Wednesday, April 14, 2010

Au Tibet, magiciens faiseurs de temps


par le Dr André Migot

Pour de nombreux lecteurs, le seul nom de Tibet évoque des phénomènes mystérieux et surnaturels, une certaine littérature leur ayant présenté, de ce pays, un tableau romancé où l’on voit, à chaque détour du sentier, un ascète nu faisant fondre la neige autour de lui ou volant à travers l’espace.

Certes, des phénomènes supranormaux existent et j’ai pu en constater quelques-uns au cours des longs séjours que j’ai faits au Pays des Neiges. Mais ils sont rares. Les vrais thaumaturges ne se montrent pas et il faut vivre longtemps dans leur intimité pour connaître leurs pouvoirs.

Par contre, les pratiques magiques y sont très répandues.
Les images que ce texte accompagne se rapportent à l’une des plus curieuses : éloigner la grêle destructrice des récoltes ou au contraire faire tomber la pluie en cas de sécheresse. Dans les deux cas, le rôle du sorcier est d’agir sur les démons maîtres du temps et de les contraindre à lui obéir en pratiquant des rites spéciaux accompagnés de la récitation de formules appropriées. Pour comprendre l’importance de ces cérémonies magiques dans la religion tibétaine, il est nécessaire de dire quelques mots de ses origines.

Lamaïsme et magie

Cette religion, connue sous le nom de lamaïsme, représente une forme très spéciale du Bouddhisme, n’existant qu’en Mongolie et au Tibet. Lorsque le Bouddhisme pénétra dans ce pays au 7ème siècle de notre ère, il s’était déjà beaucoup éloigné de la doctrine primitive et avait constitué une nouvelle forme dite « tantrique » fortement imprégnée de magie. Au Tibet, il rencontre une religion autochtone très puissante : le Bön, culte de divinités naturelles, bonnes ou mauvaises, qu’il convenait de remercier ou d’apaiser par des sacrifices et des rites magiques. C’est de la fusion du Bouddhisme tantrique et du Bön, qu’est né le Lamaïsme ; et cela explique qu’il ait conservé jusqu’à nos jours, un aspect rituel et magique très prononcé.

La religion bön a survécu, mais elle s’est si bien assimilée au Lamaïsme qu’un monastère bön actuel ne diffère d’une lamaserie que par des détails peu importants, comme j’ai pu m’en rendre compte en visitant celui de Denchin-gompa dans l’Est tibétain.

Mais en dehors de ces monastères, il existe des religieux bön-po qui continuent à pratiquer la magie primitive. Ce sont des isolés, vivant dans des ermitages ou errant de village en village, vendant des charmes et des amulettes, prédisant l’avenir et pratiquant des rites magiques pour le compte des paysans. Ils sont généralement spécialisés et c’est parmi eux que se trouvent les « faiseurs de temps ».

Les bön-po n’ont pas d’ailleurs le privilège de ces pratiques magiques et de nombreux religieux appartenant au clergé lamaïque sont généralement spécialisés dans ce domaine. Chaque monastère, même dans la secte réformée des « bonnets jaunes », compte parmi ses membres quelques sorciers que l’on consulte en de nombreuses circonstances. Il existe même dans les grandes universités lamaïques de Lhassa des collèges spécialisés dans l’enseignement de la magie. Les religieux qui ont obtenu le diplôme de docteur de ces universités sont en général attachés aux grands monastères de la capitale. Ce sont les « maîtres de conjuration », intellectuels de la magie, tandis que les sorciers ordinaires sont des empiriques, généralement ignares, ayant reçu d’un maître l’enseignement traditionnel « de la bouche à l’oreille ».

Dzogchen-gompa

Certaines sectes ont une notoriété spéciale dans ce domaine, en particulier celle du « Grand Accomplissement ». En mai 1947, lors de mon premier voyage au Tibet, j’ai eu l’occasion de faire un séjour prolongé dans l’une de ses plus importante lamaserie : Dzogchen-gompa, située dans l’Est tibétain et d’y assister à certaines pratiques magiques.

Ce monastère est bâti dans un site admirable et je n’ai jamais vu, dans aucun pays du monde, de lieu plus manifestement prédestiné à la vie contemplative. Tapi dans un vallon élevé, oasis de verdure semblant suspendu dans le ciel, il fait face à un grand cirque boisé qui se perd dans les contreforts d’un puissant massif glaciaire qui domine le vallon de sa masse étincelante. C’est dans cette forêt escarpée que se trouvent les ermitages des lamas contemplatifs et des magiciens ; et j’ai pu y passer quelques jours dans une hutte contiguë à la maisonnette de l’un de ceux-ci. Bien qu’appartenant à la secte des lamas voisins, il menait une existence très indépendante, n’ayant guère de relations avec la lamaserie et se déplaçant au gré de ses occupations. Très peu communicatif, il me fut difficile de l’apprivoiser, mais sa qualité de confrère-médecin, et le don de quelques comprimés d’aspirine, me permirent cependant d’entrer dans ses bonnes grâces, ce qui est fort appréciable lorsqu’il s’agit d’un thaumaturge doué de pouvoirs redoutables !

Le Costume des lamas sorciers

Le costume habituel des sorciers est semblable à celui des lamas de la « secte rouge », mais au lieu d’avoir le crâne rasé, ils laissent pousser leur cheveux longs, les allongeant encore par des fils de laine nattés, l’ensemble noué en un chignon volumineux, véritable turban surplombant la tête. Pour les cérémonies importantes, ils passent, par dessus la robe de laine, une sorte de veste de soie et une étole également en soie. Le tissu en est parfois fort beau, mais le luxe de ce vêtement dépend évidemment des moyens financiers de l’officiant, et les magiciens errants ne possèdent souvent qu’une pauvre veste de soie sale, usée et rapiécée.

La pièce essentielle du costume est un chapeau spécial réservé aux cérémonies magiques. Il se compose d’une couronne de six pétales fixés autour d’un bonnet et formant une sorte de diadème. Chacun de ces pétales est fait d’une plaque de carton ou de métal doré, au centre de laquelle est peinte ou ciselée l’une des six syllabes de la fameuse invocation : « Om ma-ni pa-mé hum ! » véritable leitmotiv de la prière tibétaine.

Les instruments

Certains des instruments utilisés pour les cérémonies magiques appartiennent à l’arsenal habituel du culte lamaïque : le « dordjé », petit sceptre de cuivre symbolisant la flèche d’Indra exterminant les démons, la clochette, le « damarou », petit tambour (souvent fait de deux calottes crâniennes accolées et tendues de peau), les vases d’offrandes. Mais quelques autres sont spéciaux aux rites magiques : la dague de bois ou de métal dont la courte lame triangulaire est munie d’ailerons latéraux, tandis que la poignée est terminée par une tête de cheval représentant le démon tutélaire : Tamdin. Ce poignard est l’arme essentielle de la lutte contre les démons. Le miroir de métal enfin, est surtout utilisé pour la divination.

Les cérémonies magiques doivent se dérouler selon des règles très précises, indiquées dans des livres spéciaux ou tantra, que les officiants suivent scrupuleusement car la moindre erreur matérielle ferait perdre toute efficacité à l’opération. j’ai souvent assisté à la confection de mandala ou cercle magiques : un lama lit lentement le texte du tantra correspondant, tandis que ses collègues tracent avec un soin religieux le dessin compliqué, disposant minutieusement les fils et les poudre colorées, reprenant le texte, vérifiant si leur travail est bien conforme au rituel. Celui des « faiseurs de temps » est surtout fondé sur les tables astrologiques très utilisées au Tibet dans de nombreuses circonstances.

Comment chasser les orages

Les rites des « faiseurs de temps sont très archaïques et ils se sont vraisemblablement conservés sans grand changement depuis l’époque des sorciers pré-bouddhiques. Le but de la cérémonie est d’assurer la protection de la maigre moisson d’orge des paysans contre les orages et les chutes de grêle. Pour y parvenir, le sorcier utilise sa puissance magique dans une lutte sévère contre les forces naturelles, non pour les détruire, mais pour les détourner de leur cours. Il ne s’agit pas en effet de détruire un orage qui s’approche ou de l’empêcher de se résoudre en grêle, mais de le détourner vers une région autre que celle où opère le sorcier.

Les opérations préliminaires sont effectuées au printemps. Une procession des habitants du village conduite par le « faiseur de temps » se dirige vers un des sommets dominant la région. Chacun des participants porte un vestige animal : crâne de cheval, de mouton ou de chien, peau ou squelette de renard, de corbeau, de serpent ou de toute autre bête, préalablement rempli de bandelettes de papier inscrites de formules magiques, le tout entouré de fils de laine de cinq couleurs différentes. Un trou est creusé sur ce sommet, un feu y est allumé et chacun y jette ce qu’il avait apporté, tandis que le vent des hauts plateaux attise la flamme jusqu’à combustion complète. Des pierres sont alors amassées sur l’emplacement du bûcher pour former un petit cairn, à l’intérieur duquel on enferme parfois quelques flèches, un fer de lance ainsi qu’une image de l’oiseau mythique Garuda, monture de Vishnou et protecteur de la secte Bön.

