Dordjé-shougdène pour leur propre satisfaction et au détriment des autres.
7ème écho)
L’eau & la pierre
Voici mon humble stratégie individuelle aujourd'hui : porter désormais sur les êtres dont je critique l’indignité dans le présent texte, la plus superbe indifférence, l'absence d'intérêt la plus affichée, la plus décidée et la plus sincère. Ils ont horreur (comme chacun de nous d'ailleurs) de l'indifférence, préférant susciter passion ou réaction. Ils semblent nous implorer silencieusement : "qu'on dise du bien ou du mal de nous, mais -par Mahakala- qu'on s’intéresse à nous !!"
J'ai donc décidé que je n'avais pas de temps à perdre avec les yoguis dévoyés, pas une seconde. J’ai certes mieux à faire qu'à m'intéresser à leurs petites marottes, dont je découvre en particulier grâce à Boudh@nar qu'elles seraient peut-être encore moins ragoûtantes que je ne l'imaginais, selon le vieil adage souvent vérifié que "la réalité dépasse toujours la fiction".
Je ne vais donc pas leur consacrer un millimètre cube supplémentaire d'encre de mon imprimante, ce serait déjà trop cher. Je vais ainsi les faire revenir, dans ma vie, au néant, à l'absence de réalité, à l'inexistence et à la vacuité parfaites dont leurs rituels courroucés n'auraient jamais dû sortir, tels des ombres appartenant à un passé englouti...
Car, au fond, s'il n'y avait pas de perversion violente (voir : http://bouddhismes.info/13.html ) les adeptes qui en seraient dénués épuiseraient très vite l'intérêt des rituels bizarres du tantra bouddhiste. Ils laisseraient tomber ces horreurs très vite, très tôt et avec une belle moue de dégoût.
C'est parce qu'il y a des gens qui y mettent de l'énergie, de la passion, du désir, en bref qui y trouvent de l'intérêt, un intérêt émotionnel, psychique ou spirituel, sans doute trouble (pour ne pas dire pervers, dominateur ou violent), que ces rituels sont toujours pratiqués, et encore parfois instrumentalisés.
La seule voie que j'ai trouvée aura été ces quelques mots afin d'éviter à d'autres ce qui m'est arrivé. "La vérité vous rendra libre" : cette petite phase, tirée d'ailleurs des évangiles, est prononcée par le jeune homme dans la vidéo des enfants du juge. Je crois que pour libérer de l'emprise secrète du tantra seule la vérité peut délier les effets perçus qui ont été noués ailleurs dans le secret.
Du tantra et de la vérité, la vérité prévaut lentement, comme l'eau prévaut sur la pierre, car l'eau fluide pénètre partout, car elle use, emporte et dissout la pierre. De même l'eau de la vérité dénoue et libère des sortilèges solides du tantra, même s’il lui faut le temps.
Les experts du tantra ne peuvent rien contre la vérité, qui finit toujours pas user l’opacité, et n'est-ce pas pour cela même, je suppose, qu'ils s'en prévenaient en adoptant tant pour eux que pour leurs adeptes le culte du secret ?
N’est-ce pas pour cela aussi que les lamas tibétains ne veulent pas, en général, faire traduire ni éditer les rituels longs des pratiques courroucées en français et en anglais, des fois qu'on comprendrait de quoi il s'agit ?... A quoi cela mène, pour quoi c'est fait, à quoi les plus téméraires peuvent s'en servir ?... A quoi cela a servi, ici ou là, depuis des siècles dans le Tibet féodal hanté par les pratiques magiques, les sortilèges, les guerres intestines, les luttes factieuses et les règlements de compte ?...
J'espère que ma morale à quatre sous ne sera pas lue comme une leçon, il ne s’agit ici que de littérature. Car dans le domaine réel de la vie, j'ai à en recevoir de vous, cher lecteur, chère lectrice, plutôt qu'à en donner. Ce modeste texte de fiction, cette nouvelle, était le simple partage d’une expérience subjective du tantra, de ses sept échos qui sont revenus en ma mémoire, pour dire autre chose... Je suis sûre que vous comprendrez ce que j'ai voulu exprimer ici, même si j'ai souvent manqué de pénétration, de nuance ou de légèreté.