Sur le cairn sont alors construits un certain nombre de petits édifices fragiles désignés sous le nom de « croix de fils », ils sont constitués par des baguettes entrecroisées autour desquelles on enroule des fils de laine de diverses couleurs. A la fin de la cérémonie, des rameaux de bouleaux agrémentés d’une plume blanche sont distribués aux assistants à la manière de nos rameaux bénits ; ils seront ultérieurement plantés dans les champs où ils joueront le rôle d’emblèmes protecteurs.

En dépit de la protection apportée par les « croix de fils », le rôle du « faiseur de temps » n’est pas terminé pour autant et c’est pendant l’été, saison des orages et de la grêle, qu’il devient capital, exigeant de lui un savoir, une vigilance et une décision de tous les instants. Il s’installe pour toute la saison dans une hutte spécialement édifiée à son intention par les villageois, sur un sommet d’où l’on jouit d’une vue très dégagée sur toute la région. Il peut ainsi surveiller le ciel et voir approcher les gros nuages annonciateurs de l’orage ou de la grêle, ce qui lui permet, s’il est suffisamment vigilant et compétent, d’agir à temps pour les arrêter.

Un bon « faiseur de temps » est capable de se rendre compte très rapidement du danger et de la menace de grêle qu’apporte le nuage qui approche, et il possède pour cela un certain nombre de moyens. L’un d’eux consiste à examiner l’image d’un nuage réfléchie sur une couche d’eau, au fond d’un large récipient plat fait d’un alliage spécial de cinq métaux précieux. Certains caractères de cette images lui indiquent si le nuage examiné apporte ou non la grêle, s’il risque d’éclater sur le village, mais il est impossible de connaître ces caractères qui sont le secret jalousement gardé du « faiseur de temps ». D’autres indications lui sont données par la sonorité de son damarou, ce petit tambour double dont nous avons parlé. Si elle est élevée « joyeuse » selon l’expression tibétaine, aucun danger ne menace le village ; si elle est au contraire assourdie, « menaçante », le danger de grêle est imminent et grave et il faut agir au plus vite pour le conjurer.

Le « faiseur de temps » se retire alors rapidement dans sa hutte. Brandissant son poignard magique, il récite des mantras destinés à influencer les divinités protectrice de la sectes à laquelle il appartient, à les « contraindre » à se faire ses auxiliaires dans la lutte contre les démons de l’orage. Nous avons vu que le « faiseur de temps » n’a pas la prétention de supprimer les nuages de grêle ou de les empêcher d’éclater sur le village dont il a la garde, son but est tout simplement de les détourner de leur cours naturel pour les orienter vers une autre région.

Si les paysans de la dite région ont également à leur service un « faiseur de temps » qualifié, vigilant et puissant, celui-ci renverra à son tour les nuages dans une autre direction. Cette lutte entre les pouvoirs des magiciens et les forces de la nature continuera jusqu’à ce que les nuages d’orage arrivent à proximité d’un village non protégé ou n’ayant à son service qu’un « faiseur de temps » incapable ou négligent ; n’étant arrêté par rien , ils fondront alors sur le village avec une force redoublée au grand détriment de la récolte qui risque d’être anéantie. Le malheureux magicien incapable ou négligent perdra évidemment toute la rémunération de son travail qui est toujours payé après la récolte, et seulement si elle est bonne. Il perdra également sa réputation et ses futurs engagements et sans parler de la sévère correction qu’il risque de recevoir des mains des paysans, furieux d’avoir été trompés et d’avoir perdu leur récolte par la faute de cet ignorant.

Heurs et malheurs des « faiseurs de temps »

Nous avons vu que la magie était utilisée dans toutes les sectes lamaïques, même dans la secte réformée des « bonnets jaunes » qui constitue l’Eglise officielle du Tibet, et à laquelle appartiennent le Dalaï-lama et le Panchen-lama. Nous avons également vu qu’il existe des collèges de magie dans les grandes universités lamaïques de Lhassa, et le gouvernement tibétain utilise les services réguliers de trois « faiseurs de temps », docteur ès-sciences magiques diplômés de ces universités.

Leur tâche essentielle consiste à empêcher la grêle de tomber dans le parc de Norbulingka, résidence d’été du Dalaï-lama dans la banlieue de Lhassa, ainsi que sur les fameux toits d’or du Potala, le palais-forteresse-monastère qui domine de sa masse puissante la capitale tibétaine et qui est le siège officiel du Dalaï-lama et du gouvernement tibétain. Une telle atteinte de la citadelle religieuse du Tibet serait en effet considérée par les Tibétains comme un présage funeste.

Ces trois « faiseurs de temps » officiels opèrent à tour de rôle. A titre de bénéfice, ils reçoivent du gouvernement la concession de terres de bon rapport et sont par ailleurs, autorisés à utiliser leur science pour le compte de particuliers, ce qui leur assure de substantiels revenus.

Mais leur haute situation est fragile, car un échec se traduisant par une chute de grêle sur l’un des deux emplacements privilégiés risque de leur attirer de très graves ennuis, et un certains nombre d’anecdotes circulent dans le peuple sur les heurs et les malheurs de ces grands personnages. On cite de belles réussites comme en ce jour fameux où la grêle cribla littéralement la campagne alentour du parc de Norbulingka sans qu’un seul grêlon atteignît l’intérieur du cercle magique tracé par le sorcier autour du domaine sacré. Par contre, un autre jour, la grêle ayant littéralement ravagé le parc du Dalaï-lama, le Régent, furieux, envoya chercher le « faiseur de temps » responsable, dans l’intention de le châtier sévèrement. Mais celui-ci déclara qu’il n’était en rien coupable, n’ayant pas le pouvoir de s’opposer à la volonté des dieux. Ceux-ci avaient, en effet, voulu prévenir par ce signe le Dalaï-lama qu’un danger imminent menaçait le peuple tibétain. Et pour prouver que sa compétence magique n’était pas en cause, il versa, sous les yeux du Régent, de l’eau dans un tamis sans qu’aucune goutte ne le traverse. Peu après cet incident, une grave épidémie de variole fit en effet de nombreuses victimes jusque dans l’entourage immédiat du Dalaï-lama.

Comment faire tomber la pluie ?

Le rôle des « faiseurs de temps » n’est pas uniquement d’éloigner la grêle, mais aussi de faire tomber la pluie en cas de sécheresse persistante. Ce cérémonial se rattache à un très vieux culte pré-bouddhique et même pré-aryen appartenant au fond le plus archaïque des religions indiennes : le culte des dieux-serpents habitant les sources et les rivières et considérés comme les divinités des eaux a persisté jusqu’à nos jours au Tibet, et le rituel actuellement utilisé par les « faiseurs de temps » est attribué à Tsong-kha-pa, le grand réformateur de la secte des bonnets jaunes.

Lorsque la sécheresse persistante devient inquiétante pour les cultures, on commence par organiser une procession des femmes du village, chacune portant sur son dos un des énormes livres sacrés de la lamaserie voisine ; en longue file elles tournent ainsi autour du village et des champs qui en dépendent. Si cette procession ne donne pas de résultats, on convoque le « faiseur de temps » qui procède alors à la cérémonie selon un rituel très compliqué.

L’officiant lave d’abord soigneusement le lieu où se déroulera la cérémonie, puis il y dépose une image de Tsong-kha-pa, des fleurs non vénéneuses, un gâteau blanc et un vase précieux dans lequel il place des pilules magiques, des fleurs et des épices tout en répétant cent huit fois le mantra de Tsong-kha-pa. Après avoir recouvert le vase d’un tissu rouge, il adresse aux dieux-serpents le petit discours suivant : « O ! vous, tous, nagas grands et petits, je viens vers vous non pour vous nuire mais pour vous demander de faire tomber la pluie, pour le grand bien des êtres et particulièrement des habitants de ce village. Vous savez que c’est Tsong-kha-pa qui vous a ordonné de m’obéir et si vous ne le faites pas, je vous briserai la tête par la puissance de mes mantras. Ecoutez-moi donc, et ne quittez pas ce lieu avant que la pluie ne tombe. » Après quoi, le lama continue la récitation de ses mantras tout en déposant des offrandes de nourriture, de pierre et de matériaux précieux devant les sources, les lacs et les rivières du voisinage, de façon à apaiser les divinités que les gens du village auraient pu mécontenter.

Finalement, un édifice magique très compliqué est construit dans un champ proche du village. Ce « palais de fils » ressemble un peu aux « croix de fils » dont nous avons déjà parlé, mais il est beaucoup plus élaboré et de taille beaucoup plus grande, pouvant atteindre jusqu’à quatre ou cinq mètres de hauteur. C’est un assemblage de baguettes et de fils de laine de couleurs diverses formant une élégante petite maison à claire-voie destinée à attirer et à abriter les esprits des eaux ; on espère, en effet, que cet aimable accueil les décidera à dispenser la pluie aux gens du village. La construction de ce palais de fils est longue et difficile, d’autant plus qu’elle doit obéir à des règles précises. Elle peut demander jusqu’à trente kilomètres de fils de laine, les doigts très habiles d’un spécialiste et plusieurs jours d’un travail patient et délicat.