© Flavie Duquesne – Fiction – 01.2007. version corrigée 2
Thursday, April 05, 2007
LA POSSESSION DE L'ORACLE
Au début des années soixante-dix, une jeune mère ne se consolait pas du décès de son garçon, emporté par une leucémie à l’âge de six ans. Elle entreprit un périple initiatique à travers la France pour trouver une personne connaissant les mystères de l’au-delà et communiquant avec les mânes des défunts. Elle arriva chez Madame Bercou, médium de Châtel-Guyon dans le Puy de Dôme.
Le physique de Madame Bercou rappelait celui de Madame Blavatsky, la fondatrice de la Société Théosophique. La médium n’était pas une mystique frêle et éthérée. Au contraire, solide et réaliste, elle vivait de sa plume et ses conférences attiraient un public éclairé de curistes de la ville thermale. Egalement connue des spiritualistes parisiens, Madame Bercou avait ses entrées dans des coteries raffinées de la capitale où se perpétuait un spiritualisme scientiste un peu vieille France. Victor Hugo avec sa passion des tables tournantes était moins apprécié que le professeur Charles Richet, Gabriel Delanne, Olivier Lodge, le colonel de Rochas, le docteur Geley... Madame Bercou fut une véritable initiatrice et une consolatrice pour la jeune femme qui s’intégra rapidement dans le milieu du spiritisme parisien. Pour Jean-Louis Bernard, le spiritisme "était une sorte de pythagorisme du pauvre, consolateur puisqu'il admettait survie et réincarnation".
Quelques temps, plus tard la jeune femme retourna à Paris où Madame Bercou donnait de nouvelles conférences. La médium et ses amis étaient confrontés à un problème qui semblait surgir du Moyen Age. De retour d’un monastère tibétain nouvellement implanté en Ecosse, une femme était possédée. L’imprudente s’était livrée à des pratiques méditatives sans préparation. Elle était méconnaissable : sa voix était terrifiante, sa violence et sa force étaient impressionnantes. Les phénomènes de possession sont fréquents au Tibet où les oracles délivrent des prophéties d’entités plus ou moins fiables. Le Dalaï-lama avant de fuir le Tibet, consulta à plusieurs reprises l’oracle. Lors d’une séance, le ministre Lukhangwa était présent et dit au pontife : « Quand les hommes désespèrent, ils consultent les dieux. Et quand les dieux désespèrent, ils disent des mensonges ! » (Dalaï-lama « Au loin la liberté ».)
Les efforts de Madame Bercou et ses amis furent longs et difficiles pour soigner l’imprudente méditante. De nos jours, la possession « diabolique » est rarissime. Par contre, des agressions psychiques sont nombreuses. Elles se manifestent sous des formes diverses : obsessions, dépendance, infestations… Elles proviennent de l’infra monde, « du bas astral » (disait Madame Bercou), c’est une sorte d’égout où baignent les basses passions humaines grouillant d’entités parasitaires.
Le monde de Madame Bercou et des véritables pythies parisiennes n’existe plus. Le channelling actuel avec ses êtres « ascensionnés » et son vernis angélique nous inspire la même méfiance que la démonologie tibétaine. Les adeptes occidentaux du rite tibétain du tcheu peuvent réfléchir sur le sens des paroles du sage tibétain Patrul Rinpoché déplorant la décadence de la religion : « Ainsi, toutes sortes de tcheu pervers dont l’apparition fut prédite, comme le «tcheu neuf fois noir », sont dues au seul fait que l’on prétend dompter dieux et démons par la violence, sans l’amour et la compassion de l’esprit d’Eveil.
Passe encore de soumettre ainsi un ou deux petits génies chétifs. Mais quand on tombe sur des dieux et des démons pernicieux vraiment nocifs, ils se retournent parfois contre notre propre vie. C’est quelque chose qu’on a déjà vu bien des fois ! »
(Patrul Rinpoché « Le chemin de la grande perfection ».)
Livres de Lydia BERCOU disponibles :
« Pour aider à comprendre la vie et la mort, 5 conférences », Editions du Basileus.
« Krishnamurti: sa vie, sa parole ; suivi de 6 conférences de l'auteur sur cet enseignement », Éd. du Basileus, 1978.
« Ma vie de conférencière », édité par l’auteur, 1980.
Sunday, March 04, 2007
SHAMBHALA et l’énigme du ROI du MONDE

Selon Ferdinand Ossendowski, informé par les plus hauts prélats du lamaïsme mongol, le paradis mystérieux des grands initiés est le royaume souterrain de l’Aghartta, un autre nom pour désigner Shambhala. Le Roi du Monde, le monarque universel, s’est réfugié dans les entrailles de la terre. Dès leur publication les révélations de Ferdinand Ossendowski font grand bruit. Une table ronde, sur le thème de l’Agarttha, est organisée à Paris, par les Nouvelles Littéraires, réunissant Guénon, Maritain, Grousset, etc.