Lorsque la sécheresse atteint toute une province, le gouvernement tibétain complète le travail des « faiseurs de temps » par des mesures officiels telles que l’interdiction des cérémonies pour empêcher la pluie. Cette défense pourrait apparaître sans objet, mais dans ce pays d’individualistes forcenés, il peut arriver que, en dépit de la sécheresse, quelques braves Tibétains fassent un sacrifice magique pour que la pluie ne vienne pas troubler la construction de leur maison, une fête de famille ou des danses lamaïques dans le monastère voisins !

Comme on le voit, les méthode utilisées au Tibet, pour lutter contre les dérèglements de la nature, sont pleines de poésie, d’imprévu et de fantaisie. Ont-elles plus ou moins d’effets que celles, d’apparence plus scientifique, que nous utilisons en Occident ? Il est bien difficile de le savoir avec certitude. Elles ont au moins l’avantage de passionner les Tibétains et de leur apporter un sentiment de sécurité métaphysique que nous sommes bien incapables d’éprouver, n’ayant pas la précieuse ressource de mettre sur le compte des dieux certains résultats qui pourraient paraître défavorables à des esprits superficiels, et que notre manque total de subtilité nous ferait naïvement considérer comme des échecs.

Monday, March 01, 2010

Shambala en guerre contre les La-los


Après que le dixième Détenteur des Castes Gya-tso nam-gyäl fut monté sur le trône (de Shambala), le « Me-ka Gya-tso » (Ma-kha rGya-mtso) apparut en l’an singe-bois du cycle Nyi-drol (625 après J.C.). A cette époque vivaient dans le pays appelé Me-k’a (Me-kha) les maîtres La-lo (Kla-klo) A-d’o (A-do), A-no-gha, P’ag-dän (Phag-ldan), J’i-pa wang-po (Byis-pa dbang-po), G’ö-kar-chän (Gos-dkar-can), Jom-j’e (’Joms-byed), Ma-dhu-ma-ti et leurs disciples. Le septième d’entre-eux, D’ar-dän (Dar-ldan), connu aussi sous le nom de Drang-tzii lo-dr’ö (sBrang-rtzi’i blo-gros), Madhumati (1) fonda une nouvelle religion et propagea les enseignements La-lo. Beaucoup de non-bouddhistes l’adoptèrent et ils détruisirent un grand nombre de monastère bouddhiques. Il est expliqué que la religion La-lo durera 1800 ans (2).

La plupart des partisans de la foi La-lo, à l’instar d’autres non bouddhistes, ne s’appuient ni sur la méditation ni sur les idées philosophiques, mais paraissent suivre sans discernement des modes de penser mondains et préconisent de nuire à autrui comme pratique de la religion. Dans le futur, de nombreuses nationalités de La-los – qui incluront les peuples Hou-zi (Ho’u-zi) et T’en-dr’uu (Then-gru’u) de Chine, les tribus des régions frontalières du Tibet et de l’Inde et les gens Lo-k’a-tr’a (Klo-kha-phra) – uniront leurs forces. Ensuite, en un lieu dénommé Tri-li se déroulera une grande guerre La-lo. Les La-los, alors unifiés, deviendront très puissants et domineront la moitié du monde (3).

Histoire de la guerre contre les La-los

Après l’année singe-feu du cycle Dong-ngäg le roi La-lo, qui est considéré comme une manifestation des anti-dieux, rassemblera ses forces à l’ouest de l’Inde dans un lieu nommé Tri-li. Il finira par gouverner la partie centrale de l’Inde au sud de la rivière Shri-ta, tout le Tibet et la moitié du monde. Tandis que, pareil à un éléphant fou, il régnera avec orgueil et sauvagerie, les ministres La-los auront le sentiment que personne au monde n’est plus puissant que ce roi, et feront à ce propos de nombreuses déclarations. Alors, par la force de prières antérieures et l’infaillible vérité de la loi de cause et effet, en conformité avec ses désirs propres, la déesse Re-ma-te deviendra l’épouse du roi La-lo. Elle dira à ses ministres : « O ministres fiers et puérils, j’ai été témoin d’un monde plus grand encore que celui-ci. Si nous ne le conquérons pas, votre habituel orgueil ne sera que fanfaronnade d’enfant. Par conséquent, puisque ce monde au-delà du nôtre existe, employez-vous dès maintenant à le vaincre. »

Alors, pleins d’arrogance et d’impatience, les ministres déclareront : « S’il existe un deuxième monde par-delà le nôtre, nous devons absolument le conquérir. » Remplis de courage, ils s’écrieront tous d’une voix forte : « Allons le conquérir ! » Les ministres feront surveiller les airs et, voyant les multiples signes de fortune et de bonheur du pays de Shambala au nord, les vagues de jalousie éclateront. Ainsi commeceront-ils à diriger leurs forces militaires sur Shambala.

Ce moment correspondra à la 97ème année du règne du vingt-cinquième Détenteur royal des Castes (4), l’an mouton-eau du vingt-troisième cycle Nyi-ma (2425 après J.C.). Alors, en vue d’aider les La-los, grâce à la force du karma, le souverain religieux produira diverses sortes d’armes et des millions de forces militaires irrésistibles, comme dans un spectacle magique. De Shambala à Jambudvipa il conduira les forces réunies des douze grands dieux : 90 millions de chevaux volants, 400 000 éléphants, 500 000 voitures, une infanterie composée de toutes les personnes disponibles, des navires de l’espace se déplaçant plus vite que le son, des véhicules à moteur actionnés par le feu et la vapeur, des véhicules armés aux blindage de fer, des explosifs que l’on peut lancer à la main, et différents types d’armes atomiques. En Inde, sur les bords de la rivière Shrita, aura lieu alors une grande guerre contre les La-los.

Comment les La-los seront vaincus

A ce moment Dr’ang-tzii lo-dr’o, roi des La-los sera poignardé par Drag-po K’or-lo-chän. Et Wang-poi gön-po (dBang-po’i ngon-po) et le fils du général La-lo Dawa chen-po (Zla-ba chen-po), seront respectivement poignardés par la main de Hanuman, général du Détenteur des Castes, et par celle de Dr’ag-po K’or-lo-chän. Ainsi seront-ils défaits. Les forces anti-divines des La-los seront pareillement vaincues par celles des douze grands dieux ; alors tous les dieux sans exception se rangeront aux côtés du Détenteur des Castes.

Alors, en partant de l’Inde et dans le sens des aiguilles d’une montre, le pays entier de Jambudvipa sera gouverné par le Détenteur des Castes Dr’ag-po k’or-lo-chän. Les enseignements du Bouddha en général et ceux du Mahayana tel que le Kalachakra , en particulier, fleuriront immensément. La durée de la vie humaine augmentera progressivement jusqu’à 1 800 ans et l’Age Parfait renaîtra plus glorieux que jamais auparavant.

Garje Khamtrul Jamyang Döndrup
Source : « Le Tibet Journal », éditions Dharma.


Notes de Bouddhanar :

(1) Madhumati c’est le nom donné à Mahomet (570-635) ou Mohammed, (Muhammad en arabe).

(2) 625 + 1800 = 2425. D’autres exégètes du Kalachakra disent que c'est durant l’année 2424 après J.-C. qu'aura lieu le combat final, apocalyptique, entre les forces de Shambala et les La-los.

(3) L’idée de la domination musulmane annoncée par des commentateurs des prophéties du Kalachakra, comme le lama Garje Khamtrul, est à l’origine de l’islamophobie de beaucoup de bouddhistes occidentaux. Les services spéciaux de l’empire anglo-américain n’hésitent pas à exploiter cette islamophobie. N’oublions pas que depuis le 11 septembre 2001, l’empire est engagé dans une guerre mondiale pour le contrôle des ressources pétrolières des pays arabes. Cette nouvelle guerre mondiale passe inaperçue parce qu’elle use davantage de la propagande, du contrôle mental, des opérations noires de la CIA, des mercenaires de sociétés privées (Blackwater) que de la mobilisation de millions de fantassins.

(4) Le roi de Shambala.


Photo : Le lama Garje Khamtrul Jamyang Döndrup (né en 1927), tulkou du troisième Khamtrul, Gyurme Trinle Namgyal (1879-1926) et collaborateur de Rigpa

Sunday, January 31, 2010

Kalachakra, initiation ou contre-initiation de masse ?


Le texte sacré (tantra) du bouddhisme tibétain appelé « Tantra du Kalachakra » ainsi que le mythe de Shambhala faisant partie de celui-ci sont à l’origine d’une importante initiation ouverte à tous. « Kalachakra » (sanskrit) signifie la « roue du temps » et est aussi le nom du dieu du temps tibétain le plus puissant. Le « Tantra du Kalachakra est considéré comme étant le plus récent des textes révélés (10ème siècle) et est considéré par les lamas comme étant l’apogée de tous les systèmes bouddhistes.