Saint-Yves d’Alveydre est le précurseur du mouvement. Il évoque le roi du monde ainsi que le royaume souterrain de l'Agarttha dans son ouvrage posthume, publié en 1886, " Mission de l'Inde en Europe ".
Pour René Guénon, "Le Roi du Monde doit avoir une fonction essentiellement ordonnatrice et régulatrice, (...) fonction pouvant se résumer dans un mot comme celui d'équilibre" ou d'harmonie", ce que rend précisément en sanscrit le terme Dharma. "
Aujourd’hui, nous sommes tous victimes du désordre mondial corrupteur et destructeur. Les peuples assistent impuissants à des catastrophes écologiques irréparables comme la disparition d’un grand nombre d’espèces animales et végétales. L’activité économique est responsable de la sixième extinction de masse de la vie sur terre. L’eau est imbuvable, l’air est irrespirable, la terre est empoisonnée… Le " Roi du Monde " semble bien indifférent à nos malheurs.
Jean-Louis Bernard, un auteur français, ayant vécu en Egypte, érudit dans les domaines de l’égyptologie, du tantrisme, du soufisme, propose un autre regard sur le monde souterrain d’Asie Centrale et son obscur monarque, évoqués par Saint-Yves d’Alveydre et popularisés par Ferdinand Ossendowski.
" La notion demeure floue, écrit Jean-Louis Bernard, elle donna lieu à mythomanie, certains ésotéristes occidentaux s’étant prétendus missionnés par les " grands initiés " de la cité souterraine et reliés télépathiquement à eux. Ces missionnés (par eux-mêmes) finirent généralement leur existence dans la médiocrité ou le scandale. "
" Le Roi du Monde, ce personnage serait caché au fond d’une cité souterraine que des radiations rendraient inaccessible aux humains. Ossendowski le décrit, lui et son assesseur, comme des momies animées ou comme des morts vivants, au visage voilé pour cacher leur crâne dénudé. Sans identifier vraiment le " Roi du Monde à ce personnage, René Guénon crut en un représentant de Dieu sur la terre ; il voyait là un parallèle avec Melchisédech (" melk " = roi) qui, dans la Bible confirma la mission d’Abraham. Toutefois, si le personnage évoqué par Ossendowski correspond à quelque vérité fantastique, l’immortel troglodyte, au lieu d’être une figure de haute spiritualité, peut résulter tout aussi bien d’une formidable opération de magie noire. Mme Alexandra David-Neel qui connut le Tibet secret, fait état de pseudo-lamas (moines) – des morts vivants justement qui, en des lamaseries écartées, pratiqueraient un vampirisme de grand style : des vieillards plus que centenaires, morts, mais non biologiquement ; ils attireraient par magie des voyageurs égarés et les convaincraient de se laisser mourir rituellement afin d’acquérir du mérite ou un " bon karma ", valable en une autre vie ! En réalité, les " moines " viseraient à leur prendre leur vitalité par osmose, au cours d’une agonie savamment allongée… Il se peut encore que les momies d’une civilisation inconnue d’Asie centrale aient engendré des " marouts " = âmes mortes incarnées, et que ce " roi du monde souterrain " ne soit pas autre chose. Certains ésotéristes chuchotent que le monde marxiste est tombé insidieusement sous l’influence d’un " gang " de marouts d’Asie centrale ; cela expliquerait la pesante tristesse et l’atonie des pays de l’Est. L’homme y est comme vampirisé par une force tentaculaire indiscernable ; il ne profite plus guère des joies de la vie, ni même des produits de son travail.