Le rituel de l’initiation de Kalachakra dit :

« Mon enfant, approche-toi,
Je t’enseignerai, dans leur totalité,
Les rites et les pratiques du Grand véhicule.
Tu es le vaisseau de la Grande voie. »

Le candidat à l’initiation doit entrer comme un enfant dans le mandala de Kalachakra. Mais sait-il que l’initiation le rend réceptif à un égrégore (énergie psychique collective) qui le transformera en « soldat de Shambhala » afin de combattre, en tant que fantassin ou officier, dans de terribles batailles et écraser « les ennemis de la doctrine » ( Kalachakra I. 128-142) ?

Depuis plus de trente ans, des centaines de milliers de personnes ont reçu L'initiation de Kalachakra en croyant participer à la promotion de la paix et de la tolérance entre tous les hommes. Elles ne soupçonnent pas qu’elles sont en quelque sorte enrôlées dans une terrible guerre contre les musulmans. En effet, « Le Tantra du Kalachakra jure une guerre totale entre le monde islamique et le monde non-islamique lors de laquelle les disciples de Mohamed seront présentés comme les ennemis principaux des bouddhistes. Dans le texte original, la Mecque est décrite comme la résidence de « l’idole puissant et impitoyable des barbares », « l’incarnation du démon » (Shri Kalachakra I. 154). Ainsi d’après l’adversaire principal du prochain roi du Shambhala, Rudra Chakrin “tourneur courroucé de la roue”, nous apprenons qu’ils sont également nommés mleccha ce qui signifie “barbares” mais également “habitants de la Mecque”. Un autre commentaire du Kalachakra appelle Rudra Chakrin le “meurtrier des Mlecchas ». (Trimondi)

Les Mlecchas-musulmans sont désignés comme les ennemis des bouddhistes, de Shambhala et aussi des prétendues nations civilisées qui prétextent la guerre contre le terrorisme islamique pour imposer leur domination mondiale.

La promotion grand public du kalachakra participe-t-elle à l’hégémonisme anglo-saxon ? Les services que le Dalaï-lama rend à l’empire anglo-américain sont indiscutables et ont été reconnus le 17 octobre 2007 quand le « prince de l’église » tibétaine a reçu la médaille d’or du Congrès des mains de l’immonde George Bush.

« Normalement, l’initiation de Kalachakra n’est pas donnée en public ». (La « Lettre de la canine de mangouste », citée par les auteurs du livre "Une Grande Imposture". )
« Selon certaines sources, les initiations de kalachakra étaient principalement données autrefois par ceux qui détenaient le rôle de Panchèn Lama, et cela en raison d’un lien particulier, le Panchèn Lama étant une manifestation du dieu-roi de Shambhala. Peu à peu, le quatorzième Dalaï-lama s’est octroyé ce rôle, jusqu’à ce que finalement aujourd’hui, aucun autre lama n’ait la possibilité de donner l’initiation de Kalachakra en public. Pour le Dalaï-lama, accorder l’initiation de Kalachakra est la meilleure méthode pour faire de l’argent, pour contrôler les gens par le biais de la dévotion spirituelle et pour propager sa réputation. De cette manière, il peut utiliser la foi religieuse des gens pour accomplir ses objectifs politiques. »

Le livre « Une Grande Imposture », édité par la Western Shugden Society, s’inspire de sources bouddhistes tibétaines pour dénoncer la dérive de l’institution des Dalaï-lamas depuis le 17ème siècle.

Le livre « Une Grande Imposture » est publié par la Western Shugden Society (WSS) www.westernshugdensociety.org

Pour se procurer le livre :


Tuesday, December 29, 2009

Offrandes rituelles des dalaï-lamas, III.

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Offrande du cœur d’un enfant né d’une union incestueuse.

Le 14ème Dalaï-lama a déclaré :

« J’étais assez jeune quand je reçus dans leur totalité les enseignements des visions secrètes du cinquième Dalaï-Lama. Je n’y fis pas très attention à l’époque, mais je me souviens avoir eu d’assez bons rêves ; il en ressort donc que nous avons un lien particulier. Plus tard, à Lhassa, je découvris les oeuvres du cinquième Dalaï-Lama, qui avaient été préservées principalement, je crois, par les Dalaï-Lamas suivants. Parmi elles se trouvent les enseignements très secrets, qui existent sous forme de manuscrits illustrés... Plus tard, en Inde, je me procurai ces écrits et passai plusieurs mois en retraite, faisant les pratiques des Kagyé, de Hayagriva, d’Avalokiteshvara, et d’autres encore. Pour ma part, je considère que j’ai beaucoup de chance : depuis le cinquième Dalaï-Lama, grâce aux aspirations et aux prières, je m’inscris dans la longue lignée de ceux qui portent le nom de Détenteur du Lotus. Et il semble bien qu’il y ait un lien tout à fait particulier avec le cinquième Dalaï-Lama. »


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Ofrrandes rituelles des dalaï-lamas, II.

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Tête humaine fraîchement coupée.

Les prétendus experts du bouddhisme tantrique s’extasient devant les rites de sorcellerie sanglante du 5ème Dalaï-lama :
« Nous avons ici, dit un illuminé occidental, des représentations remarquables de certains aspects des voies tantriques et des voies du corps de gloire. »


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Les offrandes rituelles des dalaï-lamas, I.

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Wednesday, September 02, 2009

Magôg, Gôg et les gogols du Word Wide Web*

Les extrapolations des exégètes modernes de la prophétie de Gôg et Magôg font allusion à un affrontement entre peuples au proche et moyen orient. Les interprétations des paroles d’Ezéchiel sont utilisées par l’empire anglo-américain pour en découdre avec les états rebelles, dissimulant ainsi que la véritable agression se produit dans l’invisible.

La grande muraille qui protégeait l’humanité s’est effondrée. Nous sommes agressés par les hordes de Gôg et Magôg (Yâjûj et Mâjûj des textes musulmans, Koka et Vikoka de la tradition hindoue).

« Au sens exotérique, écrit Henry Corbin, Gôg et Mâgôg, Corân 18 : 93 (1), désignent aux confins du monde connu certaines peuplades d’Asie centrale contre lesquelles Alexandre aurait élevé une muraille ou une digue. Esotériquement il s’agit d’autre chose : nous sommes ici à la limite où s’achève le malakût du monde végétal et où commence le malakût du règne animal, c’est-à-dire de tout ce qui possède le pneuma vital constitué d’une vapeur sui generis. Nous sommes donc là encore au niveau d’un malakût inférieur, où restent captives au degré de l’âme animale les âmes infrahumaines, les âmes sataniques, celles des démons à face humaine, inaptes à s’élever vers les cieux supérieurs du Malakût. » (2)

De nos jours, il est rare de trouver des personnes qui échappent aux agressions des entités du malakût inférieur. Des humains ont fait allégeance à ces entités et leur rendent même un culte. Ces collabos sont les monstres qui dominent la politique, l’armée, l’économie et la religion. Quant au peuple, il sombre, sans s’en rendre compte, dans un esclavage de plus en plus ignominieux. Une guerre est déclarée contre l’âme humaine, et des démons ont pris d’assaut notre être depuis l’intérieur.

Séduit par les mirages du consumérisme et de l’argent roi, le peuple se complaît dans un hédonisme cérébral sans véritable joie ni amour. Une technologie noire débilitante joue un rôle important dans le contrôle de l’esprit humain. Selon des exégètes plus avisés que les pasteurs anglo-saxons, les entités qui constituent les hordes de Gôg et Magôg, sont liées au monde infernal, au feu souterrain et aux métaux. Autrefois, il existait une métallurgie sacrée qui permettait de transformer les influences métalliques et d’en faire des supports spirituels. En revanche, l’usage profane des métaux serait particulièrement maléfique. Ainsi, les composants électroniques des ordinateurs, qui contiennent de nombreux métaux, participeraient à l’aliénation de l’homme.

La nature toute entière, écrit Pierre Rimbas (3), attend et espère qu’enfin l’homme comprenne et rejette les chaînes qui enserrent sa conscience. Partout où une lumière apparaît, il y a une ombre. Et la force qui se tient derrière l’informatique, c’est cette ombre, une force qui nivelle la conscience, fait disparaître la mémoire, nous transforme en des automates, des robots sans âme. Le cœur de l’ordinateur, la « puce » informatique, est un cristal de quartz, du silicium fondu avec des métaux et des terres rares comme le germanium. Cela s’appelle du silicium « dopé ». Le silicium dopé est gravé très finement pour qu’un réseau de fils conducteurs très fin recouvre toute sa surface. Autour de la puce il y a un réseau de fils en or massif. Le plus grand consommateur d’or au monde, c’est l’industrie informatique. Le cristal de quartz dopé est maintenu en vibration à une vitesse incroyable, plus de trois milliards de vibrations par seconde pour les ordinateurs les plus récents. » […]

Normalement, la glande pinéale renferme de petits cristaux de quartz composant une représentation miniature de tout l'univers, de tout le cosmos. C’est un cosmos en réduction que nous portons en nous même. C’est par ces cristaux de quartz que notre conscience évolue, effectue des prises de conscience.

Mais la puce (vous l’avez déjà compris !), c’est une imitation de la glande pinéale, une construction magique destinée par les forces de l’ombre à contrôler totalement la pinéale, et donc notre conscience. Vous avez certainement déjà remarqué comme l’on devient stupide face à un ordinateur, combien on perd la mémoire. Et bien, c’est une application de la magie noire de la puce informatique : la prise de contrôle totale de la conscience. Les forces derrière l’informatique ont dit « non » à la nouvelle conscience, parce qu’elles savent que le développement de cette nouvelle conscience signifierait leur disparition.

Le plus incroyable, c’est que cette action de l’informatique sur la pinéale est bien connue du monde médical. On a prouvé par des études cliniques que la sécrétion de la mélatonine par la pinéale est complètement changée après quelques heures de travail sur ordinateur. Les enfants qui passent plus de 20 heures par semaine sur Internet ont un rythme de sécrétion de mélatonine totalement pathologique et anormal. Mais, comme le lobby de l’informatique est incomparablement plus fort que celui des rares scientifiques étudiant la sécrétion de la glande pinéale, ces études ne sont pas du tout diffusées et restent dans les tiroirs. (4)

Une nouvelle conscience conduirait infailliblement à refuser l’ordre social tel qu’il est, car cet ordre social n’est ni plus ni moins qu’une imposture généralisée. Les forces noires nous ont achetés avec l’illusion de l’informatique et du confort moderne, comme les indiens ont été achetés par les colons européens au prix de quelques verroteries. Les territoires qui devaient nous revenir nous ont été spoliés. La vraie connaissance intérieure, qui conduit à la connaissance de la nature et des Dieux ; elle est remplacée par la barre d’outil du moteur de recherche « Google »… En Europe, nous n’avons même plus de « réserve de chasse » comme les amérindiens. Tout devra se plier à la loi informatique, et au besoin on ira jusqu’à nous implanter des puces électroniques dans le cerveau pour vérifier si l’on pense conformément à l’ordre établi. Et à ceux qui persisteront dans une pensée « hérétique », on leur réservera le même sort qu’aux Cathares du 13ème siècle : l’emmurement ou le bûcher. Comme nous vivons une époque moderne, ce sera un emprisonnement psychique ! Nous continuerons à être productifs… mais avec un cerveau réduit à l’état de zombie.



(*) Les trois « W » de Word Wide Web, ont une signification particulièrement édifiante. En effet, la kabbale attribue une valeur numérique a chaque lettre. Le « w », nommé « waw » en hébreu, a pour valeur numérique le chiffre 6. Ainsi, dès sa création, le réseau informatique a reçu de ses concepteurs la marque de la bête, le nombre 666. Les lucifériens du Pentagone nous prendraient-ils pour des gogols ? En réalité, ils nous méprisent. Leur dédain n’a d’égal que celui du dindon qui a fait son nid au palais de l’Elysée.

(1) « O Dhoulqarneïn ! Gog et Magog sont des semeurs de corruption sur terre. Acceptes-tu, contre tribut, de construire un barrage entre nous et eux ? ». Corân, sourate 18, versets 93 et 94.

(2) Henry Corbin, « En islam iranien », éditions Gallimard.

(3) Pierre Rimbas, « De l’animal totem à la bête informatique », Undercover
.

(4) Le philosophe français René Descartes désigna la glande pinéale comme le « siège » de l'âme. Cette glande serait affectée par des champs électromagnétiques.
« Les caractéristiques en intensité et en durée, des champs électromagnétiques semblent avoir une importance dans la suppression de la production de mélatonine. » (Burch JB, Reif JS, Noonan CW, Ichinose T, Bachand AM, Koleber TL, Yost MG.Department of Environmental and Radiological Health Sciences, Colorado State University, Fort Collins, CO 80523, USA.)
http://www.medecine-autrement.com/site/categoriesMA/200501/01cancer/4melatonine.shtml

Thursday, June 11, 2009

Les Jonangpa, d’aimables hérésiarques…


Quand l’ordre religieux des Guélougpa était au pouvoir, le peuple et les autres écoles religieuses du Tibet subissaient sa dictature. Le dalaï-lama est le chef de l’ordre Guéloug…

L’école des Jonangpa fut persécutée et ses monastères annexés. Cette école était accusée de perpétuer l’enseignement des maîtres Ch’an du bouddhisme chinois.

La photo illustre la réconciliation des Guélougpa et des Jonangpa. Le responsable du monastère Jonang, Takten Phuntsok Choeling, situé à Simla Sanjauli en Inde, Jetsan Khelkha Rinpoché et le dalaï-lama font semblant d’oublier la persécution qui remonte au 17ème siècle. A l’époque, les Jonangpa étaient considérés comme des hérétiques.

Le 14ème dalaï-lama s’efforce de raccommoder les accrocs fait à la tolérance prêchée par le Bouddha. Mais la reconnaissance de la tradition des Jonangpa et celle des Bönpo (1) lui permet surtout d’affirmer son leadership sur toutes les communautés en exil.

Quand une secte tibétaine est suspecte de sympathie pro-chinoise, le dalaï-lama devient un impitoyable persécuteur. Le lauréat du prix Nobel de la paix entend éradiquer le mouvement des adeptes du culte de Shougden.
http://bouddhanar-1.blogspot.com/2008/06/des-tibtains-opposs-au-dala-lama.html


***

(1) L’argent du pontife tantrique a financé les projets d’agrandissement du monastère du pape du Bön, le 33ème Abbé de Menri. Les Bönpo en exil ont fait allégeance au dalaï-lama alors que les Bönpo du Tibet ne veulent pas du retour de la dictature des Guélougpa.
http://bouddhanar-2.blogspot.com/2008/06/le-schisme-il-y-quelques-annes-la.html


Sunday, February 08, 2009

Les coulisses du Vajrayana

Deux e.mails de Marc Bosche

Convaincu d’un "péril lamaïste", il est impossible de garder plus longtemps pour moi l'intime conviction de Marc Bosche à propos des pratiques du bouddhisme tantrique.


(Photo : Marc Bosche au monasère Dagpo Kundrel Ling en Auvergne)



Cher Félix,

Je réponds à votre email, je suis allé sur la page où conduit le lien
http://bouddhanar-7.blogspot.com/2007/03/trois-semaines-et-demi.html et j'ai découvert votre expérience de la vie monastique au contact direct d'un lama pas très partageur. Si c'est lui sur la photo en haut à droite de cette page de blog ci-dessus, je me suis dit malgré moi comme première réflexion (avant de vous avoir lu et juste après avoir ouvert cette page du blog) : "il a le même sourire que Le Pen." Sans autre commentaire.

Plus sérieusement je suis allé aujourd'hui relire plus avant vos nombreux blogs actualisés, les notes de lectures de livres en marge, etc. et j'en aime bien le foisonnement et la richesse de contenu. Cette profusion illustrée est intéressante et agréable : elle permet de se faire une idée par la juxtaposition des sources, un peu comme le dessin d'une mosaïque apparaît par la multitude de petites pièces posées côte à côte.

C'est votre blog 1 (kalachakra) qui m'a le plus interpellé, il y a des éléments qui correspondent sans doute à ma modeste expérience, mais peut-être pourrais-je vous en dire plus lorsque j'aurai laissé mûrir cela un peu plus. Mais plutôt que de vous faire languir, voici les deux extraits qui ont eu de la résonnance en moi :

1) "en des lamaseries écartées, [certains] pratiqueraient un vampirisme de grand style : ils attireraient par magie des voyageurs égarés et les convaincraient de se laisser mourir rituellement afin d'acquérir du mérite ou un " bon karma ", valable en une autre vie ! En réalité, les " moines " viseraient à leur prendre leur vitalité par osmose, au cours d'une agonie savamment allongée." Alexandra David-Neel

2) "le monde subtil est immense, son étendue et sa pénétration sont d'ordre cosmique ; des êtres venus de lointains univers interviennent sur notre terre car la plasticité de la substance subtile est totale. Des formes extrêmement puissantes, libres, étranges, mouvantes vont et viennent dans cet univers très proche du nôtre mais où les lois du temps et de l'espace sont différentes. [...] elles sont souvent d'une beauté indicible, mais la gloire et la splendeur n'implique pas nécessairement la valeur morale ; songez aux sectes étranges qui surgissent un peu partout à travers le monde, créées par des illuminés, sadiques ou masochistes, qui provoques une asthénie pathologique chez leurs disciples et, par hypnose, permettent les contacts avec les plans subtiles où règnent ces forces asuriques ténébreuses. "Jean Marquès-Rivère, " LETTRES DE BENARES ".

J'ai ôté de ces extraits (cela apparaît lorsqu'il y a des crochets [...] ) les brefs passages et les notations avec lesquels je n'étais pas vraiment en phase, pour ne garder que ce qui a fait écho en moi à des choses que j'ai eu l'impression de subir, côté victime, pendant ma retraite en solitaire de deux ans. Je n'ai pas pu le raconter, je n'ai pas les mots pour l'écrire, et personne de rationnel de toute façon ne pourrait y croire. Merci de garder cet email pour vous, seulement pour vous, je pense peut-être pouvoir écrire un jour sur cela, grâce en particulier aux réflexions issues des citations et textes de vos blogs, mais ce n'est pas encore pour aujourd'hui.