Si le cadavérique " roi du monde " incarne effectivement une grand-guignolesque imposture ésotérique, il sera bien sûr le roi de tous les marouts, zombis et ombres mortes. Il freinerait la décomposition des ombres les plus redoutables et exploiterait ces fantasmes morbides pour égarer les mystiques et les intoxiquer. Il serait alors l’arcane du spiritisme mondial (channelling de nos jours) dont les médiums lui serviraient de prêtres et de prêtresses en appelant sur eux des ombres de décédés, celles-ci diffusant autour d’elles un insidieux poison, extrait des cimetières. Le pape noir de Lyon, personnage légendaire aussi serait l’un de ses relais, parmi d’autres. (…)
Mais qui alors tire les ficelles du Grand Marout ? Est-ce Dieu, Satan ou Lucifer ? La réponse est sans doute donnée par les fameux Hyksos – cavaliers d’Asie centrale qui occupèrent sauvagement l’Egypte durant un siècle et demi. Ils adoraient un dieu unique nommé Soutek (= Satan) et entreprirent la destruction méthodique des cultes égyptiens, à l’exclusion de celui de Seth (= Satan). En somme, leur mission occulte ou inconsciente, liée au " centre magique " qui les télécommandait d’Asie centrale, consistait à couper l’Egypte de son contact cosmique (culte d’Amon). Donc, à travers les Hyksos, Satan, le daïmon souterrain, se révoltait contre les hiérarchies cosmiques dont l’Egypte était le trône, tentant ainsi d’isoler la planète du cosmos. "
" Les archives de l’insolite " de Jean-Louis Bernard, 1978.
Œuvres de l’auteur
Tout-Ankh-Amon ou l’Egypte sans Bandelettes, le Dauphin, 1967 .
Le Démonologue, le Dauphin, 1968.
Le Tantrisme, yoga sexuel, Belfond, 1973.
Aux origines de l’Egypte, Laffont, 1976.
Apollonius de Tyane et Jésus, Laffont, 1977.
Histoire secrète de Lyon et du Lyonnais, Albin Michel, 1977.
Wednesday, February 28, 2007
FORCES OCCULTES
FORCES OCCULTES
envoyé par al-fred
En 1943, le film « Forces occultes » sort sur les écrans. Le scénario de ce moyen métrage de cinquante minutes a été réalisé par deux ex-frères francs-maçons : Jean Marquès-Rivière et Jean Mamy (sous le pseudonyme de Paul Riche). Ces hommes se sont tournés du côté des nazis dès 1941 et se sont dépensés sans compter pour éliminer toute résistance au régime de Vichy. Marquès-Rivière fuit la France dès la fin de la guerre sentant que ses positions ne lui éviteraient pas la peine capitale. En effet, il fut condamné à mort par contumace.
Le site fileane.com, qui a pour but de sortir des systèmes de pouvoirs, politiques, économiques et religieux, consacre une page à Shambhala en s'inspirant du livre de Jean-Marquès Rivière " KALACHAKRA ". D'après les écrits de Victor et Victoria Trimondi, envisager le règne d'une "bouddhocratie", c'est peut-être tomber de Charybde en Scylla.
LE FILM SS " LE SECRET DU TIBET ", Un exposé de Victor et Victoria
Trimondi.
"Tibet on film", dans le site de M. Organ, présente une liste de films inspirés par le Tibet.
JEAN MARQUES RIVIERE
Monday, February 26, 2007
INFLUENCES SHIVAITES DANS LE VAJARAYANA

On a de bonnes raisons de penser que les adeptes du Véhicule de Diamant (Vajrayana) furent en relation avec des groupes similaires d’inspiration shivaïte. Cela n’a rien d’étonnant, bouddhisme et hindouistes vivaient côte à côte, souvent patronnés les uns et les autres par un même souverain. Des emprunts mutuels n’ont pu manquer de se produire.
Les siddha sont issus d’un milieu de yogis vivant sur les cimetières, les terrains de crémation de cadavres, d’une manière analogue à celle de certains ascètes shivaïtes, tels les Kapalika ,« Ceux aux crânes », ou Mahavratadhara, « porteurs du grand vœu », et les Kalamukha, dont les mœurs étaient singulières, contraires à toute bienséance. Ils s’ornaient de colliers ou de tabliers faits d’ossements, buvaient de l’alcool dans des crânes, se nourrissaient de mets répugnants et pratiquaient même dit-on, des sacrifices humains, ainsi que la mystique érotique et la magie.
Deux siddha, Tilopa et Naropa sont à l’origine de l’école tibétaine des Kagyupa.
Naropa fut initié par Tilopa au KALACHAKRA TANTRA dans un cimetière. Lui-même eut pour principal disciple le Tibétain Marpa, dit le Traducteur, lequel initia par la suite le grand poète mystique Milarépa (« l’Homme vêtu de coton », qui s’infligea une rigoureuse ascèse, après une jeunesse orageuse vouée à la magie noire) et fut avec lui à l’origine de la secte des Kagyupa.