Tout cela pour vous dire que je pense plutôt à des phénomènes un peu comme ceux évoqués ci-dessus - dans les citations 1) et 2) - plutôt qu'à une idée de "Satan" ou de "prince des ténèbres" évoquées par des auteurs dans votre blog. Cela fait un peu trop granguignol, et surtout cela donne de l'eau au moulin de tous ces adorateurs de divinités courroucées, en semblant leur dire qu'ils auraient ainsi raison, que leurs objet de culte seraient valides, réels, etc.Ma sensibilité se tourne plus vers une vision "poly" ou "multi", une multitude de forces, d'activités et d'êtres dans des champs complexes et vastes, des rapports de forces complexes un peu comme la colonisation, la domination et la soumission d'individus et de collectivités à d'autres individus et collectivités, plutôt que vers la vision d'une sorte de force unique ou même plutôt que l'opposition dualiste. Je n'affirme ni n'exclue rien cependant. J'ai même pu pendant une partie de ma retraite solitaire avoir l'impression de subir la prédation d'activités subtiles que je peux qualifier comme évoquant une impression évidente et somme toute unifiée de Mal, même si je me refuse à personnifier cela de peur de simplifier ou de caricaturer ce qui est sans doute plus sophistiqué et complexe.

Je ne sais donc toujours pas ce qui s'est passé et ce qui se passe aujourd'hui en filigrane de ces mondes du tantrisme bouddhique, mais ce que je commence mieux - grâce à vos écrits - à sentir c'est que ce n'est pas du tout le bouddhisme rassurant et paisible qui vous était promis à vous comme à moi lorsque nous avons mis une robe de moine...

Il y a anguille sous roche...

Amical souvenir,
Marc (le 3 Avril 2007)



Cher Félix,

Vous voilà ainsi cité sur l'annuaire du bouddhisme, et en premier en plus ! Comme quoi les mêmes questions traversent aussi les communautés de bouddhistes même s'ils n'apportent pas encore de réponse ferme à leurs propres réticences...

Je vois que nous partageons des réflexions parallèles sur les arrières plans psychiques du tantrisme bouddhique. J'ai comme vous le savez décidé de tourner la page : tant que je n'ai ni des mots, ni des faits pour spécifier ces phénomènes il ne me sera pas possible d'écrire vraiment dessus. Donc je ne pense pas qu'il y ait à venir un livre de ma part à ces sujets, faute de visible et de tangible à offrir aux lecteurs, dans ce monde de l'intangible et de l'invisible. Je me contente d'essayer de cultiver de vagues notions, de comprendre un peu mieux l'incompréhensible, peut-être quelques paragraphes en sortiront-ils, et je lirai vos blogs pour mieux comprendre.

Mais pour ne pas clore totalement le sujet à ce point, à titre privé et confidentiel de correspondance avec vous, juste une chose, comme çà, en passant : je pensais rencontrer un monde psychique et spirituel, antique, ancien et hiératique pendant ma retraite spirituelle. Il est en effet apparu au début, un peu comme un décor, une toile peinte : les yidams, les mandalas et les formules des mantras apparaissant un peu en trompe l'œil comme aux avants-scènes, puis c'est - derrière - un autre monde qui s'est invité, comme s'il était une réalité plus active et efficiente, se servant de ces images traditionnelles et figées du bouddhisme himalayen. Ce monde, que nous avons parfois qualifié de prédateur, ou d'exploitif n'avait rien d'antique, de vieux ou de traditionnel. Il m'est apparu comme ultra moderne selon nos critères, un monde de technologies sophistiquées venues de mondes parallèles au nôtres et doté de sciences appliquées bio-psycho-somatiques subtiles agissant en effet "par osmose", prélevant nos énergies subtiles, les échantillonnant par qualités, dotées de feed back, de coordination inter-individuelle et d'auto contrôle cybernétique etc.

Bref, il m'a semblé que ce monde psychique n'est pas peuplé de vieux "démons" ou de vieilles "dakinis" rouges mais par des activités de technologies, inconcevables encore pour nous, qui prélèvent notre vitalité subtile, nos énergies de conscience et de vie de manière rationnelle et organisée, ne nous renvoyant que des leurres yoguiques et des images tantriques toutes faites pour mieux brouiller les pistes, pour mieux se cacher derrière. Bref, le monde tantrique serait habité par une réalité technologique subtile, une bio-science exploitive venue d'autres mondes, d'autres dimensions de l'expérience consciente et collective, dont nous n'avons encore aucune idée.

Nous ne serions ainsi pas seulement le "bétail des dieux", comme l'écrit Daniélou, bétail trait pour le lait de notre vitalité humaine et de nos énergies subtiles, mais dans une sorte d'élevage industriel, dont les clôtures barbelées nous sont invisibles, relié à des dimensions peuplés de collectivités invisibles, par leurs activités autonomes qui s'installeraient progressivement dans nos canaux et plexus subtils lors de l'adhésion au tantrisme et de l'ouverture dévotionnelle.

Comme vous le voyez, je ne peux pas publier cela en l'état actuel des choses, personne ne pourra y croire un seul instant, impossible de le prouver ou d'en apporter la moindre présomption de preuve. De plus je ne suis pas sûr des limites, ni des enjeux réels de ces phénomènes s'ils existent, ni qu'ils soient strictement limités au monde tantrique. Nous n'avons que 5 ou 6 sens, nous ne percevons que 3 ou 4 dimensions. Si d'autres dimensions existent en plus, et en parallèle, d'autres sens nous seraient nécessaires pour percevoir ces bandes de fréquence de réalité qui sortent des capacités de notre "tuner" cognitif. Si d'autres mondes conscients disposent de ces sens dans ces dimensions supplémentaires, ils nous perçoivent et peuvent nous rencontrer sans que la réciproque soit vrai, comme s'ils nous voyaient à travers un miroir sans tain et que nous ne pouvions les voir. Certains de ces mondes, de ces êtres, ou de leurs collectivités nous sont sans doute familiers sans que nous puissions connaître leur vrai visage. Certains sont sans doute amicaux, agissant comme de bienveillants jardiniers dans notre monde primitif d'hommes, nous gardant des obstacles invisibles ou de ces prédateurs. Mais il ne serait pas impossible que dans le vaste cosmos, et surgies d'autres dimensions, des mondes moins généreux s'intéressent à notre force de vie, de conscience, à notre potentiel humain collectif et individuel, juste pour le prélever, comme nous le faisons ici pour du lait, du pétrole, du gaz ou de l'éthanol. Un gisement à exploiter, en somme. Et les mandalas du tantrisme ne seraient que des machines à traire, les mantras : des foreuses et les yidams : des entonnoirs pour aspirer, réunir et prendre à notre monde humain, par osmose, le meilleur de lui-même, sans que nous n'en vissions rien.

La science fiction, même si je n'en suis pas un amateur, de Matrix à Star Wars a depuis longtemps l'intuition de ces phénomènes. Sont-ils ainsi, tels que les artistes et les réalisateurs nous les décrivent ? Sont-ils aussi au cœur du tantrisme bouddhique ?

Et pouvons-nous aussi compter sur des mondes, des guides bienveillants, des pédagogues subtils, venus eux aussi d'autres dimensions contiguës à notre univers physique, pour nous éviter les pièges invisibles ?

Car des monastères, centres du dharma et mandalas tantriques pourraient être de simples pièges colorées et parfumés, un rinpoché vivant gigotant, lui-même prisonnier en otage dans une petite cage au milieu, comme le petit poisson accroché au bout de l'hameçon. Musiques, alcool, sucreries, sexe tantrique n'étant que d'autres appâts pour mieux attirer les foules naïves, et après exploiter ceux qui auraient mordu à l'hameçon, jusqu'à en faire des automates placides et sans âme, pilotés par des activités subtiles régissant leurs désirs et au prétexte de les satisfaire, en prélevant le meilleur de leur esprit, de leur conscience et de leur énergie vitale subtile. Des tantrikas en somme.
Dites-moi si je vais trop loin…

Amical souvenir,
Marc (le 5 Avril 2007)


En quelques phrases Marc exprime simplement et clairement son intuition du danger qui guette de nombreux retraitants et méditants. Quelques jours plus tard, il communiquera à Bouddhanar une nouvelle intitulée "Même si la nuit a été bien noire… Sept échos du tantra sont revenus à mon oreille" sous le pseudonyme de Flavie Duquesne.