Un célèbre manuel de yoga est intitulé : « Les six doctrines de Naropa ». Ce texte donne, semble-t-il, la quintessence des instructions que Naropa a reçues de son maître Tilopa au sujet des méthodes secrètes, psychophysiologiques, permettant de réaliser l’expérience mystique. Sont aussi attribués à Naropa des commentaires du Hevajratantra, du kalachakratantra et d’autres cycles tantriques.
Robert Saillet
Sunday, February 25, 2007
Un pan peu connu des pratiques magiques

La transmission des Kaguypa et l’initiation de Kalachakra se sont développées dans l’école des Gelugpa, les « vertueux », fondée par Tsongkapa.
La réforme de Tsongkapa s’opposait aux dérives du clergé corrompu adepte des pratiques aberrantes de la magie sexuelle et du meurtre rituel.
Edward CONZE, spécialiste incontesté du bouddhisme, écrit : « On ne s’attend pas, en fait, à ce que les adeptes d’une religion revendiquent comme une sorte de devoir sacré, par exemple, « le commerce sexuel quotidien dans des endroits écartés avec des filles âgées de douze ans, de la caste candâla ». Le Guhyasamâjatantra, l’une des plus ancienne, et aussi des plus sacrées, parmi les Ecritures du Tantra de la Main-gauche, enseigne, semble-t-il, exactement le contraire de ce que soutenait l’ascétisme bouddhique. Il nous dit que nous atteindrons facilement la bouddhéité si « nous cultivons tous les plaisirs des sens, autant que nous pouvons le désirer ». Les rigueurs et les austérités échouent, alors que la satisfaction de tous les désirs » réussit. Ce sont justement les actes les plus immoraux, les plus frappés de tabou qui paraissent avoir particulièrement fasciné les adeptes de cette doctrine. »
Les recherches de Robert SAILLET nous permettent de mieux connaître cet aspect ténébreux du Vajrayana. « Un maître, écrit SAILLET, d’origine cachemirienne, Guhyaprajna, dit Marpo, « le Rouge », vint au Tibet occidental. Il semble que son enseignement sur les tantra ait été teinté de Shivaïsme. On lui reproche, ainsi qu’à des maîtres du même genre, d’avoir répandu que le yoga consistait dans l’union sexuelle avec des femmes et que pour accéder à la délivrance, il fallait mettre à mort des êtres vivants. De pareilles conceptions furent en tout cas mises en application par un groupe de « moines-brigands », qui enlevaient des femmes et des hommes pour les sacrifier au cours de cérémonies tantriques (ganachakra puja : le rite de l’orgie collective).
Le journaliste Philippe RONCE, lui-même adepte du bouddhisme depuis près de trente ans, est bien obligé d’admettre la survivance de pratiques liées à la démonologie. Le culte d’une entité, Dorje Shougdän, oppose actuellement deux factions de l’ordre Gelugpa et serait à l’origine de meurtres rituels. Selon Philippe RONCE, « Pour les uns, Dorje Shougdän est un protecteur mondain, en clair : pas un bouddha mais un démon servant une cause sectaire, ce qui soulève un pan peu connu des pratiques magiques qui ont subsisté dans le bouddhisme tibétain. Pour d’autres, les protecteurs ont quasi toujours été des entités néfastes subjuguées par de grands réalisés comme Padmasambhava et transformées en protecteurs des pratiquants et du Dharma (chaque école du bouddhisme ayant les siens). »
L’engouement des néo-spiritualistes occidentaux pour les éléments les plus troubles du lamaïsme déraciné (le spiritisme, la magie, la démonologie…) participe à une contre-tradition dénoncée par René GUENON dans son livre "Le règne de la quantité et les signes des temps".
Saturday, February 24, 2007
L’eschatologie du Tantra de Kalachakra et la fin du kali yuga
Sofia Stril-Rever, traductrice du tantra de Kalachakra, précise :
"Les prophéties du Tantra de Kalachakra, au Livre I du monde, annoncent que trente-deux rois, y compris Suchandra, régneront successivement, cent années chacun, sur le trône de Shambhala. Durant cette période de 3200 ans, les destinées du monde iront en s’assombrissant. L’humanité s’enfoncera dans le matérialisme idéologique et l’ignorance, jusqu’à ce qu’en 2424, une superpuissance, dirigée par des incarnations d’êtres démoniaques, fédère plusieurs pays, à l’issue d’une guerre mondiale de plusieurs années.
Le chef de la coalition des états victorieux, connaissant l’existence du royaume de Shambhala, sera tenté de vouloir le faire passer sous sa domination. C’est alors qu’éclatera une nouvelle guerre, qui ne sera pas limitée à notre planète puisque des forces extraterrestres interviendront dans les combats. Les massacres et les destructions dépasseront en horreur tout ce que nous avons connu jusque là."
A la fin du clip apparaît un cavalier céleste, le roi Kalkin de Shambhala. L'auteur a envoyé un autre clip à YOU TUBE intitulé "Hitler the Preserver of Dharma" qui montre des défilés nazis avec un fond de musique religieuse orientale.
"Sanâtana dharma signifie nature constante, éternelle, permanente, établie, et surtout ancienne, primordiale. Le sanâtana dharma, qui n'est pas une culture*, est la nature qui n'est pas soumise au temps, primordiale ; son essence, c'est l'état naturel, qui n'a ni commencement, ni durée, ni fin - c'est-à-dire la reconnaissance que les "êtres", les "entités", les bhâva, n'ont ni commencement, ni durée (sthiti, état, ou madhya, milieu), ni fin, et n'ont aucune ipséité, aucune substance, aucune nature propre - qu'elles sont ainsi libres de l'existence - et de la non-existence."
Bernard Dubant "L'état naturel, sahaja nishta".
* ni culture ni idéologie
D'autres vidéos sont sélectionnées dans SAMSARA VISION.
Monday, August 21, 2006
Sunday, August 20, 2006
La pilule des cinq "nectars"
LE KALACHAKRA TANTRA, " La Roue du Temps ", est certainement le texte le plus sacré du bouddhisme tibétain, sa rédaction remonterait au premier roi de SHAMBHALA (SUCHANDRA " Lune parfaite "). Ce TANTRA fondamental du VAJRAYANA a été traduit en français. Le livre est édité par DESCLEE de BROUWER. Depuis l'année 2000, il est distribué dans toutes les grandes librairies. Certains libraires, peu attentifs au contenu de leurs livres, ont mis le kalachakra à côté de délicats textes religieux, empreints de poésie mystique.
Le chapitre six du kalachakra Tantra comprend un traité d'alchimie et de démonologie infantile. La strophe 125 de ce traité est peu ragoûtante. C'est une prescription moyenâgeuse qui affirme sans ambages : "La consommation de matière fécales et d’urine, de sperme et de sang menstruel, mélangés à la chair humaine, prolonge la vie. " Ce sont les cinq ingrédients qui entrent dans la composition des pilules de "nectar".
Selon le KALACHAKRA TANTRA, c’est le Bouddha lui-même qui explique comment préparer et utiliser ces ingrédients pour rajeunir, supprimer toutes les maladies, mettre fin aux difformités corporelles…
Des lamas distribuent parfois des " pilules de nectar " à leurs élèves les plus zélés. C'est une faveur rare, toujours appréciée comme une grâce du Vénérable et Omniscient Rinpoché.
Le lama KELSANG GYATSO, entré dans la dissidence qui ébranle l’école GUELOUPA, recommande d’éviter de consommer ces pilules. Dans son livre "Guide du Pays des Dakinis " (éditions THARPA). Il donne des précisions sur les cinq " nectars ", page 22 , édition de 1997 :
" Toutefois, seule une personne ayant des accomplissements exceptionnels peut transformer des substances impures, telles que de l’urine et des excréments, en précieuses pilules de nectar ; il est impossible qu’une personne sans entraînement et qui a peu de réalisation le fasse. Certains pratiquants étaient connus parce qu’ils faisaient des pilules à partir de véritables viandes et de véritables nectars et qu’ils les distribuaient, et ce bien qu’ils n’aient reçu aucun signe indiquant que les ingrédients avaient été transformés. Différents textes tantriques nous préviennent de ne pas accepter ces pilules, sinon il se pourrait que nous mangions des excréments ! "
(note : Les chairs du chien, du cheval, de l’éléphant, de la vache et de l’être humain constituent les cinq viandes.)
Jean-Luc ACHARD, chercheur au CNRS, a traduit un texte DZOGCHEN intitulé " Le Cycle de l’Immortalité Adamantine ". Ce cycle, le sPyi-ti yoga (prononcer " Chiti Yoga " est l’un des cycles de la Grande Perfection (Dzogchen). Le DZOGCHEN est considéré comme l’enseignement le plus élevé de l’école NYINGMA.