Dans ce texte, le monde du bouddhisme tantrique livre sa terrible raison d’être : " Ce monde, qui s’est avéré au final prédateur et exploitif, n'avait rien d'antique, de vieux ou de traditionnel.Il m'est apparu comme ultra moderne selon nos critères, un monde de technologies sophistiquées venues de " mondes " parallèles aux nôtres. Il était doté de sciences appliquées psycho somatiques subtiles agissant "par osmose". Elles servaient en particulier à prélever nos énergies subtiles, les échantillonnant par qualités.Ces activités subtiles étaient dotées de " feed back " (capacités de rétroaction), de coordination et d'auto contrôle cybernétique, etc. " LIRE LA SUITE http://bouddhanar-1.blogspot.com/2007/04/mme-si-la-nuit-t-bien-noire.html


Marc Bosche animait le site "Bouddhismes.info" qui n’existe plus aujourd'hui. Toutefois, ses principaux articles sont réunis à l’adresse suivante :
http://articlesmarcbosche.googlepages.com/home


Dans son dernier ebook, "Intelligent Design, au cœur des champs de superconscience", Marc Bosche revient sur le thème de l’humanité bétail de maîtres invisibles :

" Pourquoi des mondes invisibles déposeraient-ils en nous des activités subtiles ? "
Bien sûr l’hypothèse d’une sorte d’exploitation à grande échelle de nos ressources intérieures est intéressante.
Nous pourrions en effet, pour certains de ces mondes, être nourriture, gisement ou énergie.
Les activités déposées en nous par ces univers intérieurs serviraient à prélever nos énergies vitales, comme du lait trait chaque jour des vaches sans leur demander leur avis.
La vitalité adolescente et la propension démographique de l’humanité seraient ainsi utilisées pour disposer depuis d’autres plans, à nous imperceptibles, d’un vaste élevage industriel aux dimensions de la Terre.
L’uniformité et le conditionnement global d’une civilisation terrassant les différences permettraient à nos éleveurs de pratiquer un mode simple et intensif de stabulation libre, nous réduisant à des cheptels captifs et indifférenciés, un gisement exploité sans nuance parce que devenu homogène en ayant perdu ses distinctions, ses anciennes frontières et ses clivages.
Les virus et les maladies pandémiques pourraient même être vues comme un autre mode de prédation particulièrement rapide. Non contents de se satisfaire de prélèvement quotidien, d’autres maîtres invisibles sacrifieraient une partie du troupeau pour un rendement plus élevé et un résultat expéditif.
Les vaches peuvent être élevées pour leur lait, pour leur progéniture ou pour leur chair comestible.
Ainsi, selon l’appétit de nos éleveurs industriels, serions-nous " consommés " de diverses manières plus ou moins radicales, dramatiques et spectaculaires."

LIRE l’intégralité du texte :
http://superconscience.blogspot.com/

Thursday, November 20, 2008

Les hordes de Koka et Vikoka

Le Dalaï-lama combat les adeptes de Shougden. Ce mouvement ne cache pas son rapprochement avec la Chine alors que le Dalaï-lama aimerait que l’on oublie ses relations avec la CIA. L’acharnement du prix Nobel de la paix contre les sectateurs de Shougden permet d’entrevoir l’autre visage du spiritualisme contemporain.

L’engouement des occidentaux pour les pratiques lamaïstes est probablement le fruit d’une opération de manipulation de grande envergure orchestrée par de mystérieuses officines. Des influences subtiles, particulièrement délétères, participent à cette opération et jouent un rôle dans la corruption de la véritable spiritualité. Ces forces sont presque toujours occultées par les hiérarques religieux actuels, or elles représentent un obstacle majeur pour les candidats à la libération.

Le Guéshé Kelsang Gyatso, fondateur de la Nouvelle Tradition Kadampa et adepte du culte de Shougden, est l’un des rares lamas qui n’hésitent pas à révéler l’existence d’influences extrêmement négatives. Une telle divulgation se heurte au bouddhisme frelaté en vogue. Ce bouddhisme, intégré à la mouvance du Nouvel Age, préconise un art du bonheur futile. Des imbéciles heureux se laissent tromper par les faux maîtres du spiritualisme moderne et aspirent à se fondre benoîtement dans une conscience cosmique floue, c’est en réalité une dissolution sans retour. D’imprudentes méditations et les tromperies de gourous peuvent aboutir à une désintégration totale de l’être conscient.

Des forces subtiles négatives s’infiltrent dans notre monde par les fissures de la "Grande Muraille" qui nous protégeait contre les forces maléfiques du domaine subtil inférieur. Ces sont les hordes des démons koka et Vikoka selon le " Kalki Purana ", un texte de l’hindouisme.

" Dans la tradition islamique, écrit le sheikh Abdel Wahid Yahia (alias René Guénon), ces " fissures " sont celles par lesquelles pénétreront, aux approches de la fin du cycle, les hordes dévastatrices de Gog et Magog, qui font d’ailleurs des efforts incessants pour envahir notre monde […] "

La société de consommation et son spiritualisme de bazar sont noyautés par les influences subtiles inférieures. La plupart des responsables religieux et politiques sont des auxiliaires conscients de ces forces. " Quant aux autres auxiliaires, précise René Guénon en 1945, c’est à dire tous ceux qui agissent de bonne foi et qui, ignorant la véritable nature de ces forces, ne jouent en somme qu’un simple rôle de dupes, ce qui ne les empêche pas d’être souvent d’autant plus actifs qu’ils sont plus sincères et plus aveuglés, ils sont déjà presque innombrables et peuvent se ranger en de multiples catégories, depuis les naïfs adhérents des organisations " néo-spiritualistes " de tout genre jusqu’aux philosophes " intuitionnistes ", en passant par les savants " métapsychistes " et les psychologues des plus récentes écoles. " " Le règne de la quantité et les signes des temps " éditions Gallimard, 1945.

Depuis 1945, la situation s’est considérablement aggravée. La récente crise financière permet à Attali et à ses pairs d’œuvrer à l’avènement d’un gouvernement mondial. Il s’agira d’une redoutable parodie de l’autorité spirituelle et du pouvoir temporel.

Friday, October 17, 2008

Archontes & maras Dévapoutra

Les religions établies persécutent souvent les authentiques écoles spirituelles. Les institutions religieuses, comparses des puissants, ne convergent pas vers un Absolu libérateur. Au contraire, elles propagent des doctrines qui emprisonnent les esprits dans la sphère astrale, domaine des émotions et monde de l’au-delà. Les religions et leur succédané le spiritualisme moderne sont des impostures édifiées pour égarer les candidats à la Libération dans le labyrinthe subtil d’entités parasites.

De séduisants "ogres" métaphysiques, nommés "Archontes" et "Eons" par les gnostiques, sont avides de l’énergie spirituelle du cheptel des croyants. Ils se livrent à la prédation des consciences et ont clôturé notre monde pour empêcher que les âmes s’échappent à l’instar du Bouddha. La voie tracée par ce rebelle fut rapidement occultée, même le Théravada, l’ancienne tradition bouddhiste, comporte des chausse-trappes. Dans le Mahayana, le ciel suprême Déwatchen, but des adeptes de la psalmodie du mantra de la "Terre Pure", n’a aucun rapport avec la véritable libération.

Le phénomène de prédation des Archontes est une anomalie dans notre système solaire et sur la Terre. C’est un circuit fermé, un cycle de la naissance, de la mort et de la renaissance (samsâra), qui permet d’extraire de nos âmes une énergie subtile. Cette énergie est à l’origine de la puissance des hiérarchies rétrogrades de l’au-delà.

Les Archontes des gnostiques évoquent les maras Dévapoutra du bouddhisme. Le lama tibétain Kelsang Gyatso, persécuté par le dalaï-lama, écrit :

"Le plus commun d'entre eux est l'Ishvara Noir. Ce dieu réside dans le pays appelé "Pays qui Contrôle les Emanations ", qui est l'état d'existence le plus élevé à l'intérieur du règne du désir. Ce dieu a des pouvoirs miraculeux limités contaminés qui le rendent beaucoup plus puissant que les autres êtres du règne du désir. Si nous faisons confiance à Ishvara, nous pouvons recevoir certains bienfaits temporaires dans cette vie, tels qu'une augmentation de notre richesse et de nos biens, mais l'Ishvara Noir est l'ennemi de ceux qui cherchent la libération et il interfère avec notre progrès spirituel. Pour cette raison, on l'appelle parfois, tout simplement, "Mara".

Quand Bouddha Shakyamouni fut sur le point de faire la démonstration de l'accomplissement de l'illumination finale sous l'arbre bodhi, ce fut Mara et son entourage qui essayèrent de le troubler. Mara fit apparaître des visions de belles femmes séduisantes pour susciter son attachement désirant, et il fit tomber une pluie d'armes pour inciter sa colère. Mais aucun de ces stratagèmes ne réussit. Bouddha Shakyamouni triompha de ces interférences par la force de sa concentration méditative sur l'amour." (Guéshé Kelsang, "Le Cœur de la sagesse". Editions Tharpa.)


Pour en savoir plus :
Jan Van Rijckenborgh, "Les Mystères gnostiques de la Pistis Sophia".
"Envoyé spécial" consacre un reportage au Dalaï-lama et montre l’intolérance du prix Nobel de la Paix à l’égard des adeptes de Dorjé Shougden. Les journalistes traitent aussi du rôle de la CIA, du soutien des clubs des millionnaires américains… Dans ces clubs sélects on découvre un Matthieu Ricard Guilleret et mondain.
http://envoye-special.france2.fr/index-fr.php?page=reportage-bonus&id_article=953

Tuesday, June 03, 2008

Des Tibétains opposés au Dalaï-lama

Les adeptes tibétains du culte de Dorjé Shougden dénoncent une véritable persécution religieuse. Menaces, ostracisme, violences, ils sont victimes de l’intolérance des lamaïstes " orthodoxes " depuis que le Dalaï-lama a interdit leur culte.