Ce texte est attribué à PADMASAMBHAVA. Le folio 1O est digne de la magie noire du KALACHAKRA TANTRA :
" Il existe une préparation secrète propre à ces enseignements du sPyi-ti et aux substances et objets que tu découvriras : tu mélangeras de ma semence, du sang des règles de YESHE TSOGYEL, de la semence de huit Vidyadharas et de huit Mahâsiddhas, des cheveux, du sang écoulé du nez et de l’amrita.
La base de la préparation sera de la chair d’un brahmane aux oreilles en forme de conque. Celui qui consommera les pilules ainsi préparées, qui les verra, les touchera ou plus simplement, en entendra parler, sera digne des offrandes de la multitude. "
Saturday, August 19, 2006
"Touche pas à mon bonze !"
Toutes les initiations tantriques imposent des obligations et des interdictions, ce sont souvent des serments (samayas) contraignants. Une interdiction est particulièrement inamicale à l’égard des bonzes de la tradition THERAVADA, qualifiée de HINAYANA, " petit véhicule " par les lamas. Selon leurs règles de conduite, les initiés du YIDAM KALACHAKRA ne sont pas autorisés à séjourner plus de sept jours chez les adeptes du THERAVADA, le bouddhisme originel répandu dans le sud-est asiatique.
Les ermites itinérants, les moines de la forêt, demeurent éloignés de l’agitation des grands centres urbains. Grâce à SATIPATTHANA, ces moines THERAVANDINS n’ont rien à envier aux écoles MAHAYANISTES. Le moine BOUDDHADASA BIKKHOU, traducteur en langue thaïlandaise de HOUANG-PO et HOUEI-NENG, maîtres CH’AN, a exprimé magistralement sa compréhension du véritable bouddhisme libérateur des conditionnements de toutes sortes. Il a rappelé les dix liens, selon l’école des " Anciens" : (1) la croyance au moi permanent , (2) le doute, (3) l’attachement aux règles et aux rites, (4) la convoitise, (5) la haine, (6) le désir d’obtenir un corps subtil, (7) le désir de non-corporéité, (8) la vanité, (9) l’agitation, (10) l’ignorance.
Contairement au bouddhisme primitif, les pratiques des écoles ésotériques tibétaines visent à obtenir un double corporel. Le sous-titre du " TANTRA de KALACHAKRA " est : " Le Livre du Corps subtil ". Cet objectif était partagé par les Natha yoguis indiens.
Les théravandins ne connaissent pas les difficultés des adeptes tantriques qui sollicitent plusieurs " transmissions de pouvoir", et se retrouvent empêtrés dans des rites complexes avec en prime d’innombrables engagements (samayas) et contraintes. Certains lamas sont obligés de conférer une initiation spéciale pour enrayer les négativités que provoquerait l’inobservance des préceptes. Cette excellente initiative devrait permettre aux initiés du vajrayana de découvrir les pays asiatiques où l’on pratique le bouddhisme des " Anciens ".
Les moines de cette tradition accordent une grande importance à METTA, la bienveillance naturelle et spontanée. Les THERAVADINS sont accueillants. Un séjour dans un KUTI, hutte de méditation construite au milieu de la nature qui entoure les monastères de la tradition de la forêt, est une expérience inoubliable. (Des images étonnantes d'un monastère perdu dans la nature en cliquant sur le lien "tradition de la forêt")
Friday, August 18, 2006
Thursday, August 17, 2006
Thursday, July 20, 2006
Shoko Asahara
Le gourou de la secte Aum se proposait de transformer à marche forcée le monde en un "royaume de Shambhala" et avait mis en valeur ses introductions auprès de sa Sainteté le Dalaï-lama pour faciliter la pénétration des idées du tantrisme bouddhique de Shambhala dans la société japonaise. (source Marc BOSCHE)
Le " maître spirituel " était grand amateur de voitures de luxe et de femmes. Il annonçait l’apocalypse et assurait que " tuer peut être utile parfois ". Ses disciples firent 12 morts et quelque 5 500 blessés dans l’attentat au gaz sarin de Tokyo le 20 mars 1995.