Ce reportage montre un aspect méconnu de la personnalité de l’autocrate religieux, c’est un documentaire rare et édifiant.



Deuxième partie :



Troisième partie :




Les raisons qui ont poussé le dalaï-lama à interdire le culte de Shougden demeurent floues. Durant des siècles, les hiérarques guélougpa vouaient une grande vénération à cette déité protectrice. L’actuel dalaï-lama et ses maîtres ont pratiqué cette vieille liturgie. Puis, à la grande surprise des Tibétains, le 14ème dalaï-lama ordonna la proscription du culte. Il ne s’agit pas d’une vague mise à l’index, c’est une véritable persécution religieuse qui frappe les derniers fidèles de la croyance devenue " hérétique " du jour au lendemain.

Il est impossible de trouver les causes réelles de cet étonnant revirement. Des spiritualistes assez intuitifs peuvent se douter de la vérité. Certains limiers de l’occulte subodorent le rôle de la hiérarchie contre-initiatique qui utilise le néo bouddhisme comme fer de lance du spiritualisme contemporain. L’élimination du culte de Shougden permet-il d’annihiler les derniers garde-fous de la stricte observance du lamaïsme ?

Wednesday, February 13, 2008

Le Dalaï-lama préfère les dollars des USA au marxisme

La lecture du livre d’Elisabeth Martens, " Histoire du Bouddhisme tibétain ", permet de soulager les étagères de nombreux ouvrages de propagande tibétaine. Durant des décennies, l’Occident s’apitoyait sur le sort d’un peuple de prétendus anachorètes et de saints lamas détenteurs de l’antique sagesse qui permet de vivre dans le bonheur, la justice et la compassion. Le fils du philosophe Jean-François Revel, Matthieu Ricard, moine notoire du bouddhisme tibétain, n’hésitait pas à comparer les lamas tibétains à Saint François, le pauvre d’Assise. Quelle scandaleuse duperie !

" Accumulant biens en espèces et en genre humain, écrit Elisabeth Martens, les lamas ont pillé le Tibet pendant un millénaire. Il ne restait rien au 95% de la population composée des serfs, domestiques, moines de basse catégorie, paysans semi-nomades, vagabonds et femmes. La pression des monastères et des seigneurs était énorme sur une population exsangue, affamée, mutilée et endettée parfois sur plusieurs générations à venir. " Le peuple tibétain était taxé sur presque tout. " Quand les gens ne pouvaient pas payer, les monastères leur prêtaient de l’argent à un taux d’intérêt de 20 à 50% ", précise Edward Conze.

Au milieu du 20ème siècle, jusqu’à l’arrivée des communistes à Lhassa, le peuple tibétain était impitoyablement exploité par une caste de prélats lamaïstes avides et cruels.

" Tout bien réfléchi, et le 14ème Dalaï-lama l’a bien compris, les réformes proposées par Mao sur base du système marxiste entraient de plein pied dans l’éthique bouddhiste. Plus tard, en 1996, le Dalaï-lama l’a lui-même confirmé : " De toutes les théories économiques modernes, le système économique marxiste est fondé sur des principes moraux, tandis que le capitalisme n’est fondé que sur le gain et la rentabilité. Le marxisme est basé sur la distribution de la richesse à une base égale et sur l’utilisation équitable des moyens de production. Il est concerné par le destin des travailleurs, qui sont la majorité, aussi bien que par le destin de ceux qui sont défavorisés et dans le besoin. De plus, le marxisme se soucie des victimes exploitées par une minorité. Pour ces raisons, le système m’interpelle et il me semble juste… Je me considère moi-même comme semi-bouddhiste, semi-marxiste ". En effet, un bouddhiste " droit dans ses bottes " ne saurait échapper à l’analyse marxiste, de même d’ailleurs qu’un chrétien intègre. Le 14ème, qui avait une bonne connaissance du marxisme, est impardonnable d’avoir vendu son âme et son peuple aux USA qui, dans la logique de marché et de rentabilité, ne défendent que le gain de quelques privilégiés. Semi-bouddhiste, semi-marxiste… ne serait-il pas plus correct de dire que, dans la ligne tracée par son prédécesseur, il a choisi la voie du " ni chou ni chèvre " ? Est-ce à ce genre de compromis que mène la Voie du Milieu ? Le Bouddha sent un froid glacial lui monter le long des omoplates ; de honte et de misère, il s’en retourne tristement à son Nirvana.

D’après ce tableau, on pourrait croire que tout allait dans le sens d’un changement social acceptable et accepté unanimement par les autorités et la population tibétaines. Pourtant le cœur de Sa Sainteté restait partagé entre réformes et conservatisme. Si le Dalaï-lama signa l’accord qui le liait à la République Populaire de Chine, c’est parce qu’il n’avait pas d’autre choix : les Japonais avaient été mis hors jeu, et les anglais avaient perdu leurs colonies asiatiques. Il restait les Américains qui voyaient dans le Dalaï-lama un allié potentiel pour asseoir la Guerre Froide en Extrême-Orient, mais leurs propositions n’étaient pas suffisamment concrètes pour le 14ème Dalaï-lama. Mis sous pression par les hauts dignitaires du Bouddhisme tibétain qui voyaient leurs terres, leurs biens, leurs privilèges et leur autorité menacés par la jeune République chinoise, le 14ème se sentait dans " l’obligation morale " de trouver la meilleure solution pour protéger les privilégiés du Tibet. Sympathiser momentanément avec la République Populaire de Chine était un moyen astucieux de pousser les Etats-Unis à trouver rapidement comment satisfaire les exigences du gratin tibétain. "

Elisabeth Martens, " Histoire du Bouddhisme tibétain, la Compassion des Puissants ", L’Harmattan.

Wednesday, January 23, 2008

Maîtres tibétains

L’idéal ascétique du Bouddha Siddhartha Gautama est malmené par les lamas d’affaires. Charity-business, commerce des initiations tantriques, vente de reliques, le bouddhisme tibétain est vénal, et c’est pourquoi son influence ne cesse de se développer dans notre société de consommation. Les produits spirituels exotiques attisent la curiosité, il est bien difficile de résister au marketing religieux.

Les gourous richissimes plastronnent pour la galerie comme leur chef de bataillon, le Dalaï-lama. Mais ces dignitaires religieux ne sont pas d’inoffensifs cabotins. Ils participent à une gigantesque imposture spirituelle. Selon certains observateurs, le programme d’asservissement des populations s’articule autour d’une nouvelle religion mondiale. En France, reniant le principe fondamental de notre démocratie, la séparation de l’Eglise et de l’Etat, Sarkozy veut remettre la religion au cœur de la vie. Ce n’est pas une lubie d’un président fantasque.

Le culte de " l’énergie " et " l’ouverture des chakras " sont répandus dans tous les courants du spiritualisme contemporain, ils n’épargnent pas les mouvements chrétiens. Dès le 19ème siècle, la Société théosophique a propagé l’ésotérisme oriental (kundalini, chakra, yoga…) et le messianisme du nouvel ordre mondial. Helena Blavatsky parlait fréquemment des maîtres tibétains. Elle prétendait avoir rencontré ces mystérieux maîtres de sagesse aux confins de l’Inde et de l’Himalaya. La fondatrice de la Société théosophique fut probablement un instrument entre les mains d’individus ou d’un groupement politico-occulte. Rudolph Steiner pensait que madame Blavatsky était manipulée par la mystérieuse fraternité des mahatmas, les maîtres tibétains liés à l’histoire de la Société théosophique.

Alice Bayley, un médium théosophe, annonça, sous la dictée du maître tibétain Djwhal Khul, l’instauration d'une nouvelle religion planétaire. Voici ce que le maître tibétain dit de lui-même :

Il suffit de vous dire que je suis un disciple tibétain d'un certain grade, ce qui signifie peu de chose pour, car tous sont des disciples et y compris le Christ Lui-même, et au-delà. Je vis dans un corps physique comme d'autres hommes, aux confins du Tibet. Du point de vue exotérique, je préside de temps a autre un groupe nombreux de lamas tibétains quand les autres occupations me le permettent. C'est pourquoi on a rapporté que je suis un moine de cette lamaserie particulière. Mes associés dans le travail de la Hiérarchie – et tous les vrais disciples sont associés à ce travail – me connaissent par un autre nom et une autre fonction. Alice Bailey sait qui je suis et me reconnaît par deux de mes noms.

Les livres écrits par Alice A. Bailey, en collaboration avec le Tibétain (Maître D.K), contiennent de nombreuses références à l'organisation maçonnique. De leur côté, des channels, en contact avec les hiérarchies de Shamballa, préparent le nouvel ordre mondial et la venue de Maitreya.