A la fin des années 80, Shoko Asahara n’était plus un inconnu. Il rencontra cinq fois le Dalaï-lama dont il se disait le disciple. Même après l’attaque au gaz sarin, le Dalaï-lama aurait, selon le magazine Stern (Stern 36/95, p. 126), réaffirmé son amitié pour le responsable de Aum Shinrikyo, appelant ce dernier " un ami, peut-être pas parfait, mais un ami ". De nombreux courriers attestaient de relations très amicales et respectueuses entre Asahara et les nombreuses autorités tibétaines, incluant Khamtrul Rinpoche et Kalu Rinpoche.
Marc Bosche écrit : "La photo ci-dessus est embarrassante pour les disciples de Sa Sainteté, qui préfèrent voir le Prix Nobel de la Paix en compagnie de l'Abbé Pierre ou de Richard Gere. Sa Sainteté le dalai lama pose main dans la main avec le riche bienfaiteur Shoko Asahara qui aurait donné en tout à la cause tibétaine 45 millions de roupies, soit environ 170 millions de Yen ou encore 1,2 millions de dollars selon le journaliste Christopher Hitchens, His Material Highness, 13 juillet 1998 in : http://www.elevenshadows.com/tibet/hismaterialhighness.htm Quelques années plus tard, le 20 mars 1995, le même Shoko Asahara, gourou de la secte Aum, et surtout psychopathe ayant dévoyé à sa manière la vision apocalyptique de Shambhala auprès de ses disciples, fera gazer au sarin de sa propre initiative (une arme chimique de guerre qu'il fit produire dans un laboratoire au Japon par des disciples) les passagers captifs du métro de Tokyo. L'attentat entraîna de nombreuses morts et de très nombreuses intoxications (environ 5500) dans ce qui devait s’avérer l'une des plus grandes catastrophes contemporaines en relation avec une secte. La photo ci-dessus ne figure pas dans l'album souvenir de Sa Sainteté sur son nouveau site www.dalailama.com, mais est reproduite en revanche dans le livre électrochoc de Victor et Victoria Trimondi (http://www.trimondi.de) "The Shadow of the dalai Lama" qui consacre tout son chapitre XIII (Deuxième partie de l'ouvrage) à cette question : http://www.trimondi.de/SDLE/Part-2-13.htm On découvre dans le chapitre sus-mentionné, précis et documenté, les liens qui unissaient, avant le drame, Sa Sainteté le Dalai Lama et Shoko Asahara, (même si bien entendu Sa Sainteté n'avait pas la moindre idée de la dangerosité future et des projets funestes de ce dernier). On peut suggérer à chacun qui lit l'anglais de découvrir en intégralité le chapitre XIII du livre des époux Trimondi http://www.trimondi.de/SDLE/Part-2-13.htm pour s'en faire une idée précise et informée. En particulier il semble que les deux hommes se soient rencontrés cinq fois à partir de 1987 si l'on en croît aussi le magazine Stern (36-95, p.116-117). (Ci-dessus : Shoko Asahara devant un tankha de tradition himalayenne) Le gourou de la secte Aum se proposait de transformer à marche forcée le monde en un "royaume de Shambhala" et avait mis en valeur ses introductions auprès de sa Sainteté le dalai lama pour faciliter la pénétration des idées du tantrisme bouddhique de Shambhala dans la société japonaise.
[Citation ci-dessous. Voici quelques liens Internet proposés par Victor et Victoria Trimondi concernant les relations entre le dalaï lama et Shoko Asahara :] "Shoko AsaharaThe Japanese Doomsday-Guru Shoko Asahara who became famous because of a gas-attack in the underground of Tokyo and whose organisation murdered more than 20 people was a good friend of the Dalai Lama. His worldview incorporates many elements he found in Tibetan Buddhism, including the Shambhala Empire. Asahara is extremely Anti-semitic. The Dalai Lama with Shoko Asahara: http://www.wordiq.com/definition/Shoko_Asahara http://www.trimondi.de/SDLE/Part-2-13.htm The Anti-Semitism of Japan's Aum Shinrikyo - A Dangerous Revivalhttp://www.ict.org.il/Articles/aum_antisemitism.htm Aum Shinrikyo http://web.uni-marburg.de/religionswissenschaft/journal/mjr/rev2_3_98.html What do the Dalai Lama and Shoko Asahara have in common?http://www.mutantfrog.com/2006/01/28/what-do-the-dalai-lama-and-shoko-asahara-have-in-common/ Birth Of A Guru http://www.crimelibrary.com/terrorists_spies/terrorists/prophet/3.html " (Victor & Victoria Trimondi, septembre 2006, information extraite d'un e-mail). "
Source : http://marc.bosche.ifrance.com/3.html

